ISLAM MÉTIS

Cette émission a été diffusée la première fois en juin 2011

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Lectures

Islam & Coran - Idées reçues
Paul Balta , Michel Cuypers , Geneviève Gobillot
Le Cavalier Bleu
11/02/2011

Peu de religions suscitent aujourd'hui autant de passions que l'islam.

Peu de Livres font l'objet de débats aussi brûlants et contradictoires que le Coran. Historiquement complémentaires et inséparables, islam et Coran ne se confondent toutefois pas. Analysant les principales idées reçues, Paul Balta d'une part, Michel Cuypers et Geneviève Gobillot d'autre part, font dialoguer l'islam de La Tradition, de l'histoire et du monde moderne, avec l'islam du Livre, de l'exégèse traditionnelle et de la recherche scientifique actuelle.

Ils nous donnent ainsi à voir une richesse et une diversité trop souvent occultées par Les intégristes de tous bords.

Paul Balta est spécialiste du monde arabo-musulman, ancien journaliste au Monde et directeur honoraire du Centre d'études de l'Orient contemporain, Sorbonne Nouvelle Paris III.

Michel Cuypers, membre de l'Institut dominicain d'études orientales, s'est spécialisé dans l'étude littéraire du Coran. Geneviève Gobillot, docteur d'État, est professeur des universités en civilisation arabo-musulmane.

Henry Corbin - Penseur de l'islam spirituel
Daryush Shayegan
Albin Michel
05/01/2011

Henry Corbin (1903-1978), qui a renouvelé en profondeur les études islamiques, en particulier iraniennes et mystiques, est un penseur multiforme et encore trop méconnu.

Premier traducteur en France de Heidegger, il a puisé aux sources de la " philosophie prophétique " une pensée riche et profonde qui mérite sa place aux côtés des plus grands systèmes. Daryush Shayegan, lui-même iranien et qui fut son élève, livre ici la première synthèse complète de son oeuvre. Métaphysique de l'imagination, prophétie et initiation, shî'isme, ismaélisme, Avicenne, Mollâ Sadrâ, Sohrawardî, angélologie, théophanie, religion de l'amour...

Autant de thèmes qui dessinent un paysage spirituel plein de promesses pour la réflexion contemporaine et où peut s'amorcer un réel dialogue entre l'Occident et l'Orient.

Henry Corbin est l'auteur de notamment : L'imagination créatrice dans le soufisme d'Ibn' Arabî, Histoire de la philosophie islamique, L'imâm caché, Le paradoxe du monothéisme ...

Daryush Shayegan, ancien directeur du Centre iranien pour l'étude des civilisations, est notamment l'auteur, chez Albin Michel, de Schizophrénie culturelle : les sociétés islamiques face à la modernité.

L'Age d'or des sciences arabes
Ahmed Djebbar, Denis Savoie, Danielle Jacquart, Mohammed El Faïz
Actes Sud Beaux Arts/ Institut du Monde Arabe
01/10/2005

Au sommaire :

La science arabe entre l'héritage gréco-indien et la réception européenne

L'astronomie arabe

Le corps humain dans son environnement

La mécanique arabe

Les arts et les sciences

La circulation des sciences arabes en Europe

C'est aussi le catalogue de l'exposition qui fut consacrée aux sciences dans le monde arabe (IMA, octobre 2005-mars 2006).

Le jardin d'Hadji Baba
Isabelle Delloye
Héloïse d'Ormesson
04/2011

A l'abri des murs d'enceinte de sa maison, Hadji Baba, figure de la culture persane, prodigue son savoir ancestral au jeune orphelin Djon Ali.

Lorsque le vieil homme s'éteint, son fils d'élection quitte le pays dans l'espoir de poursuivre le chemin de la sagesse. Commence alors un long périple : de la France à l'Angleterre, de la Suisse aux Etats-Unis, Djon Ali franchit des montagnes et des mers. Et s'initie, au sein de la diaspora afghane, à la vie occidentale. Le déracinement est douloureux mais l'optimisme infaillible. Entre mémoire, deuil et renaissance, "Le Jardin d'Hadji Baba" est le récit d'une odyssée bouleversante, tout en retenue et poésie. Contes aux parfums de roses et de cardamome, légendes des montagnes du Panshir forment les motifs de ce kaléidoscope tout à la fois nostalgique et moderne.

Ancien professeur de français à Kaboul, Isabelle Delloye vite aujourd'hui entre Paris et Belle-Ile. Passionnée par l'Afghanistan, elle a déjà écrit un document, "Femme d'Afghanistan", sur ce sujet qui lui tient à coeur.

