DES NOUVELLES DE L’AMÉRIQUE CENTRALE Cette émission a été diffusée la première fois en mai 2013

Lectures

À la recherche des Mayas
Victor Wolfgang Von Hagen avec une traduction de J. Joba
Éditions Lux Montréal
02/2012

Présentation de l'éditeur

John Lloyd Stephens, diplomate, et Frederick Catherwood, architecte, ont révélé la splendeur des monuments de la civilisation maya aux yeux du monde occidental, l'un par ses écrits, l'autre par ses dessins. À la recherche des Mayas est l'histoire de leur quête, de leur infatigable désir de voir, comprendre, décrire, transmettre.
Au milieu du XIXe siècle, les secrets de l'Amérique centrale sont encore bien gardés : pour la plupart réduites à des tas de pierres enfouis sous la mousse, les cités de l'Amérique ancienne ne se laissent entrevoir qu'au prix de longues semaines de marche dans la jungle, sous des nuées de moustiques. Pour Stephens et Catherwood, l'exploit n'en vaut pas moins la peine : entre 1839 et 1843, ils ramènent les premières descriptions rigoureuses, plans et dessins de quarante-quatre sites archéologiques d'Amérique centrale. Parmi eux, les cités de Copan, Palenque, Uxmal, Chichén Itza et Tulum.
Pères de l'archéologie américaine, les deux explorateurs ont non seulement ramené à la vie les temples, maisons et cours des villes mayas, mais ils ont surtout mis au jour une civilisation entière qui, sans eux, paraissait vouée à l'oubli.

 

À propos des auteurs
• Victor Wolfgang Von Hagen (1908-1985), est un archéologue, anthropologue et historien américain. Il a sillonné l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud, et a publié plusieurs ouvrages reconnus sur les civilisations inca, maya et aztèque.
• Pour découvrir les lithographies de Frederick Catherwood, le site du Smith College Museum of Art a mis en ligne une exposition virtuelle intitulée : Drawing From the Past - Maya Antiquity Through the Eyes of Frederick Catherwood.

The Business of Empire. United Fruit, Race, and US Expansion in Central America (english)
Jason M. Colby
Cornell University Press, Ithaca et Londres
2011

Présentation d'Alexander Main, pour Le Monde diplomatique

Cet ouvrage, non traduit en français, enrichit l’histoire des Afro-Caribéens ayant fourni le cœur de sa main-d’œuvre au groupe United Fruit, dans l'Amérique centrale des années 1880 à 1930, en montrant comment l’entreprise a su exploiter le racisme latent des ladinos (populations locales ne se reconnaissant pas comme « indigènes ») pour entraver l’organisation des travailleurs. Les archives des succursales de United Fruit témoignent de l’usage par la compagnie d’un système de segmentation raciale des travailleurs afin de faire échouer tout mouvement de grève. Lors du réveil nationaliste des années 1920 et 1930, les dirigeants politiques de la région ont, eux, assimilé le rejet des « envahisseurs » noirs anglophones à la lutte anti-impérialiste, obligeant United Fruit à mettre fin à l’importation de travailleurs de Trinidad et de la Jamaïque. Doublement victimes, les communautés d’origine afro-caribéenne restent parmi les plus marginalisées d’Amérique centrale.

Pour un commentaire critique et détaillé, vous pouvez consulter l’article de Carolyne Ryan sur le site de Humanities & Social Sciences Online, en accès libre, ou l'article de Catherine C. LeGrand sur le site de l'American Historical Review, après inscription.

Genèse des guerres internes en Amérique Centrale (1960-1983)
Gilles Bataillon
Éditions Belles lettres
11/2003

Présentation de l’éditeur

Comment comprendre les guerres civiles et les affrontements armés en Amérique centrale, à la fin des années 1970 ? Partant d'un tableau du Guatemala, du Nicaragua et du Salvador, Gilles Bataillon s'interroge sur la modernisation qu'ont connue ces pays au cours des années 1960 et 1970.
Puis, accordant toute leur importance aux événements eux-mêmes, il retrace la genèse des guerres internes dans ces pays.
Il paraît en effet essentiel de montrer comment certains événements – l'assassinat de Pedro Joaquin Chamorro, la répression contre les jeunes insurgés nicaraguayens, les meurtres de multiples prêtres au Salvador, la nomination de Mgr Romero au prix Nobel de la paix, les tueries sélectives des années 1978-1980 au Guatemala, les assassinats des leaders réformistes, les débuts de la contre-insurrection dans les hautes terres indiennes (1981-1982) – n'en viennent à faire sens qu'au travers des commentaires et des réactions qu'ils suscitent, et comment de ce fait ils restructurent les conditions de l'action sociale et politique.
Ce parti pris permet aussi de montrer comment les acteurs ne sont aucunement des entités immuables, mais comment ils sont façonnés et se redéfinissent en fonction des événements.

