DES NOUVELLES DU BANGLADESH Cette émission a été diffusée la première fois en mars 2013

Lectures

Les mondes de l'océan Indien - Tome 1 : De la formation de l'État au premier système-monde afro-eurasien
Philippe Beaujard
Armand Colin
11/2012

Présentation de l’éditeur

La naissance de l'Etat et des cités, en Mésopotamie et en Egypte, puis dans la vallée de l'Indus et en Chine, induit les premières "globalisations", impulsées par l'essor des échanges et des innovations techniques ou institutionnelles. La "Révolution urbaine" est aussi le temps d'une révolution idéologique et cognitive, marquée par l'invention de l'écriture. Ces processus conduisent à l'intégration croissante de régions interconnectées au sein d'économies-mondes qui se succèdent, dans les périodes de l'âge du bronze puis du fer. Des empires se forment, tandis qu'un secteur privé émerge, articulé à l'État. Au début de l'ère chrétienne, les échanges constituent l'océan Indien en un espace unifié et hiérarchisé, au centre d'un "système-monde" afro-eurasien unique qui montre une première division interrégionale du travail. Mettant en oeuvre une approche transdisciplinaire, cet ouvrage montre ici la fécondité d'une histoire globale renouvelée, prenant en compte l'ensemble de l'Ancien Monde et les périodes anciennes de son histoire.

Les deux livres qui composent ce tome 1 :
- "Les routes anciennes des échanges et les premiers États (VIe-IIe millénaires avant JC)" ;
- "La naissance du système afro-eurasien (1er millénaire avant JC - VIe siècle après JC)".

À propos de l’auteur
Philippe BEAUJARD est ingénieur agronome, ethnologue et historien. Il est directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique et membre du Centre d'études des mondes africains (CEMAf).
Il a publié plusieurs ouvrages d'ethnologie et de linguistique consacrés à Madagascar. Il a en outre dirigé l'ouvrage Histoire globale, mondialisations et capitalisme avec L. Berger et P. Norel (Paris, La Découverte, 2009).

Les mondes de l'océan indien - Tome 2 : l'océan Indien au cœur des globalisations de l'ancien monde (VIIe-XVe siècles)
Philippe Beaujard
Armand Colin
12/2012

Présentation de l’éditeur

L'océan Indien s'est peu à peu construit comme l'espace central d'un système-monde afro-eurasien, par le biais d'échanges sur les routes maritimes « des épices », elles-mêmes articulées aux « routes de la soie ». Ce système, dans lequel les échanges stimulent l'innovation et où la Chine joue un rôle moteur, se développe jusqu'au XVIe siècle au fil de quatre cycles économiques. Ces derniers, qui s'accompagnent d'une croissance générale de la population, coïncident avec des évolutions politiques, sociales, religieuses, et semblent souvent refléter des transformations du climat. Si l'émergence de l'Europe au XVe siècle débouche sur l'irruption portugaise dans l'océan Indien en 1498, les économies de l'Asie surpassent encore largement – et pour longtemps – les économies européennes. Cette histoire de l'océan Indien replacé dans un cadre global conduit à une remise en cause de l'eurocentrisme de certaines recherches. Elle éclaire en outre la période ultérieure du système-monde capitaliste moderne, et invite à une réflexion sur les futurs possibles de ce système. 

Les trois livres qui composent ce tome :
- "L’océan Indien entre la Chine Tang et l’empire musulman (VIIe-Xe s.)" ;
- "La globalisation à l’époque des Sung puis des Mongols (Xe-XIVe siècles), puis le repli du XIVe siècle" ;
- " L'expansion des échanges dans le système-monde afro-eurasien au XVe siècle et l'émergence du capitalisme européen".

Politique et religions en Asie du Sud - Le sécularisme dans tous ses états ?
Sous la direction de Christophe Jaffrelot et Aminah Mohammad-Arif
EHESS - Collection : Purusartha
02/2012

Présentation de l’éditeur

L'Asie du Sud – l'Inde en tête – a réinventé le sécularisme, en l'adaptant à l'immense diversité religieuse de la région. Mais les dernières décennies ont vu cette réinvention subir, dans chaque pays, de sérieux coups de boutoir – indépendamment de la religion dominante (hindouisme, islam ou bouddhisme) et des régimes politiques (démocratiques ou autoritaires).

C'est ce processus que ce volume entend analyser à travers l'étude des dynamiques à l'œuvre dans chacun des pays concernés, de l'Inde à l'Afghanistan en passant par le Pakistan, le Bangladesh, Sri Lanka et le Népal. Partout, la tendance est à une identification de l'État à la religion majoritaire qui, certes, varie beaucoup selon les pays.

