DES NOUVELLES D’OUZBÉKISTAN Cette émission a été diffusée la première fois en juin 2013

Lectures

L'empire des steppes - Attila, Gengis-Kahn, Tamerlan
René Grousset
PAYOT
01/2002

Présentation de l'éditeur

Cet ouvrage, qui englobe vingt-cinq siècles d'histoire, dévoile le secret même de l'évolution de l'Asie, la loi qui a présidé à la renaissance ou à la mort des empires immémoriaux. Cette loi, c'est la lutte du nomade et du sédentaire, de l'homme de la steppe et de l'homme des cultures. L'histoire de l'Asie étudiée sous cet angle devient comme une immense leçon de géographie humaine. Attila, Gengis-Khan, Tamerlan... Leur nom est dans toutes les mémoires. Les récits des chroniqueurs occidentaux, des annalistes chinois ou persans ont popularisé leurs figures. Ils surgissent, les grands barbares, en pleine histoire civilisée et brusquement, en quelques années, font du monde romain, du monde iranien ou du monde chinois un monceau de ruines. Leur arrivée, leurs mobiles, leur disparition semblent inexplicables, si bien que l'histoire positive n'est pas loin de faire sien le jugement des anciens auteurs qui voyaient en eux les fléaux de Dieu envoyés pour le châtiment des vieilles civilisations.
"L’Empire des steppes, Attila, Gengis-Khan, Tamerlan" fut édité pour la première fois en 1938 et fut réguliérement réédité.

À propos de l'auteur
Né en 1885 à Aubais et décédé ene 1952 à Paris, René Grousset  fut un historien spécialiste de l'Asie et membre de l'Académie française.

L'Asie centrale - Histoire et civilisations
Jean-Paul Roux
FAYARD
06/1997

Présentation de l'éditeur

L'Asie centrale demeure l'un des points névralgiques du monde et depuis deux siècles les grandes puissances convoitent ses richesses. Sur ces terres millénaires, l'Orient et l'Occident n'ont en fait jamais cessé de se rencontrer ou de s'affronter. Darius et Alexandre, puis des généraux chinois ou arabes ont porté leurs étendards dans les immenses steppes qui s'étendent de l'Amu-Daryia au Sinkiang, avant que Gengis Khan, Tamerlan, puis Babur, le premier des Grands Moghols, y fondent de puissants empires.

Au fil des siècles, des civilisations prestigieuses s'y sont succédé, dont Boukhara, Samarkand, Lhassa, Dunhuang et bien d'autres lieux ont gardé la mémoire. Non loin des cavaliers turcs ou mongols, une société raffinée s'est épanouie, comme en témoigne l'art de la Sérinde. Toutes les grandes religions universelles y ont coexisté: le mazdéisme, qui y a pris naissance, le chamanisme, le manichéisme, le christianisme, l'islam et le bouddhisme qui devait gagner les hauts plateaux du Tibet et la Mongolie.

La liste est longue des grands hommes qui y vécurent: le poète Firdusi, auteur du fameux Livre des rois écrit en l'an 1000 dont on peut lire en ligne la traduction anglaise, Avicenne ou Ibn Sīnā (ses oeuvres en anglais sur le site Muslim Philosophy, al-Biruni, le plus grand savant du monde musulman (la BnF lui consacre une page), Ulu Beg, le premier astronome des temps modernes (son observatoire, enrichi d'un musée est toujours visitable à Samarkande).

Les anciennes routes de la Soie ont longtemps fait la fortune de l'Asie centrale et leur fermeture a entraîné sa ruine. Leur réouverture annonce-t-elle la renaissance de ces terres sur lesquelles se sont illustrées tant de cultures trop peu connues?

Ce livre nous invite à les explorer en retraçant une histoire qui commence il y a plus de trois mille ans lorsque des artistes anonymes inventèrent l'art animalier.

À propos de l'auteur

Jean-Paul Roux a consacré une large part de son oeuvre à l'étude des peuples turcs et mongols ainsi qu'à l'histoire comparée des religions. On lui doit, outre de nombreux articles, plusieurs livres de synthèse dont l'Histoire de l'Empire mongol ; Le Sang, mythes symboles et réalités ; Jésus.

