AUSTRALIE. POPULATIONS ET MIGRATIONS (1/2) Cette émission a été diffusée la première fois en septembre 2013

Lectures

l'Australie 
Xavier Pons
Le Cavalier Bleu
01/2007

"Les Australiens descendent de bagnards" ; "L'Australie est un pays neuf" ; "L'Australie est fidèle à Sa Majesté britannique" ; "L'Australie est le pays des Aborigènes" ; "C'est le pays des grands espaces" ; "Les Australiens sont des ploucs incultes" ; "L'Australie est un eldorado".Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.

Xavier Pons est professeur à l'université de Toulouse-Le Mirail et directeur de l'équipe de recherches "Cultures anglo-saxonnes" .

Il a notamment écrit récemment : "Les mots de l'Australie," aux Presses universitaires de Toulouse, 2005 et "L'Australie — Entre Occident et Orient," édité à La documentation française en 2000.

Sur le site de Réseau-Asie, L'auteur propose un article sur le tropisme historique et culturel qui pousse l’Australie vers l’Occident et le tropisme économique qui l’attire en Asie : "LAustralie et sa région".

La résistance des signes - Peintres aborigènes d'Australie
Sylvie Crossman, Jean-Pierre Barou
Editions Indigène
2012

La réédition du catalogue de l'exposition éponyme de la Villette, à Paris (28 novembre 1997 au 11 janvier 1998), devenu un " classique " pour les amateurs et les spécialistes de l'art aborigène, était très attendue. Nombre des acteurs de la révolte des signes, qui vit se dresser l'Australie aborigène dans les années 1970, ont aujourd'hui disparu et le monde de l'art, face à l'emballement pour cette peinture, efface volontiers le combat audacieux, douloureux que menèrent les grands initiés d'un bout à l'autre du continent pour donner le coup de grâce au génocide culturel sans pareil auquel on les soumettait depuis deux siècles.

II est ici restitué dans toute sa complexité, à travers des chairs, des formes, des couleurs, des matières, raconté par tous ceux qui ont, d'une manière ou d'une autre, participé à la révélation de ce peuple artiste pour qui créer, c'est résister, et résister, c'est créer.

Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou sont les fondateurs d'Indigène et les éditeurs d'Indignez-vous le manifeste de Stéphane Hessel dont l'onde de choc a résonné dans le monde entier. Ils ont été les commissaires de " L'été australien (1990, musée Fabre, Montpellier) et Peintres aborigènes d'Australie (1997-1998, établissement public du parc et de la grande halle de la Villette, Paris) qui ont révélé en France les maîtres aborigènes, et notamment ceux de Papunya.

Ils sont aussi auteurs, ensemble, de Enquête sur les savoirs indigènes (Gallimard, Folio actuel, 2005) et, séparément, de Soeurs de peau (Sylvie Crossman, roman, Albin Michel, 2008) et "l'oeil pense, essai sur les arts primitifs contemporains" (Jean-Pierre Barou, Petite Bibliothèque Payot, 1998).

Aborigènes et peuples insulaires - Une histoire illustrée des premiers habitants de l'Australie
Marcia Langton, Rachel Perkins
Au vent des îles
24/10/2012

First Australians raconte l'histoire spectaculaire de la collision entre deux mondes qui a façonné l'Australie contemporaine. Racontée du point de vue des premiers habitants de l'Australie, elle permet de revivre de façon frappante les événements qui se sont déroulés lorsque la plus vieille culture humaine vivante fut envahie par le plus grand empire de tous les temps. En s'appuyant sur une multitude de photos et de documents historiques, sept des plus influents historiens australiens nous révèlent la véritable histoire d'individus blancs ou noirs, acteurs d'un drame épique fait d'amitié et de vengeance, de pertes et de victoires, au cours de la période la plus riche de l'histoire de l'Australie. Leur récit démarre en 1788 à Warrane, lieu connu désormais sous le nom de Sydney, avec l'amitié entre le gouverneur britannique Phillip et son prisonnier, le guerrier Bennelong. Il s'achève en 1992, avec le défi juridique de Koiki Mabo à l'encontre des fondements de l'Australie.