Les minorités religieuses sont naturellement les premières à ressentir l'influence de ce déclin du sécularisme. Là encore, certaines convergences apparaissent, se lisant en tout premier lieu dans la morphologie de la violence. Mais si le constat de cette évolution fait l'objet d'un consensus, sa nature et son ampleur restent largement débattues, comme le montrent les différentes tonalités des contributions ici réunies. Au-delà du sécularisme, ce numéro s'attache aussi à déconstruire le couple religion-politique à travers des études de cas où le lien de causalité est loin d'être systématique, même lorsqu'il est attendu, et où la relation entre les champs connaît des transformations inédites.

À propos des auteurs
• Aminah Mohammad-Arif : docteur en anthropologie sociale de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, membre du Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (UMR 8564, CNRS), il enseigne à l'Institut national des langues et civilisations orientales.
• Christophe Jaffrelot est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, et est habilité à diriger des recherches à l'Institut d'études politiques de Paris où il enseigne la politique de l’Asie du Sud. Directeur du CERI (Centre d'études et de recherches internationales), Christophe Jaffrelot est l'un des meilleurs spécialistes de l'Asie du Sud en France.

Les géants d'Asie en 2025 : Chine, Japon, Inde
Jean-Marie Bouissou, François Godement, Christophe Jaffrelot
Éditions Philippe Picquier
01/2013

Présentation de l’éditeur

Il y a longtemps que l'Asie est le centre de gravité démographique du globe. Aujourd'hui, elle est essentielle à l'économie mondialisée. Demain, elle pourrait se trouver au cœur des équilibres géostratégiques et militaires de la planète. Trois des meilleurs spécialistes français se livrent ici à un exercice de prospective. Ils nous donnent leur vision de l'évolution des trois géants d'Asie dans les dix années à venir.

Quand nombre d'experts se contentent de prolonger les courbes de croissance, eux multiplient les hypothèses qui se répondent d'un chapitre à l'autre. Leurs scénarios se fondent sur une profonde connaissance du passé et du présent de la Chine, du Japon et de l'Inde, et des très nombreux facteurs de tous ordres (économique, démographique, politique, culturel, géostratégique) dont dépend leur avenir – et avec lui, le nôtre.

Internet en Asie - Chine, Corée du Sud, Japon, Inde
Karyn Poupée, Séverine Arsène, Alexandra Soulier, Ingrid Therwath, Jean-Marie Bouissou
Éditions Philippe Picquier
01/2013

Présentation de l’éditeur

L'Asie compte les pays les plus connectés de la planète – la Corée du Sud et le Japon – alors que les deux plus importantes populations d'internautes potentiels au monde – la Chine et l'Inde – restent encore à connecter.

Ce livre scrute de très près le phénomène Internet en Asie, en décrivant les multiples usages, les promesses, et aussi les dangers. À côté des statistiques et des analyses de fond, il nous fait aussi – et peut-être surtout – découvrir toutes les variétés asiatiques d'internautes, vedettes ou anonymes.

Et il répond à des questions comme : « Internet démocratisera-t-il la Chine ? », « Pourquoi la Corée est-elle le royaume des jeux en ligne ? » ou « Qu'arrivera-t-il quand l'immense population de l'Inde rurale entrera dans le monde grâce au Net ? ».

Un autre islam - Inde, Pakistan, Bangladesh
Marc Gaborieau
Albin Michel
3/2007

Présentation de l’éditeur

Avec 400 millions de fidèles – un musulman sur trois dans le monde – l'islam du sous-continent indien est la plus grande minorité religieuse de la planète, répartie quasi également entre l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh, sans compter les petites communautés des Maldives, du Sri Lanka, du Népal et du Bhoutan.

L'Occident méconnaît largement cet "autre islam", et n'en retient souvent que des aspects conflictuels : massacres interreligieux de la Partition, tensions au Cachemire où s'affrontent deux puissances nucléaires, idéologies fondamentalistes propagées chez les talibans du Pakistan et chez les prédicateurs du Tablîgh jusque dans nos banlieues. La réalité est plus complexe et d'une diversité culturelle étonnante.

Marc Gaborieau, l'un de ses meilleurs spécialistes, en offre pour la première fois une étude d'ensemble vivante et précise. Il retrace cette extraordinaire histoire, initiée par une minorité de marchands et de conquérants venus du Moyen-Orient et de l'Asie centrale, et qui ont introduit un large éventail de sectes, d'écoles de droit et de théologie, de sensibilités religieuses plus ou moins ouvertes à la mystique soufie. L'islam s'est toujours adapté de façon innovante dans le contexte indien et, malgré les conflits, les musulmans, pour la plupart issus de convertis, ont établi un modus vivendi avec la majorité hindoue, dont ils partagent les visions sociales et culturelles.

Pour une économie plus humaine - Construire le "social-business"
Muhammad Yunus - Karl Weber, Maria Nowak (Préfacier), Béatrice Merle d'Aubigné (Traducteur), Annick Steta (Traducteur)
LGF/LIVRE DE POCHE
10/2012

Présentation de l’éditeur

Depuis quelques années, la Grameen Bank créée par Muhammad Yunus, Prix Nobel de la paix en 2006, développe avec des entreprises (Danone, Veolia et Adidas) le modèle économique du social-business.

