BARRAGES HYDROÉLECTRIQUES. LE CAS DE LA TURQUIE ET DU NIGER Cette émission a été diffusée la première fois en mai 2013

Lectures

L’Atlas de L’Eau en Afrique

Programme des Nations Unies pour l'Environnement
08/2011

"Après l'Australie, l'Afrique est le deuxième continent le plus sec du monde. Avec 15% de la population mondiale, l'Afrique compte seulement 9% des ressources renouvelables en eau. L'eau est inégalement répartie, l'Afrique centrale détenant 50,66% du total de l'eau du continent et l'Afrique du Nord seulement 2,99%."

Les défis principaux de l'Afrique en matière de ressources hydriques sont exposés de manière très claire dans un nouvel Atlas publié par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). L'Atlas de l'Eau en Afrique utilise des centaines d'images comparant la situation «avant» et «après», de nouvelles cartes détaillées et d'autres données satellites provenant des 54 pays du continent pour mettre en lumière les problèmes d'approvisionnement en eau en Afrique, comme l'assèchement du lac Tchad ou l'érosion du delta du Nil, ainsi que de nouvelles méthodes efficaces destinées à la conservation des ressources en eau.

Le développement de l'usage des ressources de l'eau en Afrique (potable, assainissement, hydro-électricité et l'irrigation) sont nécessaires pour atteindre les objectifs du Millénaire.

Le livre le rappelle : "Dans le bassin du fleuve Niger, des milliers de déversements d'hydrocarbures, totalisant plus de trois millions de barils de pétrole et d'eaux usées provenant de la production pétrolière, sont parmi les principales causes d'un important déclin de la qualité de l'eau."

L'Atlas, établi à la demande du Conseil des Ministres africains sur l'Eau (AMCOW), montre comment les défis de la rareté de l'eau en Afrique sont aggravés par la forte croissance démographique, les impacts de la situation socio-économique et du changement climatique et, dans certains cas, par les choix politiques.

L'atlas est téléchargeable gratuitement sur le site du PNUE. Par ailleurs le PNUE et Google Earth se sont associés pour produire une série de vidéos cartographiques rendant compte des changements climatiques et de ses conséquences comme par exemple sur le lac Tchad.

 

Avenir du fleuve Niger
Coordination scientifique de Jérôme Marie, Pierre Morand et Hamady N’Djim 
IRD Editions/Orstom
08/2007

Le fleuve Niger constitue un véritable poumon humide pour l’Afrique de l’Ouest et plus spécialement pour la république du Mali. Dans ce pays, la gestion du fleuve constitue un enjeu majeur car on y trouve à la fois de remarquables systèmes de production traditionnels associés au phénomène naturel de crue - sources de moyens d’existence pour des centaines de milliers de personnes - mais aussi de grandes réalisations et promesses en matière d’aménagements modernes, hydroélectriques et hydroagricoles. A l’heure où de nouveaux projets d’équipement arrivent à concrétisation et où d’autres sont annoncés, il est important de faire le point sur l’état de santé de ce fleuve et de peser ce qu’il représente pour ses multiples usagers.

Cette expertise collégiale, conduite par l’IRD et l’IER et réalisée avec le soutien de plusieurs institutions d’aide au développement et de défense de l’environnement, traite de ces différents aspects avec pour objectif, d’une part, la clarification des cadres institutionnels et des options de politiques publiques et, d’autre part, le renforcement des outils de suivi et d’aide à la décision.

Une importante expérimentation internationale, Hapex-Sahel, qui s'inscrit dans le cadre du Programme mondial de recherche sur le climat (PRMC) à laquelle participait entre autres la Nasa a débuté en 1992 dans la région de Niamey, dans le sud-ouest du Niger. La région étudiée couvre environ 8000 km2. L'IRD y a participé et a décidé de prolonger ses observations dans cette même région pour accumuler des mesures en quantité et qualité suffisantes. Les chercheurs de l'institut se sont intéressé à la transformation de l'eau de pluie en ruissellement à la surface du sol, à son accumulation dans les fonds de vallées, à son passage au travers du sol et à sa redistribution dans la nappe phréatique.

L'IRD propose sur son site un dossier très complet et condensé de la réalité physique, économique et écologique intitulé Le cycle de l'eau au Niger. On y apprend notamment, dans un article, que dans le Delta Central du fleuve, du Niger au Mali , c'est entre 45 000 et 100 000 tonnes de poisson qui sont péchés chaque année.

L'eau en partage - Les petits barrages de Côte d'Ivoire
Philippe Cecchi
IRD ORSTOM COLLECTION : latitudes 23
06/2007

Les petits barrages constituent une composante désormais incontournable des paysages d’Afrique de l’Ouest. Petits et nombreux, mal dispersés, ils structurent les espaces, en générant un ensemble de ressources diverses. Ils induisent de fait la juxtaposition d’acteurs et d’usages souvent complémentaires, parfois concurrents, éventuellement antagonistes.