Arts de l'Islam - Chefs-d'oeuvre de la collection Khalili
Michael Rogers. Textes traduits par Divina Cabo et Catherine Sobecki
Hazan/Institut du Monde Arabe Catalogue de l’exposition de l’Institut du Monde Arabe, Paris (Oct.2009-Mars 2010).
09/2009

Comprendre et apprécier l’art islamique. Le vocable « islamique » pourrait faire croire que cet art n’a de finalité que religieuse ; or une large partie de sa production est profane. Il est islamique parce que son vocabulaire est partiellement ancré dans la pensée philosophique de l’Islam qu’a partagé un groupe de nations adhérant à cette foi ; il ne s’agit pas de l’art d’un seul pays ou d’une seule civilisation. On a dit l’importance prise par la calligraphie, comme moyen de transmission du texte coranique, que l’on rencontre sur toutes les échelles et tous les supports. On a souligné l’emploi permanent dans le répertoire décoratif du rinceau, de l’arabesque et de l’entrelacs. On a insisté sur la répugnance envers la représentation figurée, d’hommes et animaux, alors que le hadîth (la tradition du Prophète) ne la réprouve que dans un contexte religieux, manuscrits du Coran et mosquées. L’art de l’ère islamique se forge dès le VIIe siècle (l’année 622 est celle de l’Hégire durant laquelle le prophète Muhammad quitte La Mecque pour s’installer à Médine ; deux siècles après sa mort en 632, l’islam a gagné l’Espagne à l’ouest et l’Afghanistan et le nord de l’Inde à l’est). D’abord sous l’emprise des traditions byzantines de l’Occident et sassanide de l’Orient, il s’affirme dès le VIIIe siècle avec l’avènement de la dynastie Abbasside qui règne sur un vaste empire depuis Bagdad, sa capitale. L’éclatement du pouvoir, notamment sous la pression des Turcs et des Mongols, va dès le XIIIe siècle faire naître des styles variés jusqu’à nos jours, l’art islamique perdurant par-delà l’aube du XIXe siècle, contrairement à une idée reçue.

C’est à partir de la fabuleuse collection d’art islamique de Nasser D. Khalili que le parcours de l’exposition propose trois entités distinctes, chacune avec son atmosphère particulière. « Foi, sagesse et destinée » témoigne de la relation entre l’art et le sacré ; « L’atelier des mécènes : califes, émirs, khans et sultans » rend compte du développement des arts de cour qui élaborent les modes du paraître et accessoirement servent de modèles à la société civile ; « Un univers de formes et de couleurs » explore le foisonnement de la création pour la satisfaction des sens, comme un avant-goût du paradis.

Réunie à partir des années 1970, la collection d’art islamique de Nasser D. Khalili compte aujourd’hui quelque 20 000 objets, souvent des chefs-d’oeuvre, qui témoignent de la production artistique dans les pays musulmans du VIIe au XXe siècle. Il s’agit de la collection particulière la plus complète du monde dans ce domaine.

Son fondateur croit fermement qu’une connaissance fine de cet art est la clef pour la compréhension des cultures de l’Islam qui, selon les époques, ont prévalu de l’Espagne à la Chine. En rendant sa collection accessible au public le plus large possible, il dépasse le plaisir personnel de la quête des objets et de leur étude scientifique pour en faire un moyen de lutte contre l’intolérance. Par ses origines, son ambition est également de promouvoir l’apaisement et la compréhension mutuelle entre juifs et musulmans ; il est d’ailleurs co-fondateur et président de la Fondation Maimonide qui oeuvre en ce sens. Amplement étudiée et publiée, la collection ne dispose pas encore d’un lieu de présentation permanente. D’où l’idée de l’itinérance d’une sélection de 471 pièces - manuscrits, tentures et tapis, céramiques et verres, métaux et orfèvrerie, bijoux et laques, boiseries et pierres dures - qui montrent et expliquent qu’est ce que l’art islamique. Après l’Australie et les Émirats Arabes Unis, sa présentation à l’Institut du monde arabe est une première en Europe.

Qantara - patrimoine méditerranéen, traversées d'Orient et d'Occident
Dirigé par Yannis Koïkas, Élodie Bouffard
Catalogues d'exposition
11/2008

En arabe, Qantara signifie « passerelle ».

Ces phénomènes d’échanges, d’interférences et d’influences au sein du monde méditerranéen sont ici étudiés à travers six thématiques : ville, religion, savoir, guerre, pouvoir et diplomatie, art de vivre- et des objets, manuscrits, peintures, architectures, tous issus des différentes civilisations du bassin méditerranéen et s’inscrivant dans une période allant de l’Antiquité tardive au début du XIXe siècle.

Par-delà les apparentes dissensions de cette région à l’histoire mouvementée, des spécialistes dessinent un panorama de l’identité et des valeurs méditerranéennes au moyen d’une analyse transversale appuyée sur le langage des formes.