On peut lire de nombreux articles de l'auteur, décédé en 2009, sur le site de Clio.

Patrimoine manuscrit et vie intellectuelle de l'Asie centrale islamique
Sous la direction de Aširbek Muminov, Francis Richard et Maria Szuppe
Cahiers d’Asie centrale n°7
1999

Présentation de l'éditeur

Publication de l’Institut français d’études sur l’Asie centrale, les Cahiers d’Asie centrale présentent les résultats de recherches en sciences humaines et sociales dans l’aire centrasiatique.
Ce cahier est consacré au patrimoine intellectuel et éditorial d'Asie centrale et à sa conservation. C’est au long de plus de douze siècles, entre le début du VIIIe et le début du XXe siècle, que le patrimoine manuscrit de l’Asie centrale islamique se constitue. Il témoigne aujourd’hui de l’intensité de la vie intellectuelle de cette région aux multiples identités. Ce patrimoine, qui reste encore à exploiter, se compose principalement d’écrits en persan (véhicule privilégié de la transmission de la culture écrite et savante jusqu’à l’arrivée du pouvoir soviétique dans la Transoxiane) et en turc oriental (chaghatây), mais aussi, pour certains types d’écrits, en arabe.
Le but des auteurs qui ont constitué ce recueil est de faire découvrir la diversité et la valeur historique et artistique du patrimoine écrit de l’Asie centrale islamique, et d’attirer l’attention de la communauté des chercheurs et des responsables sur la nécessité et l’urgence d’un véritable plan de sauvegarde.
On peut lire, en ligne et avec intérêt, le texte de Yves Porter intitulé Le kitâb-khâna de ‘Abd al-‘Azîz Khân (1645-1680) et le mécénat de la peinture à Boukhara.
Le dernier numéro en ligne, datant de 2011 est consacré à "La définition des identités".

Éclats d'empires - Asie centrale, Caucase, Afghanistan
Sous la direction de Marlène Laruelle et Sébastien Peyrouse
FAYARD - Les grandes études internationales
04/2013

Présentation de l'éditeur

Guerre d'août 2008 entre la Géorgie et la Russie pour le contrôle sur les républiques sécessionnistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, conflits interethniques entre Kirghizes et Ouzbeks au sud du Kirghizstan en juin 2010, départ des troupes occidentales d'Afghanistan en 2014... : le Caucase, l'Asie centrale et l'Afghanistan ne cessent d'occuper l'actualité internationale et de susciter l'attention inquiète du reste du monde.
Les connaissances sur ces « éclats d'empires » se sont considérablement développées au cours des vingt dernières années, avec la chute de l'Union soviétique et un accès facilité à l'Afghanistan post-talibans. Loin des clichés qui tendent à ne faire de cette région qu'un théâtre de conflits, d'enjeux énergétiques et d'une concurrence géopolitique entre grandes puissances, la trentaine de chercheurs qui ont participé à cet ouvrage nous proposent de l'appréhender dans toute sa diversité et toute sa complexité.
Ils évoquent les transformations politiques sans précédent qu'elle a connues et les changements sociaux et culturels de grande ampleur qui la traversent, mais aussi l'impératif auquel elle est soumise de s'intégrer dans une économie mondialisée et de développer de nouveaux partenariats stratégiques.

À porpos des auteurs

• Marlène Laruelle est chercheur-associé au Centre d'études des mondes russe, caucasien et centre-européen de l'EHESS. Elle a travaillé au Central Asia-Caucasus Institute de Washington puis à l'Université George Washington University où elle dirige le Central Asia Program. L'ensemble de ses activités d'universitaire et d'auteure sur son site personnel : http://www.marlenelaruelle.com/

• Sébastien Peyrouse est chercheur associé à l'IRIS. ll est actuellement chercheur au Woodrow Wilson International Center for Scholars. Il fut aussi chercheur à l'Institut français d’études sur l’Asie centrale. L'institut a un nouveau site internet, et s'est déplacé de Tashkent, capitale de l' Ousbékistan, à Bichkek, au Kirghizstan.