Ils sont ainsi à l’origine de recompositions sociales marquées par des réaménagements institutionnels et de nouvelles règles d’accès aux écosystèmes et aux ressources. Objets de développement reconnus et appréciés des populations, leur nombre ne cesse d’augmenter.

Pour évaluer les bénéfices et les risques associés à ces aménagements, cet ouvrage, centré sur les petits barrages du nord de la Côte d’Ivoire, dresse un état des lieux pluridisciplinaire. Destiné à tous les chercheurs et aménageurs préoccupés par le développement durable des savanes soudano-sahéliennes, il invite également à une réflexion plus générale sur les changements écologiques et sociaux liés à l’aménagement des vallées.

Philippe CECCHI, résident à Ouagadougou au Burkina Faso, est écologue des milieux aquatiques. Il est chercheur de l'IRD et travaille au sein du département Gestion de l’eau, acteurs et usages.

Djoliba, le grand fleuve Niger - Visions de l'eau, culture de l'autre
Ismaël Sory Maïga avec les illustrations de Toyin Loye
La DISPUTE
06/2010

Le Niger est un grand fleuve d'Afrique. Mais il est plus que cela. Univers mythique incomparable, terreau des civilisations et de l'humanité tout entière, il est aussi le berceau d'un imaginaire qui mérite d'être connu de nous. C'est indispensable pour répondre aux formidables enjeux du partage et des solidarités. Indispensable pour accueillir le migrant venu de son immense bassin. Indispensable surtout pour réussir l'impérieuse nécessité d'un vivre ensemble à l'échelle multiculturelle de nos villes. Et du monde. Les catastrophes qui affectent l'Afrique aujourd'hui, des sécheresses endémiques aux plans d'ajustement structurel, placent l'eau - et ses cultures - au cœur des défis les plus urgents et des visions les plus antagoniques du développement. Dans cet ouvrage, dirigé par le linguiste et sociologue Ismaël Sory Maiga, de grands intellectuels d'Afrique de l'Ouest, des actrices et des acteurs des mouvements sociaux contemporains dessinent un sous-continent riche, dynamique et prometteur, résolument engagé dans la connaissance de lui-même et tourné en grand vers la rencontre.

Le site Lectures en propose un compte-rendu détaillée par Elieth P. Eyebiyi

On peut voir les oeuvres de l'artiste nigérian Toyin Loye sur la galerie virtuelle OLATS

L'Afrique en Noir et Blanc - Du fleuve Niger au golfe de Guinée (1887-1892), Louis Gustave Binger, explorateu
Collectif sous la responsabilité éditoriale de Frédéric Chappey, Claude Auboin et Maryline Hilaire-Lépine
SOMOGY
05/2009

Explorateur français de la boucle du Niger à une époque charnière dans les relations entre l'Europe et l'Afrique, le capitaine Louis Gustave Binger (1856-1936) fut l'un des premiers à percevoir l'extraordinaire beauté du continent africain. Les carnets rapportés de sa première mission (1887-1889), le récit de voyage illustré qu'il en fit, et les photographies du reporter Marcel Monnier, compagnon de sa seconde mission (1892), témoignent de l'intérêt passionné qu'il manifesta envers les peuples qu'il rencontra, leurs arts et leurs modes de vie. Croisant les regards d'historiens de l'art et des meilleurs historiens, français et ivoiriens, de la colonisation, ce livre offre un nouvel éclairage sur une aventure hors du commun et les débuts du colonialisme français.

Frédéric Chappey, professeur d'histoire de l’art contemporain à L'Université de lille III, a été nommé en mars 2009 directeur du Musée des Années 30. On peut l'entendre en discussion avec l'artiste photographe Jean-François Rauzier dans la vidéo consacrée à l'exposition intitulée "Outremondes".

Claude Auboin est l'auteur de Au temps des colonies - Binger explorateur de l'Afrique occidentale. Il en donne les éléments clès dans la revue en ligne Études coloniales.

Francine Barthe-Deloizy, agrégée et docteur de géographie, maître de conférences à l'université de Picardie. Ses travaux portent sur les pratiques de la nature. Le site Passion Géographie pose la question : La nudité est-elle un sujet/objet géographique ?

La guerre des barrages - Développement forcé, populations sacrifiées, environnement dévasté
Jacques Leslie. Traducteur : Françoise Bouillot
BUCHET-CHASTEL
10/2008

Le barrage, mis au point dans les années 1930, a longtemps eu l'apparence d'un fleuron technologique des temps modernes permettant de développer une agriculture en milieu saumâtre, d'irriguer des déserts, de produire de l'électricité " propre " et de faire surgir du néant des villes comme Las Vegas. Le Hoover Dam connu aussi sous le nom de  Boulder Dam fut construit entre 1931 et 1936 à l'époque de la Grande Dépression. Les Archives américaines en conserve l'histoire en vidéo.