Il est possible à présent de tirer les leçons de ces premières expériences, d'en analyser les résultats et de s'interroger sur les effets de la crise financière et de l'augmentation du prix des matières premières.

Muhammad Yunus nous explique comment le marché a obligé ces entreprises à faire évoluer leur stratégie, leur marketing, leur cible. Si le modèle est différent, les lois qui fixent les équilibres du social-business sont les mêmes que celles qui agissent sur l'économie de marché classique. Le principe de réalité prédomine... mais dans une perspective plus humaine.

Entre études de cas et réflexions sur le monde à venir, l'ouvrage de Muhammad Yunus nous ouvre un univers toujours aussi stimulant et porteur d'espoir.

À propos de l’auteur
Muhammad Yunus est né au Bangladesh. Docteur en économie, il est le fondateur et le directeur de la Grameen Bank. En transgressant de nombreux préjugés économiques, il a imposé le microcrédit dans le monde. Pour son action, il a reçu le prix Nobel de la Paix en 2006.

Vers un nouveau capitalisme
Muhammad Yunus, Karl Weber
LGF/LIVRE DE POCHE
01/2009

Présentation de l’éditeur

À l'heure où le système financier est en pleine mutation, le Prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus, l'homme qui a imposé le microcrédit, propose une nouvelle forme d'activité économique, complémentaire au modèle classique. Tout comme le microcrédit, qui concerne aujourd'hui plus de cent millions de familles, ce que le Professeyr Yunus appelle le social-business pourrait profondément renouveler le capitalisme.

Qu'est-ce qu'un social-business ? Une entreprise qui gagne de l'argent mais qui n'est pas tendue exclusivement vers la maximalisation du profit. Une entreprise qui consacre ses bénéfices à la diminution des coûts, à la production d'avantages sociaux. Une entreprise qui ne rémunère par ses actionnaires. Utopie ?

Les premiers social-businesses créés par la Grameen Bank témoignent du contraire. La nouvelle révolution à laquelle nous invite le Professeur Yunus ouvre la voie à un modèle économique différent, plus juste et plus humain.

De ma prison
Taslima Nasreen, avec une traduction de Pascale Haas
POINTS / BROCHÉ
18/03/2010

Présentation de l’éditeur

De la prison où, sous prétexte d’assurer sa protection, le gouvernement indien la tint enfermée entre novembre 2007 et mars 2008, Taslima Nasreen écrit. Elle écrit, jour après jour, à ses proches ou pour elle-même. Ces textes sonnent comme un long cri de détresse et de rébellion contre l’intolérance et les fanatismes religieux qui tentent de priver les femmes de leurs droits

Biographie de Taslima Nasreen

Née en 1962, médecin de formation, Taslima Nasreen, se consacrait au journalisme et à la littérature lorsque la publication de Lajja (décrit comme "pornographique et blasphématoire") a soulevé la colère des fondamentalistes du Bangladesh, dont les plus zélés ont obtenu qu'elle soit l'objet d'une fatwa la condamnant à mort.

Lajja
Taslima Nasreen
Stock
03/1997

Description de l’ouvrage

Lajja (la "honte"), c'est le drame d'une famille hindoue prise au piège de l'histoire du Bengale. Depuis la partition de 1947, et surtout depuis 1971, date de l'Indépendance, deux communautés religieuses s'affrontent au Bangladesh : malgré le métissage qui s'est opéré entre musulmans et hindous au cours des siècles, les événements mettent périodiquement en pièces le travail du temps.

La catastrophe vient ici de la destruction d'une mosquée en Inde, le 6 décembre 1992. Les hindous du Bangladesh vont expier, comme s'ils en étaient coupables, cette destruction d'un lieu saint de l'islam. Et, tout en dénonçant formellement les auteurs de cet acte, c'est la situation "honteuse" de ceux qui vont payer les conséquences que l'auteur s'attache à décrire.

Chacun des membres de la famille Datta vit d'une manière différente les atrocités que les musulmans sectaires, à travers tout le pays, commettent sur la communauté hindoue. Le père refuse obstinément l'exil, la mère, faute de pouvoir fuir, se mure dans le silence, le fils profondément déçu dans ses convictions ne rêve plus que de vengeance. Maya, la fille belle et charmante, ne demande qu'à vivre aimée de ses amis musulmans, mais en fin de compte, c'est elle qui mourra de cette obstination à vouloir abattre les frontières. On imagine aisément que ce roman-témoignage, écrit dans l'urgence et l'émotion, pour s'élever contre toute religion et tout sectarisme, aurait, en d'autres lieux et d'autres temps, conduit son auteur au bûcher. On comprend beaucoup moins qu'il ait pu, de nos jours et dans un pays démocratique, lui valoir une mise au ban de la société, assortie de menaces de mort.