DES NOUVELLES DU CONGO BRAZZAVILLE Cette émission a été diffusée la première fois en mai 2014

Lectures

Le rapport Brazza - Mission d'enquête du Congo : rapport et documents (1905-1907).
Pierre Savorgnan de Brazza, avec une préface de Catherine Coquery-Vidrovitch, les notes de Dominique Bellec (Annotateur) et une postface de Pierre Farbiaz
03/2014

Présentation de l’éditeur
Étrangement oublié en France, Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905) est une légende – parfois instrumentalisée par le pouvoir – au Congo. Explorateur français d'origine italienne, il aborde la région dès 1874. Au cours de ses quatre principales missions, il découvre les sources du fleuve Ogooué, jette les bases de l'administration du Congo français entre 1885 et 1898, s'oppose à l'introduction du système de concessions privées, avant de devenir, en 1905, le détracteur horrifié du régime colonial de l'Afrique équatoriale française. Imprimé à l’époque en dix exemplaires classés " confidentiels " et enfoui dans les archives gouvernementales avec des centaines de pièces annexes, méconnu des historiens, le rapport Brazza n'avait jamais été rendu public.

À propos des auteurs
Catherine Coquery-Vidrovitch est la seule historienne française à avoir pris connaissance du rapport Brazza, qu'elle a découvert dans le cadre de sa thèse d'État, en 1966. Professeure émérite de l'université Paris-Diderot, ses travaux sur l'Afrique portent sur la politique de colonisation et les notions d'impérialisme et de capitalisme sur ce continent. On peut lire en ligne, parmi ses ouvrages, le Tome 1 de Le Congo au temps des grandes compagnies concessionnaires 1898-1930. Il a fallu attendre mars 2014 pour que l’éditeur, Le passager clandestin, le publie, dans une présentation détaillée de Catherine Coquery-Vidrovitch, accompagnée de nombreux documents inédits.
Dominique Bellec est actuellement directeur éditorial et co-gérant des éditions Le passager clandestin.
Pierre Farbiaz est le fondateur de la Semaine anticoloniale. Le blog Camp volant fait un compte-rendu de l’ouvrage. Ce même site propose aussi un entretien avec l’historien Elikia M’Bokolo sur la mémoire de la violence coloniale. Elikia M’Bokolo avait notamment préfacé le Petit précis de remise à niveau sur l'histoire africaine à l'usage du président Sarkozy, ouvrage dirigé par l’historienne et ancienne première dame du Mali, Adame Ba Konaré, postfacé par Catherine Clément et auquel ont contribué plus vingt spécialistes de notoriété internationale.

Monde(s) n° 4 : Sociétés coloniales - Enquêtes et expertises
Sous la direction d’Emmanuelle Sibeud, Claire Fredj et Hélène Blais
Armand Colin
09/2013

Présentation de l'ouvrage
C’est avec la situation du Congo en 1905 que les auteurs introduisent la thématique de ce nouvel opus. Les sociétés coloniales ont été les objets et les théâtres de très nombreuses enquêtes. Ordonner une enquête fut souvent la première réponse apportée à une situation de crise ou de transition. Toutes n’ont pas atteint leurs objectifs, mais elles constituent a posteriori des lieux d’observation particulièrement intéressants pour analyser le fonctionnement et les dysfonctionnements des sociétés coloniales.
Un sommaire détaillé de ce numéro 4 de la revue est disponible sur le site de Monde(s). Monde(s) N° 3, du premier trimestre 2013, intitulé Inventions des continents, et dirigé par Isabelle Surun et Hugues Tertrais, propose un article de Sarah Fila-Bakabadio intitulé Imaginaires d’Afrique et historiographies afrocentristes.

À propos des auteurs
• Maîtresse de conférences en histoire à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Emmanuelle Sibeud étudie l’histoire des colonisations et des empires, l’historiographie du fait colonial et l’histoire des sciences humaines. Elle a publié en 2002 Une science impériale pour l’Afrique ? La construction des savoirs africanistes en France (1878-1930) (Éditions Ehess), et a dirigé en 2011 le numéro 24 de la Revue d’histoire des sciences humaines intitulé Décolonisation et sciences humaines.
Hélène Blais est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris Ouest Nanterre-La Défense, membre de l’IUF et de l’équipe Institutions et dynamiques historiques de l’économie (IDHE)- UMR 8533. Elle a publié notamment Voyages au Grand Océan, Géographie et colonisation (CTHS, 2005), co-dirigé avec Florence Deprest et Pierre Singaravélou Territoires impériaux. Une histoire spatiale du fait colonial (Presses de la Sorbonne, 2001) et publié avec Claire Fredj et Emmanuelle Saada, le numéro spécial « L’Algérie au XIXe siècle », dans la Revue d’histoire du XIXe siècle (2010/2).
• Claire Fredj est maître de conférences l’université Paris Ouest Nanterre-La Défense. Elle travaille sur l’histoire sociale des savoirs, de la médecine et des professions médicales au XIXe et XXe siècles (Algérie coloniale et espaces extra-européens).

