CLIMAT, DE KYOTO A COPENHAGUE (2/2) Cette émission a été diffusée la première fois en décembre 2009

Lectures

Le climat : risques et débats Questions internationales n°38

juillet-août 2009

« Alors que des négociations internationales doivent décider à Copenhague fin 2009 de l’avenir de la lutte contre le réchauffement climatique, ce numéro de Questions internationales évoque les changements majeurs auxquels le monde peut s'attendre au XXIe siècle.

Le climat : risques et débats, tel est le thème du dossier de la présente livraison de Questions internationales. Rarement un tel problème universel, international autant que national, global autant que local, aura retenu l’attention d’un aussi grand nombre de milieux, de façon continue et croissante.

C’est avec la précaution requise que les divers articles de notre dossier, analytique et non militant, traitent des principales dimensions qu’implique la perspective d’un réchauffement climatique général. Les données scientifiques doivent en effet être distinguées de leur simplification médiatique comme des hypothèses sur l’origine d’un tel réchauffement, qui nourrissent à leur tour des politiques visant à en retarder et à en limiter les conséquences négatives.

Ce sont des questions plus classiques et locales que retrouvent les «Questions européennes». L’Autriche, qui adapte une neutralité remontant à la guerre froide à son intégration dans l’Union européenne – l’une des conséquences de la chute du mur de Berlin, auxquelles est consacrée la rubrique «Histoires de Questions internationales». L’action collective patronale dans le cadre de l’Union européenne, qui mérite d’être mieux connue et souligne la puissance des lobbies en son sein. Quant aux « Regards sur le monde », ils se tournent vers les mines terrestres antipersonnel, fléau durable qui affecte de nombreuses régions, fruit amer de conflits mal résorbés. Le bilan de leur interdiction et de leur enlèvement, prévu par la convention d’Ottawa, est malheureusement mitigé, tant en raison de son absence d’universalité que des difficultés techniques et financières du déminage, mais aussi d’une imprécision certaine des priorités des États parties à la convention, qui préfèrent parfois retarder l’éradication des mines au profit d’actions de communication aux objectifs plus indécis. »

Le Global Deal Climate Change and the Creation of a New Era of Progress and Prosperity
Nicholas Stern
Public Affairs
Avril 2009

"The Global Deal " évalue l'avenir économique et les étapes essentielles à prendre pour protéger la croissance et réduire la pauvreté tout en gérant changement climatique. L'économiste Nicholas Stern fonde sur des documents récents son plaidoyer pour une action mondiale pour éviter les graves et, selon son auteur, sévèrement dangereux effets du changement climatique. Ce faisant, Il esquisse les bases technologiques et économiques pour les nouvelles industries.

La proposition appelle à une réduction d'au moins 80% des émissions de gaz à effet de serre depuis les niveaux de 1990 jusqu'en

2050, basé sur des objectifs d'émissions quantitatives applicables aux pays développés tout de suite et aux pays en développement d'ici 2020.

Cela entraînerait de très importants transferts annuels (75 milliards de dollars sont mentionnés, A titre d'exemple) vers les pays en développement, produits en partie par le commerce international des permis d'émission (ces transferts sont nécessaires pour développer la coopération entre les pays, ainsi que souhaitable pour des raisons d'équité). Les contours du futur que dessinent Stern sont optimistes et pragmatiques; il croit que nous avons la capacité et la créativité pour changer. Mais il nous faut la volonté d'inspirer nos dirigeants politiques à conduire une nouvelle stratégie mondiale.

Nicholas Stern est membre de la Chambre des Lords britannique. Il a été économiste en chef et premier vice - Président de la Banque mondiale de 2000 à 2003, à la tête du service économique du gouvernement britannique de 2003 à 2007, et chef de la "Stern Review on the Economics of Climate Change" en 2005-2007.