À propos de l'auteur
Gilles Bataillon est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et spécialiste de l’Amérique latine contemporaine. Un entretien avec l'auteur, sur le site Géopolis de notre confrère France Télévision permet de comprendre l’évolution du marxisme dans cette région du monde.
On peut également le voir et l'écouter parler, en espagnol, lors d'une conférence portant sur la "sociologie de l'action armée, de la violence et de l'expérience démocratique," qui a eu lieu au Centro de Estudios Sociológicos (CES) d'El Colegio de México.

Dieu ou l'or des Indes occidentales
Gustavo Gutiérrez
Cerf - Collection « Théologies »
01/1992

Présentation de l’éditeur

La découverte des Caraïbes et de l'Amérique latine ne cesse d'interroger la conscience chrétienne et européenne, car elle s'est accompagnée, selon Las Casas, d'une « destruction des Indes ». Dès le XVIe siècle, les défenseurs du droit des Indiens s'opposent aux représentants des intérêts de la couronne d'Espagne. Le 21 décembre 1512, le dominicain Montesinos, avec le soutien de Las Casas et de ses frères, monta en chaire pour dénoncer publiquement le scandale de l'exploitation des indigènes, ouvrant ainsi un débat très vif. Dans cet univers, dominé par le christianisme, deux théologies politiques s'opposent, et l'or y joue un rôle clé.
Pour les colonisateurs, c'est l'or qui « rend ces contrées désirables » aux soldats et aux marchands, et permet en même temps la venue de missionnaires qui arrachent les indigènes à l'idolâtrie.
Pour Las Casas, si l'or est le moteur de la colonisation et de l'évangélisation, c'est qu'il remplace le Christ comme seul médiateur : l'or est donc devenu idole et fétiche, qui enferme les Indiens dans un esclavage infernal. « Pour gagner biens et richesses, avec la plus grande cruauté, injustice et tyrannie volée et usurpée, nous avons dépeuplé, desséché et tout rendu stérile. » Des questions toujours brûlantes aujourd'hui puisqu'elles touchent aux droits de l'homme, au respect des cultures et à l'environnement. Des questions posées aussi à l'Europe depuis l'Amérique latine.

 

À propos de l'auteur

Gustavo Gutiérrez est né à Lima, au Pérou, en 1928. Après des études de médecine, de psychologie, de philosophie et de théologie, il est ordonné prêtre en 1959. Il fonde, en 1974, l’Institut Bartolomé de Las Casas, dédié à l’avènement de la pleine liberté et du développement humain au Pérou. Il se fait rapidement connaître comme l’un des principaux théologiens de la libération, et publie en 1971 Théologie de la libération.
Plusieurs de ses livres ont été traduits en français et publiés aux éditions du Cerf, dont notamment La Force historique des pauvres. Docteur honoris causa de la Faculté de théologie de Fribourg, Gustavo Gutiérrez a reçu le prix Prince des Asturies en 2003.

Deux analyses de la « Théologie de la libération », sur Internet :
- celle de Michael Löwy, directeur de recherche émérite au CNRS et enseignant de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), intitulée Le Marxisme de la Théologie de la libération ;
- celle de Benoît XVI, autrement dit Joseph Ratzinger, évêque émérite de Rome. Ce texte, ici en anglais, est un préliminaire à une série d'entretiens accordés au journaliste italien Vittorio Messori par le Cardinal Joseph Ratzinger et qui parut en 1985 sous le titre Rapporto Sulla Fede (non traduit en français). Joseph Ratzinger dirigea la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui fut fondée en 1542 par le pape Paul III sous le nom de "Sacrée congrégation de l'inquisition romaine et universelle". Un article de Maurice Lemoine, La croisade oubliée du Cardinal Ratzinger, rappelle son rôle à ce poste, article malheureusement in extenso seulement dans sa version brésilienne ou sur le site des laïcs italiens.

Les capitalismes en Amérique latine. De l'économique au politique
Sous la direction de Robert Boyer
Revue de la régulation. Capitalisme, institutions, pouvoirs – Maison des Sciences de l’Homme
03/2012

Présentation de l’éditeur

À travers les crises et la diversité de leurs formes dans le temps et l’espace, à travers également les recompositions étonnamment variées dont l’Amérique latine est le théâtre, il a été donné aux chercheurs et auteurs de ce numéro [de la Revue de la régulation] de voir la grande variété des capitalismes ainsi que la puissance des compromis sociaux et politiques dans l’émergence des régulations nationales.