Histoire de l'Asie centrale contemporaine
Pierre Chuvin, René Létolle et Sébastien Peyrouse
FAYARD
02/2008

Présentation de l'éditeur

L'Asie centrale est une terre de légendes, un berceau de la civilisation parmi les plus grands : le nom de Samarkande, les céramiques turquoise, les cavaliers immortalisés par Kessel, la bravoure des basmatchis. Mais la légende est aujourd'hui rouillée comme les ferrailles abandonnées par le reflux du communisme. Les dégâts sont immenses : la mer d'Aral mutilée sinon morte, les laboratoires de guerre bactériologique abandonnés à tous vents, la pollution nucléaire invisible.
Surtout, ce sont les hommes des cinq républiques - Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan - qui se trouvent aujourd'hui au coeur d'un tourbillon politique, idéologique et économique. Des régimes autoritaires désespèrent leurs sujets et forment un terreau pour l'islamisme ; les « routes de la Soie » sont remplacées par de grand'routes du gaz et du pétrole - mais aussi de la drogue.
Les puissances extérieures s'empressent au chevet d'une douloureuse transition économique : Américains, Chinois, Turcs, Iraniens, Russes, notamment, qui font un retour remarqué. Pierre Chuvin, René Létolle et Sébastien Peyrouse font appel à l'histoire, à l'économie et à la géopolitique pour comprendre en profondeur ces pays toujours méconnus, pour qui la dissolution de l'URSS en 1991 fit naître de grands espoirs et surtout de grandes craintes.
L'Asie centrale bout, pour l'heure sans exploser. Qu'en sera-t-il demain, sur cette ligne de séismes politiques qui va du Cachemire au Caucase ?

À propos des auteurs

• Pierre Chuvin, auteur et directeur de publications (notamment celle de Les Arts de l'Asie Centrale) fut le premier directeur de l'Institut français d'études sur l'Asie centrale à Tachkent (1993-1998), puis professeur à l'université de Paris-X et directeur de l'Institut français d'études anatoliennes à Istanbul.

• René Létolle, géologue, professeur émérite à l'université de Paris-III, est aussi auteur de La mer d'Aral : Entre désastre écologique et renaissance, édité par L'Harmattan, en 2008. On peut retrouver l'essentiel de l'étude sur le site des Annales.

Géopolitique de l'Ouzbékistan
Jacques Barrat, Coline Ferro et Charlotte Wang avec les préfaces de Lola Karimova-Tillyaeva et Christian Poncelet
L'HARMATTAN
01/2011