Atlas du changement climatique
Frédéric Denhez Cartographie : Krystyna Mazoyer
Autrement Collection Atlas Monde
Avril 2009

La température moyenne de la Terre augmente, c’est un fait avéré. Comment faire pour anticiper les conséquences de ce réchauffement ? Désormais nous connaissons mieux les mécanismes, animaux et plantes s’adaptent. Qu’en est-il de l’Homme ? Tel est le propos de cette nouvelle édition qui s’attache à faire connaître les résultats des recherches en cours. En outre, le chapitre de la fin sur la France en pose la question : quel pays allons-nous laisser à nos enfants ? Cet atlas très pédagogique (réalisé en partenariat avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), explique de manière claire les mécanismes du réchauffement climatique, la menace qu’il représente pour l’avenir et les solutions à mettre en œuvre le plus rapidement possible.

Futuribles N° 349 L'Europe face au changement climatique
Mehdi Abbas
02/2009

L'Europe face au changement climatique. Pour une régulation commerciale « climat-compatible »

Dans la foulée de la signature du protocole de Kyoto en 1997, la lutte contre le changement climatique s'est peu à peu imposée sur l'agenda politique de la plupart des pays européens, l'Union européenne s'étant fixé des objectifs précis en vue de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Cependant, le protocole de Kyoto n'a pas été ratifié par tous les pays signataires et certains, en particulier les États-Unis, n'affichent pas le même volontarisme en matière de baisse des émissions de gaz à effet de serre.

Comme le montre ici Mehdi Abbas, il est essentiel de réfléchir à une régulation des échanges qui soit compatible avec le climat (« climat-compatible »). Selon lui, l'idée d'une taxe carbone étant peu envisageable (comme les autres options fiscales) dans le cadre multilatéral, l'Union européenne dispose de quatre stratégies possibles pour l'élaboration d'une régulation commerciale climat-compatible : la libéralisation commerciale comme incitation à la lutte contre le changement climatique, la rénovation d'accords existants ou la négociation de nouveaux accords, la dérogation à la norme multilatérale, ou enfin la mise en place d'une gouvernance combinée OMC / convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. L'auteur présente ces différentes options, leurs points forts et leurs faiblesses, et la position européenne à leur égard.

Aussi au sommaire du n°349 :

La guerre revisitée et le maintien de la paix, Télécoms et développement en Afrique, L'Europe face au changement climatique, Élargissement de l'Union : la panne ?

Agenda

Le climat change / l’histoire des gens : agissons ! Climate change(s) people’s stories: let’s act!
Kongens Nytorv – Copenhagen - Danemark
Du 08 au 19 décembre 2009

Demain se décide aujourd’hui.

L’exposition « Le climat change / l’histoire des gens (Climate change(s) people’s stories) » propose d'incarner la lutte contre le changement climatique en donnant la parole à ceux qui en subissent déjà les conséquences et d’ouvrir des débats sur des solutions applicables par les acteurs, quels qu’ils soient.

Pendant toute la durée de la COP 15, pour signaler l'urgence, de grands visuels porteurs d’un message d’engagement, s’affichent sur les façades de l'Ambassade de France, de l'Académie des Beaux-Arts et de l’Agence européenne pour l’environnement.

Une exposition photos ouverte au public à l’intérieur de l’Agence et, sur invitation, dans les salons de l’Ambassade, complète cette initiative.

Le Collectif Argos :

Fondé en 2001, le collectif Argos rassemble onze journalistes, tous investis dans une démarche documentaire autour des mutations ou des enjeux sociaux et environnementaux. À chaque fois, ces photographes et rédacteurs prennent le temps de l’enquête, du travail sur le terrain et de l’écriture. Ils accordent une place centrale à l’être humain comme le projet « Climate change(s) people’s stories » qui pose la question de la place des hommes et des femmes dans les négociations internationales sur le climat.

Soutien et Partenariat :

Avec le soutien de l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) et du ministère français du Développement Durable, un partenariat qui réunit l’Ambassade de France au Danemark, l’Agence Européenne pour l’Environnement, l’Académie des Beaux arts et Kunsthal Charlottenborg.