Islamophilies, l'Europe moderne et les arts de l'Islam - Catalogue de l'exposition Le Génie de l'Orient
Sous la direction de Rémi Labrusse, Collectif
Somogy/Musée des Beaux-arts de lyon
03/2011

Ni "l'Orient" en général, ni l'islam en tant que religion, mais l'Islam en tant que culture visuelle : c'est à cette source, spécifiquement, que des théoriciens, des collectionneurs, des artistes européens, au XIXe siècle, sont allés puiser.

Consciemment ou non, ils y cherchaient des réponses à leurs interrogations sur l'avenir des images, dans le monde industriel moderne. Ce monde où l'ivresse de la plus grande puissance côtoyait - et côtoie toujours - l'angoisse d'un effondrement intérieur n'a pas vu seulement dans les arts de l'Islam l'occasion d'une fuite dans l'imaginaire. Ils incarnèrent aussi l'horizon d'une renaissance, fondée sur la réconciliation de l'art et de la science.

Rêverie exotique bercée de fantasmes ou pensée critique de la culture contemporaine; exaltation des différences ou désir de fusion dans l'universel : entre ces pôles oscille, aujourd'hui comme hier, le rapport complexe entretenu par l'Europe moderne avec les arts de l'Islam.

Rémi Labrusse, est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. Il a précédemment dirigé le catalogue de l’exposition Purs décors ? Arts de l’Islam, regards du XIXe siècle présentée à Paris, au musée des Arts décoratifs, à l’automne 2007. Il a également publié de nombreux textes sur l’histoire de l’art du XXe siècle, dont : Matisse. La condition de l’image, Gallimard, 1999 et Miro. Un feu dans les ruines, Hazan, 2004.

Agenda

Le génie de l'Orient, l’Europe moderne et les arts de l’Islam.
Musée Des Beaux-Arts - Lyon
2 avril - 4 juillet 2011

Au cours du XIXe siècle, l’Europe découvre un nouvel univers visuel, celui des arts de l’Islam.

À l’occasion de voyages, nombre de collectionneurs constituent des ensembles d’œuvres souvent spectaculaires qui témoignent de l’émerveillement de l’Occident pour l’Orient. L’exposition suggère que nous demeurions aujourd’hui les héritiers de ces nouveaux codes visuels.

La découverte des arts de l’Islam donne naissance à deux révélations : l’une, diffusée surtout par la peinture, s’inspire des décors des palais et harems pour une vision fantasmée de la fable orientaliste ; l’autre est portée par les théoriciens de l’ornement et certains artistes d’avant-garde. Ils recherchent dans l’art de l’Islam une nouvelle esthétique qui pourrait transformer les codes de représentation occidentale. Tapis et tissus, céramiques, métaux, marqueteries de bois ou encore d’ivoire introduisent un nouveau répertoire de formes, de motifs et de techniques.

L’exposition illustre ces deux visions à travers différents parcours individuels ou collectifs : Pionniers, voyageurs, photographes ou collectionneurs sont fascinés par l’originalité de cette nouvelle culture visuelle alors même que l’histoire de la représentation est en crise.

Le parcours s’achève avec l’évocation d’un moment d’espoir utopique : celui où des artistes, comme Henri Matisse ou Paul Klee, ont rêvé, peu avant la Première Guerre mondiale, d’une fusion entre regard « occidental » et regard « oriental ».

Depuis la Renaissance, l’art européen était dominé par la question de la ressemblance dans les images : la mimésis. Au début du XXe siècle, la remise en cause de ce principe d’imitation conduit certains artistes à explorer les approches élaborées par d’autres cultures. Découvrant les arts de l’Islam, Paul Klee et Henri Matisse y puisent, chacun à leur manière, un encouragement à transformer radicalement le rapport occidental avec les images, en dépassant l’opposition traditionnelle entre décoration et représentation.

Cette exposition, reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication / Direction générale des patrimoines/ Service des musées de France, est organisé sous le commissariat de Salima Hellal, conservateur du patrimoine, chargée des collections d'objets d'art, musée des Beaux-Arts de Lyon et Rémi Labrusse, professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université de Paris X Nanterre.

Pour en savoir plus, l'émission de France Culture "Cultures d'islam", d'Abdelwahab Meddeb, a reçu Rémi Labrusse , professeur de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. "Islamophilies, L’Europe moderne et les arts de l’Islam", catalogue de l’exposition Le génie de l’Orient, co-édité avec Somogy, a pour auteur principal Rémi Labrusse auquel s’ajoute l’étude de Salima Hellal, sur le rôle de la ville Lyon dans la connaissance et la préservation des arts de l’Islam au XIXe siècle.

Le site de l'émission : www.franceculture.com/emission-cultures-d-islam.html-1

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