À partir des années 1970, soit quarante ans plus tard, la face sombre de ce fantasme de l'ingénierie commence à apparaître : explosion démographique, immenses enjeux financiers, émergence de la prise de conscience écologique, tout concourt à porter un autre regard sur ces ouvrages.

L'auteur nous emmène sur trois continents : l'Inde, l'Afrique et l'Australie. Il nous expose trois points de vue, ceux de l'activiste, du sociologue, et de l'ingénieur ; trois exemples qui, malgré leurs différences, convergent vers un même constat, la complexité des conflits d'intérêts entre développement économique, populations déplacées et environnement sacrifié.

Jacques Leslie journaliste américain, correspondant de guerre au Los Angeles Times dès le début de sa carrière, fut plusieurs fois nominé pour le prix Pulitzer. La guerre des barrages est son deuxième livre. Il a été couronné en 2002 par le prix Lukas Work-in-Progress Award qui récompense le meilleur écrivain américain de non-fiction.

Son site propose un condensé de son livre illustré de nombreuses photographies : http://www.jacquesleslie.com/

Il soutient par ailleurs l'ONG International Rivers qui mène une campagne contre le barrage projeté en Turquie qui engloutirait la petite ville d'Ilisu en partenariat avec le collectif turco-allemand Stopilisu.

Grands barrages et habitants - Les risques sociaux du développement
Nathalie Blanc, Sophie Bonin Collectif
Maison des Sciences de l'Homme
01/02/2008

Au sortir d'un siècle qui a vu dominer la politique des grands équipements comme principale réponse à l'accroissement des besoins humains, la société civile avance de nouvelles interrogations. Dégâts écologiques, appauvrissement des populations locales, échecs économiques du projet lui-même ont été parfois dénoncés. Cet ouvrage réunit un collectif de chercheurs en sciences sociales autour d'une intuition : au coeur du malaise créé par les grands équipements se trouve une figure - celle de l'habitant - mal abordée, voire maltraitée.

La question de l'investissement des milieux de vie par les habitants, souvent absente des études d'aménagement ou très annexe, doit être au départ d'une nouvelle logique de gestion de l'environnement.

Nathalie Blanc, chercheur au CNRS en géographie urbaine, conduit des recherches sur l'environnement urbain, la biodiversité et l'esthétique des espaces urbains.

Sophie Bonin, ingénieur civil du génie rural, des eaux et forêts, docteur en géographie, est maître de conférences à l'institut de géographie alpine de Grenoble. Elle mène des recherches sur les approches paysagères.

Les barrages - Du projet à la mise en service
Anton J. Schleiss, Henri Pougatsch
PPUR
06/2011

Les barrages constituent l'une des réalisations les plus imposantes et les plus complexes du génie civil, et depuis toujours un facteur important de développement et de prospérité économique. Ils ont pour rôle majeur de stocker les apports d'eau afin de répondre aux besoins vitaux et énergétiques des populations, de protéger celles-ci et les paysages contre les effets destructeurs de l'eau, enfin de servir de recours dans le cas de pénurie d'eau.

L'objectif de ce livre, qui s'adresse principalement aux ingénieurs praticiens et aux étudiants de Master, est de présenter de manière claire les bases de conception et de dimensionnement qui régissent l'ingénierie des barrages. Il expose en détail un concept de sécurité basé sur trois piliers, les différents types de barrages en béton et en remblai, ainsi que leur impact sur l'environnement, l'étude des fondations et les modalités de surveillance et d'entretien.

La matière est enrichie de nombreux exemples qui reflètent la compétence internationalement reconnue de l'ingénierie suisse en matière de conception de barrages.

Les auteurs, ingénieurs en génie civil, membres (professeur et/ou directeur) du Laboratoire de Constructions Hydrauliques (LCH) au sein de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Anton J. Schleiss est régulièrement appelé comme expert pour de grands projets de barrages et d'aménagements hydroélectriques en Suisse et à l'étranger.

Des chercheurs de l’EPFL ont rendu public le 30 avril 2013 le premier système d’alerte précoce pour les glissements de terrain, système existant déjà pour les séismes, tornades et tsunamis.

L’année stratégique 2013 : Analyse des enjeux internationaux
Sous la direction de Pascal Boniface IRIS
Armand Colin
09/2012

Turbulences politiques au Maghreb et au Moyen-Orient, instabilité au Sahel, zone euro en crise, (ré)élection de Vladimir Poutine en Russie, essor des pays émergents et perte d'influence des pays occidentaux, l'année écoulée fut témoin d'événements aux répercussions multiples. Quelles sont les nouvelles dynamiques? Quels sont les nouveaux défis engendrés par ces bouleversements géopolitiques ? Une synthèse complète de la situation géopolitique de l'année enjeux politiques, économiques, sociaux, diplomatiques, militaires et stratégiques analyses régionales détaillées principales statistiques démographiques, économiques, sociales et militaires par pays.