Marcia Langton, aborigène, est anthropologue et géographe, écrivaine et réalisatrice. Elle dirige le Département d'études indigènes à l'université de Melbourne . On peut l'écouter sur le site de la chaine de télévision australienne ABC : http://search.abc.net.au/search/search.cgi?form=simple&collection=bigideas_meta&query=marcia+langton .

Elle supervise aussi le "Agreements, Treaties and Negotiated Settlements Project" dont le récent sympsium de juin 2013 avait pour thème Industries Extractives te Peuples Indigènes".

Rachel Perkins est auteure, productrice et réalisatrice de films. Elle a fondé la société Blackfella Films à Sydney . Ils ont eu beaucoup de plaisir au fil des ans - le feu à une maison dans Radiance (1998), ce qui comédies musicales One Night the Moon (2001) et Bran Nue Dae (2009), et couvrant 200 ans d'histoire indigène de l'Australie dans les premiers Australiens (2008). Rachel équilibre entre son travail de création cinématographique avec siégé à de nombreux conseils qui régissent le cinéma et la culture de l'écran. Une inetrview de l'auteur sur le site d'Australian Screen.

Australie noire. - Les Aborigènes, un peuple d'intellectuels
Anne-Solange Tardy, Sylvie Girardet, Claire Merleau-Ponty
Éditions Autrement
03/1989

Les Aborigènes d’Australie, venus d’Asie il y a 40 000 ans, découverts il y a 200 ans, citoyens australiens depuis 1967. Qui sont-ils ? De l’exclamation de Jules Verne, « un singe, voilà un singe ! », à l’image classique des survivants de l’âge de pierre, il y a certes une progression. Mais à l’heure où l’Australie fascine les Européens en mal de grands espaces, il est temps d’en découvrir les premiers habitants. Depuis des millénaires, ils connaissent l’art et la manière de survivre dans cette nature hostile qu’ils ont apprivoisée, intégrée dans leur conception si complexe du monde et de la vie. Expression spatiale de leurs origines mythiques, « l’Espace-temps du rêve » contient tout ce qui fut, qui est et qui sera. Intellectuels, les Aborigènes sont aussi des artistes. Pour s’exprimer, ils ont inventé 500 langues et imaginé de multiples formes d’art. Aujourd’hui, après une reconnaissance tardive, ils s’organisent pour récupérer leurs terres et recherchent un nouvel art de vivre qui combine leurs traditions millénaires et une société de consommation et de technologie. Leur « différence » a failli provoquer leur disparition. Elle suscite aujourd’hui réflexions et interrogations sur notre propre société.

Sylvie Girardet a fondé le Musée en Herbe à Paris avec Claire Merleau-Ponty. Depuis vingt-cinq ans, plusieurs millions d'enfants sont venus y découvrir l'art et les sciences en s'amusant. Anne-Solange Tardy est auteure de romans et de guides pratiques et chroniqueuse pour la chaine de téélvision Teva. Elle est aussi l'auteur du Blog Cachemire & Soie depuis plus de six ans.

 

Agenda

Dayiwul Lirlmim (Les écailles du Barramundi)
Toit du Musée du Quai Branly- Tour Eiffel Paris / Google maps

"Se promener le long de la Seine, ou escalader la Tour Eiffel, peut mener à des moments d’intense pénétration culturelle, grâce à une conjugaison puissante et classique du contemplatif et de l’expérientiel. Une telle exultation romantique se produit au quotidien pour les béotiens à Paris ; et il en va de même pour les visiteurs non-autochtones du pays de Lena Nyadbi en Australie, où l’étendue des anciennes chaînes de montagnes rouges, et des plaines de spinifex peut, pour une raison ou pour une autre, provoquer une irrésistible transition de conscience. En aucun cas Dayiwul Lirlmim n’est qu’une spatialité de la surface. A tous les niveaux, le potentiel d’apprentissage interculturel reste immense.

Dayiwul Lirlmim (Les écailles du Barramundi), immergé dans l’écheveau du Paris contemporain, propose un autre voyage, bien différent. L'artiste Lena Nyadbi nous montre que les brèches dans les connaissances interculturelles mondiales sont débordantes de potentiel ; que les savoirs profonds détenus par l’art contemporain depuis les terres du sud n’ont été qu’entraperçus. Nous sommes paralysés cependant stimulés à tel point que celui nous fait évoluer d’une façon nouvelle.