Présentation de l'éditeur

Au sein de l'Asie centrale, l'Ouzbékistan présente toute une série de caractéristiques géopolitiques originales. Ce pays doublement enclavé, beaucoup plus peuplé que ses voisins, a une population jeune et dynamique mais dont une part importante est restée rurale. Cultivateurs sédentaires dans des oasis de piémonts plus que millénaires, les Ouzbeks ont fait montre depuis leur indépendance récente d'une grande prudence économique et politique.
Elle leur a permis de maintenir une croissance forte et pérenne, de moderniser leur économie et d'évoluer certes lentement mais sûrement vers une société qui se rapproche peu à peu des standards occidentaux en matière de démocratie et de respect des droits de l'homme. Ce "gradualisme" voulu par le Président Karimov a par ailleurs permis à son pays de résister avec succès à la crise financière mondiale de fin 2008.
L'Ouzbékistan est par ailleurs un pays assez riche. Riche de ses matières premières et des sources d'énergie que renferme son sous-sol. Riche de la qualité d'une paysannerie qui a su tout en préservant des techniques de culture jardinatoire les hausser au niveau des exigences d'une agriculture moderne. Riche d'une industrie et d'un secteur tertiaire qui, eux aussi, sont en voie de modernisation rapide.
Riche du niveau de scolarisation très élevé de ses habitants. Riche enfin d'un patrimoine culturel dont la simple évocation fait rêver : Boukhara, Khiva, Samarcande,Tachkent... Carrefour naturel de l'Asie centrale, l'Ouzbékistan est doté aussi de caractères géostratégiques qui en font un pays qui s'inscrit dans un nouveau grand jeu. Contrairement aux XIXe et XXe siècle où ce grand jeu s'intégrait dans un monde bipolaire (russo-anglais puis soviéto-américain), il se joue aujourd'hui dans un contexte multipolaire avec au minimum trois partenaires : la Russie, les Etats-Unis, la Chine.
À l'échelle régionale, l'Iran, la Turquie et à un moindre niveau la Chine n'ont pu vraiment profiter du retrait russe pour créer une nouvelle sphère d'influence. Quant aux mouvements islamistes, marqués par leurs caractères transnationaux, ils sont à la fois trop nombreux, trop éparpillés, trop rivaux pour servir de facteurs d'unité à cette terre musulmane. Toutefois, grâce à la qualité et à l'habileté de la diplomatie déployée par Tachkent ces dernières années, l'Ouzbékistan s'est hissé au niveau d'une puissance régionale incontournable. II l'a montré, en particulier lorsqu'il a été de juin 2009 à juin 2010 à la tête de l'OCS (Organisation de Coopération de Shanghai). Ce pays a pu prouver à cette occasion combien il avait su mesurer et prendre en compte de manière pragmatique, les nouveaux grands équilibres et déséquilibres d'une planète de plus en plus globalisée.

 

À propos des auteurs

• Docteur en géographie, Jacques Barrat enseigne la géopolitique des médias à l'université Panthéon Assas-Paris II, et à l'Ecole de guerre. Il dirige de nombreuses thèses de Doctrat. Il est membre de la Société des explorateurs et voyageurs français. Ces dernières années, il a spécialisé ses recherches sur les pays francophones et a mis en place et dirige plusieurs associations interuniversitaires qui prennent en charge la venue dans les grandes écoles et universités françaises d'étudiants issus d'Europe centrale et orientale, de la Chine, du Vietnam et d'Afrique francophone. On peut l'écouter dans une conférence, retransmise par France Culture en juillet 2011, intitulée "Pour coopérer faut –il avoir confiance ?"

• Coline Ferro a publié en mai 2013 sur le site de L’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) : "Responsables politiques français et renseignement : vers une entente cordiale ?" Un sujet qui émane de sa thèse récente de doctorat en Sciences de l'information et de la communication : "L'image des services de renseignement et de sécurité : France, Royaume-Uni, Allemagne et Belgique ". Cette thèse, sous la direction du professeur Jacques Barrat, fut primée en 2012 lors du concours des "prix scientifiques de l'Institut des hautes études de défense nationale", l'IHEDN.

• Charlotte Wang, Docteur de l'Université Panthéon-Assas Paris II est professeure chercheuse depuis 2009 à L'Ipag, Institut de préparation à l'administration et à la gestion. Un article de Charlotte Wang est paru en 2011 dans Ouzbekinfo, magazine d’information de la délégation permanente de l’Ouzbékistan auprès de l’UNESCO et de l’ambassade de la république d’Ouzbékistan en France.

Rapport annuel Amnesty International 2013 - Pour un bilan de la situation des droits humains dans le monde

05/2013

Faute d'action internationale dans le domaine des droits humains, le monde est en train de devenir de plus en plus dangereux pour les réfugiés et les migrants, a déclaré Amnesty International le 23 mai à l'occasion de la sortie de son rapport annuel sur la situation des droits humains dans le monde. C'est le coeur de l'édition 2013 du rapport. Le site résume les autres tendances et les points importants mis en lumière par le rapport.

Le Rapport 2013 d'Amnesty International sur la situation des droits humains dans le monde couvre la période janvier–décembre 2012. L'avant-propos du rapport, les documents "Faits et chiffres" et "Résumés par régions" du rapport 2013 sont téléchargeables sur le site d'Amnesty International France : www.amnesty.fr/Presse/Rapport-Annuel-2013.