Les économies des pays de l'Amérique latine sont loin de ressembler à une variante du fordisme. Elles ne cheminent pas non plus vers un modèle unique, car les modes d’industrialisation et de développement sont largement originaux, et certaines d’entre elles présentent, pour partie, les caractéristiques d’un régime rentier, exportateur de matières premières.

Les numéros et articles de la revue dématérialisée, sont accessibles dans leur intégralité sur le site : http://regulation.revues.org/9602

La Revue de la régulation. Capitalisme, institutions, pouvoirs vise à fournir un lieu d'expression pour les analyses qui s'inscrivent dans la filiation des recherches « régulationnistes ». La théorie de la régulation, née au sein des Institutions françaises, est notamment représentée par l'association Recherche et Régulation.

Cahiers des Amériques latines n° 60/61 - L'Amérique centrale au XXIe siècle
Nombreuses contributions
Institut des hautes études de l'Amérique latine (IHEAL)
2010

Vous trouverez le sommaire de ce numéro sur le site de La Documentation française.

On peut lire, en ligne, le texte de Karen Bähr Caballero, qui introduit ce numéro des Cahiers, Au-delà de Zelaya : les enjeux du coup d'État pour la démocratie hondurienne, sur le site Academia. Plusieurs des études et articles de l'auteur sont lisibles et téléchargeables sur le site de l'Université de Louvain.

Fondé en 1954, l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), éditeur des Cahiers dispense des enseignements pluridisciplinaires sur l’Amérique latine. Il accueille aussi le Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (Creda), une unité de recherche du CNRS.

L’IHEAL et le Creda sont parties prenantes de l’Institut des Amériques. Créé en 2007, il a vocation à être un pôle central en Europe de recherche et de documentation en sciences sociales portant sur l’ensemble du continent américain. Le site permet de suivre quelques conférences et de recevoir des "Lettres" spécialisées.

Coffret DVD "La Vida Loca" (Éditions Prestige, avec livret collector et bonus)
Christian Poveda
Éditions Bac Films
03/ 2010

« Il est des films où la réalité projetée sur l’écran excède parfois l’existence. Elle est plus forte, elle la dépasse, la déchire. C’est malheureusement le cas de La Vida Loca, premier et dernier documentaire tourné pour le cinéma par Christian Poveda qui a emporté, dans son propre mouvement, son réalisateur et quelques-uns de ses personnages. »

Christian Poveda a été assassiné le 2 septembre 2009, sur une route du Salvador alors qu’il venait d’achever le tournage de La Vida Loca. Le Blog Cinema documentaire revient sur le film et sur la vie de son auteur.

Un hommage écrit par Cédric Mal. Cet article est initialement paru dans la revue Images Documentaires (n° 67/68 - 1er trimestre 2010).

Atlas géopolitique mondial - Edition 2013
Sous la responsabilité éditoriale d'Alexis Bautzmann, Guillaume Fourmont. La cartographie est supervisée par Laura Margueritte
Éditions Argos
02/2013

Présentation de l’éditeur

En près de 300 cartes en couleurs, l'Atlas géopolitique mondial offre un panorama complet de l'ensemble de l'actualité géopolitique, géoéconomique et géostratégique mondiale. La richesse de son support cartographique est inégalée en France. Il prend appui sur les magazines du groupe Areion (Carto, Diplomatie, Défense et sécurité internationale, Moyen-Orient...), qui garantissent au lecteur le plus large balayage international actuellement disponible dans la presse française.

Outil indispensable à qui veut comprendre les bouleversements qui atteignent nos sociétés, l'Atlas géopolitique mondial traite de toutes les tendances de fond qui redessinent notre futur : origines et développement de la crise économique mondiale ; relativisation du poids stratégique des puissances « occidentales » ; montée en puissance des radicalismes religieux ; extension de la prolifération nucléaire, biologique et chimique ; problèmes démographiques et migratoires ; rareté des ressources naturelles.

En fournissant au lecteur des cartes prospectives, l'Atlas géopolitique mondial se démarque résolument des limites des autres ouvrages. L'ensemble des futurs est scruté :
- L'Union européenne est-elle condamnée à un inéluctable déclin ?
- Comment évoluera le flanc sud de la Méditerranée après le « Printemps arabe » ?
- La Chine basculera-t-elle dans le chaos avant d'avoir réussi à stabiliser sa société et son modèle de développement ?
- Quels rapports de force dans le très opaque régime nord coréen ?

L'éditeur Argos dépend du groupe Areion, un groupe de presse français spécialisé en géopolitique et en défense, qui publie notamment les magazines Carto, Diplomatie, Moyen-Orient ou encore Défense et Sécurité internationale que Le Dessous des Cartes présente régulièrement.