C'est ainsi que Jonathan Kimberley, directeur général et conservateur du Warmun Art Center, en Australie-Occidentale présente l'oeuvre monumentale de 700 m2 exposée depuis juin 2013 sur les toits de du Musée des Arts premiers et visible depuis la Tour Eiffel que visitent chaque année 7 millions de personnes.

Une oeuvre à voir prochainement sur Google maps.

Pour connaître les œuvres aborigènes contemporaines au musée du quai Branly : http://www.quaibranly.fr/fr/collections/la-vie-des-collections/les-oeuvres-aborigenes-au-musee-du-quai-branly.html

Les anciens de la loi depuis toujours
Ambassade d'Autralie Paris
Du 6 Juin au 10 Octobre 2013
Lena Nyadbi et les artistes Gija de l’est de Kimberley

En liaison avec l’inauguration récente de“Dayiwul Lirlmim”, une installation monumentale de 700m2 sur le toit du musée du quai Branly réalisée par l’artiste aborigène Lena Nyadbi, l’Ambassade d’Australie présente une exposition d’œuvres contemporaines de huit artistes autochtones majeurs : Lena Nyadbi, Rusty Peter, Shirley Purdie, Freddie Timms, Mabel Juli, Churchill Cann, Phyllis Thomas et Rammey Ramsey.

Warmun, petite communauté aborigène composée de 600 locuteurs du Gija et située tout au nord de l’Australie-Occidentale, à 4.300 km de Sydney, est l’un des principaux centres d’art aborigène de l’est de Kimberley. A la fin des années 1970, Warmun a été, dans les années 70, le théâtre des premières grandes évolutions de l’art contemporain des Kimberley, par le truchement d’un groupe peignant des planches cérémonielles utilisées au cours d’un cycle de danses et de chants, appelé le Gurirr Gurirr.

Avec leurs plans caractéristiques d’ocres bruns, noirs et jaunes, définis par des points blancs et noirs, les peintures de l’est de Kimberley, représentant la terre et sa structure, intègrent souvent des figures ancestrales ainsi que des évènements historiques et contemporains.

Jonathan Kimberley , directeur général et conservateur du Warmun Art Center, pour clore son introduction au catalogue, cite un extrait du texte « Indigenous Beyond Exoticism » d' Augustin Berque : « Et nous n’en sommes encore qu’à la frontière de l’époque où le monde occidental, ayant fait le tour de la terre et, à l’opposé de l’exotisme, n’a plus d’horizon que celui de s’ouvrir, de l’intérieur de lui-même, à ceux qu’il a tenté d’absorber... »

Les 50 ans de France Culture

Du 6 au 8 septembre

Le Dessous des Cartes est le partenaire historique de l'émission diffusée sur France Culture :" Les Enjeux internationaux ".

Cette courte et matinale émission quotidienne de géopolitique fut conçue par Thierry Garcin, docteur d'État en science politique, professeur et auteur. Éric Laurent a depuis rejoint Thierry Garcin pour l'animation de l'émission.

" Les Enjeux internationaux " s'attache à resituer chaque "enjeu " dans sa perspective historique, à en évaluer la portée, à en imaginer l'avenir. Certains domaines sont traités en priorité par : la géopolitique, les rapports de force régionaux, la diplomatie, les crises, la défense et les débats stratégiques, les grandes évolutions de l'économie mondiale, la démographie. Les régions et les nations délaissées par les media y occupent également une place non négligeable. Le site des Enjeux internationaux : www.franceculture.fr/emission-les-enjeux-internationaux-0

Pour fêter son 50ème anniversaire, France Culture organise du 6 au 8 septembre au Palais de Tokyo un véritable marathon radiophonique de plus de 50h d’émissions en direct et en public. Un moment unique de rencontre avec les producteurs et les invités, et une offre éditoriale exceptionnelle construite autour de l’anagramme de France Culture « lancer ce futur ! »

Tout le programme de cette fête sonore et visuelle sur le site inttulé : "Le plus grand studio de radio du monde" http://www.franceculture.fr/2013-09-06-le-plus-grand-studio-de-radio-du-monde

Et il y a l'un des plus petits studios du monde d'une grande radio qu'on aime bien : c'est celui de Arte-Radio http://www.arteradio.com/