Un outil de compréhension des relations internationales. Ouvrage de référence en géopolitique, l'Année stratégique 2013 fournit les clés pour comprendre les tensions et les enjeux de l'actualité internationale, ainsi que les défis à venir.

Pascal Boniface est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Il enseigne à l'Institut d'études européennes de l'Université Paris-VIII et a écrit et dirigé une quarantaine d'ouvrages sur les questions stratégiques.

Agenda

Vues d’en haut
Centre Pompidou Metz, Lorraine France
Du 17 mai au 7 octobre 2013

Les premières photographies prises d’un aérostat – celles que réalisent Nadar en 1858-1868 à Paris et l’Américain James Wallace Black en 1860 à Boston – marquent le début du renversement de la perspective centrale issue de la Renaissance. Pascal Rousseau écrit dans le catalogue : "La première Exposition internationale de locomotion aérienne qui ouvre ses portes, en octobre 1909, dans la nef très aérienne du Grand Palais, confirme la récente passion populaire pour la conquête de l’air. L’impressionnante panoplie de modèles présentés par les constructeurs, allant du ballon au monoplan, fascine non seulement le grand public mais attire aussi l’avant-garde artistique..."

Extrait du catalogue d'exposition Vues d’en haut (p. 78-82), éditions du Centre Pompidou-Metz.

Des premières compositions cubistes de Pablo Picasso et Georges Braque aux vues urbaines de Fernand Léger, Félix Vallotton et Gino Severini, en passant par la série des tours Eiffel en surplomb de Robert Delaunay, les artistes cherchent à égaler cette révolution technique en abandonnant la perspective linéaire de la Renaissance et en oeuvrant à la destruction de l’espace euclidien.

L'exposition montre comment la vue d'en haut - des premiers clichés aériens au milieu du XIXe siècle jusqu'aux images satellites - a fait basculer la perception que les artistes ont du monde. Présentée en deux parties, sur plus de 2000 m2, elle débute dans la Grande Nef du récent Centre Pompidou installé à Metz, avec des oeuvres de 1850 à 1945 pour se poursuivre en Galerie 1, avec la création artistique de 1945 à nos jours. Par un effet de contrepoint, des oeuvres contemporaines viennent s’insérer dans les sections historiques.

À travers près de 500 œuvres en dialogue (peintures, photographies, dessins, films, maquettes d’architecture, installations, livres et revues…), l’exposition pluridisciplinaire se déploie en huit sections thématiques – basculement, planimétrie, extension, distanciation, domination, topographie, urbanisation, supervision – qui s’inscrivent dans la chronologie des temps modernes, ponctuée par la Première et la Seconde Guerres mondiales. Une scénographie inédite fait évoluer le visiteur dans le temps comme dans l’espace : au fil du parcours, la vision s’élève, du balcon au satellite.

"Cette histoire du point de vue ne passe ni par la conscience de soi, qui s’est incarnée en peinture dans le genre du portrait, ni par la conscience de l’existence du monde extérieur, qui s’est davantage exprimée dans le genre paysagiste. Non, elle passe plutôt par l’histoire de la cartographie, des positions de surplomb et de la photographie aérienne.

Chaque culture et chaque époque ... décolle le point de vue à sa façon et produit ainsi un certain style de représentations destinées au repérage et à la localisation. Et si on nous demandait : « Quel a été le point de vue de la modernité en Occident ? », nous aurions peut-être la réponse. C’est celui dont la perspective envolée à la fois triomphe de la force gravitationnelle et s’y abandonne, en arrachant le point de vue à notre corps et à notre sol mais en laissant retomber le regard sur nous-mêmes, comme un simple objet en chute libre. "

« le point de vue décollé » (p. 405) Tristan Garcia - Extrait du catalogue Vues d’en haut, éditions du Centre Pompidou-Metz

 

Commissariat : sous la direction de Angela Lampe, conservatrice au Centre Pompidou, Musée national d’art moderne

avec les commissaires Alexandra Müller, Alexandre Quoi, Teresa Castro, Thierry Gervais et Aurélien Lemonnier.

De plus amples informations sur l'exposition , les animations et le catalogue sur le site du Centre Pompidou-Metz.

 

Et puis, par contrepied, dans l'attente d'un déplacement en Lorraine à l'exposition Vues d’en haut, Le Palais de Tokyo, à Paris, organise le 23 mai sa 5e rencontre avec Gérard Wajcman : Conversations sur tout ce qui tombe.