 

Le scandale des biens mal acquis - Enquête sur les milliards volés de la Françafrique
Thomas Hofnung, Xavier Harel
Éditions La Découverte
01/2011

Présentation de l’éditeur
Depuis les indépendances des années 1960, les initiés savaient que certains dirigeants africains "amis de la France" menaient grand train à Paris ou sur la Côte d'Azur... Mais qui s'en souciait vraiment ? Au printemps 2007, une plainte déposée à Paris par une poignée d'ONG, accusant plusieurs chefs d'Etat africains de détournements de fonds publics, a lancé l'affaire de ces "biens mal acquis" sur le dos de leurs peuples. Après moult péripéties judiciaires, la Cour de cassation a autorisé, en novembre 2010, l'ouverture d'une enquête inédite sur ces fortunes accumulées en France par les présidents du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée Equatoriale. Les journalistes Xavier Harel et Thomas Hofnung revisitent le dossier.

L’association Survie avait publié en 2008 une brochure pédagogique, signée par Alexandre Phaëton, qui décodait les dessous de la criminalité économique de la Françafrique à travers les mécanismes des « biens mal acquis des dictateurs africains en France ». Ils érigent ainsi la corruption en horizon indépassable et signent la condamnation du développement économique de leurs pays qu’ils maintiennent dans la dictature. C’est pour lutter contre cette criminalité économique que trois associations, dont Survie, avaient porté plainte en 2007 contre plusieurs chefs d’Etats africain. La confiscation des avoirs volés en l’absence de condamnation (Non conviction Based forfeiture –NCB, pour son acronyme en anglais) est un outil primordial pour le recouvrement du produit de la corruption, notamment lorsque celui-ci a été transféré à l’étranger. Il s’agit d’un mécanisme juridique de blocage, saisie, et confiscation d’avoirs volés, sans la nécessité d’une condamnation pénale. Cette procédure peut s’avérer essentielle à la réussite du recouvrement de biens mal acquis, lorsque l’auteur des faits est décédé, est en fuite, bénéficie d’immunités particulières, ou est de fait trop puissant pour être poursuivi, cas fréquents en matière de grande corruption.
Theodore S. Greenberg, Linda M. Samuel, Wingate Grant et Larissa Gray ont publiés un ouvrage pour le The Stolen Asset Recovery Initiative de la World Bank, traduit en français en 2011 par les éditions Eska.
Selon le blog de Pierre Eboundit (écrivain et militant panafricaniste), ou encore le blog de Sam la Touch (site de recensions de la presse internationale) les collusions politiques et affairistes continuent.

La Chine au Congo-Brazzaville - Stratégie de l'enracinement et conséquences sur le développement en Afrique
Julien Bokilo Lossayi
Éditions L’Harmattan
04/2012

Présentation de l’éditeur
La Chine a besoin des matières premières dont dispose l'Afrique, ce qui semble justifier la stratégie d'enracinement chinoise au Congo. Cette étude montre les constances de cet échange, comment la Chine maintient les Africains dans une dépendance grâce aux ancrages idéologique, monétaire et humanitaire, comment elle mène une gestion ethnocentrique en Afrique. Voici une réflexion sur l'échange asymétrique et sa dynamique dans le jeu de coopération économique entre les pays riches et les pays pauvres.

À propos de l'auteur
Julien Bokilo Lossayi est membre du groupe Chine-Afrique rattaché au CECMC de l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales). Socio-économiste, il étudie en particulier le développement durable et la gouvernance des organisations. Ses recherches portent sur les rapports qu'entretient la Chine avec l'Afrique et ses partenaires, dans leur dimension tant actuelle qu'historique.
Alternatives Économiques propose plusieurs articles de Julien Bokilo Lossayi.

L’éditeur L’Harmattan propose sur son site les ouvrages récents de spécialistes consacrés à la République du Congo-Brazzavile comme Oppositions démocratiques du Congo-Brazzaville - De la Conférence Nationale Souveraine de 1991 aux élections législatives de 2012 de Etanislas Ngodi ou encore Crises financières internationales et pays en développement - Les enseignements pour le Congo-Brazzaville de Cédric Ondaye-Ebauh, actuellement directeur national de la Banque des États de l'Afrique centrale.