L’AFRIQUE : ZONES DE CROISSANCE Cette émission a été diffusée la première fois en novembre 2014

Lectures

L'Afrique qui bouge
Nombreuses contributions
Alternatives Internationales Collection Hors-série
05/2013

Avec sa croissance économique retrouvée et ses élites jeunes et nombreuses, le continent a de quoi jouer sa partition dans la mondialisation. Mais entre pression démographique, pauvreté endémique, inégalités sociales et menace écologique, les défis restent colossaux.

Un "continent d'avenir qui ne supporte plus le regard apitoyé des autres". Ce jugement d'Abdou Diouf, l'ancien président du Sénégal, est largement partagé de Dakar à Mombasa et de Tombouctou au Cap. Naguère, il aurait été interprété comme l'expression d'une fierté bravache ou inconsciente. Aujourd'hui, il saisit la réalité d'une Afrique subsaharienne qui n'est plus tout à fait comme avant, par quelque bout qu'on la regarde : croissance économique soutenue, transition démographique et urbanisation rapide, démocratisation de la vie politique…

Ce numéro ne cède pas aux caricatures, qu'elles soient afro-pessimistes ou afro-naïves. Cette Afrique qui bouge, il la décrypte, la présente dans ses difficultés, ses contradictions, ses défis. Entre autres celui d'une croissance encore trop dépendante des matières premières, celui d'une transition démographique trop lente sur un continent qui ne crée pas assez d'emplois, celui d'une agriculture qui reste négligée par les politiques de développement, celui des libertés et de la gouvernance. Raison pour laquelle il faut plus que jamais rester solidaires de cette Afrique qui change quand, en période de vaches maigres, nous sommes tentés par le repli. Nous avons tout à gagner à nous ouvrir à la circulation des idées et des hommes, à nous laisser surprendre, comme surprendront peut-être bien des articles remontés du terrain et présentés ici.

Ce numéro n'aurait pas pu voir le jour sans le soutien matériel et intellectuel de l'Agence française de développement (AFD), du CCFD-Terre solidaire et de la Solidarité internationale pour le développement et l'investissement (Sidi), qui nous ont permis de le réaliser en toute indépendance éditoriale. Qu'ils en soient ici chaleureusement remerciés.

Le sommaire et les articles, payants, à télécharger à l'unité sont sur le site d'Alternatives Internationales.

Alternatives Internationales a lu et commente sur son site : "La Grande Guerre africaine. Instabilité, violence et déclin de l'Etat en Afrique centrale (1996-2006)" , écrit par Filip Reyntjens édité par Les Belles Lettres, et "Africa - Etats faillis, miracles ordinaires" de Richard Dowden. Richard Dowden est directeur exécutif de la "Royal African Society". Le livre est préfacé par l'écrivain nigérian Chinua Achebe.

Chinua Achebea reçu le prestigieux "Prix de la paix des libraires allemands" en 3002 qui honore "l’un des auteurs les plus lus d’Afrique, devenu un classique de son vivant. ». En 2004 Chinua Achebe refuse, pour protester contre la politique actuelle de son pays natal, le titre de Commander of the Federal Republic (CFR), le deuxième titre honorifique le plus important au Nigeria. Chinua Achebe est décédé le 21 March 2013. The Paris Review, revue américaine de haut vol consacré à la littérature, propose en ligne un entretien avec l'écrivain

Afrique 3.0 Les Africains racontent la nouvelle dynamique du continent
Nombreuses contributions
Courrier International. Hors-série n° 2013-2
03/2013

L’Afrique 1.0 était celle du colonialisme européen, l’Afrique 2.0 celle d’après les indépendances. Nous voici aujourd’hui dans l’Afrique 3.0, un continent en pleine réinvention, affirment les journalistes sud-africains Richard Poplak et Kevin Bloom dans un livre à paraître prochainement et auquel nous avons emprunté le titre de ce hors-série. Dans cette nouvelle ère, les Africains revendiquent la parole haut et fort, une parole longtemps confisquée par des Occidentaux experts ou amoureux du continent. C’est pourquoi nous avons pris le parti de ne publier dans ces pages que des textes signés par des Africains, qu’ils soient journalistes, artistes, entrepreneurs ou simples citoyens, qu’ils soient nés en Afrique ou issus de la diaspora, qu’ils soient blancs, noirs ou métis, du Sénégal ou d’Ouganda, d’Ethiopie ou du Mozambique (nous nous en sommes tenus à l’Afrique subsaharienne). Ce qu’ils nous disent d’eux-mêmes et de leur continent tranche avec la vision excessivement sombre (pauvreté, famine, conflits…) ou excessivement radieuse (perspectives de croissance mirifiques, montée des classes moyennes…) que donnent, selon eux, les médias internationaux. A lire ces auteurs africains, ce que l’Afrique peut apporter au monde, ce qu’elle veut lui apporter, c’est moins des ressources naturelles et de nouveaux marchés qu’un rapport aux autres fait de créativité, de fraternité et de tolérance.

Le site du magazine CourriL’Afrique 1.0 était celle du colonialisme européen, l’Afrique 2.0 celle d’après les indépendances. Nous voici aujourd’hui dans l’Afrique 3.0, un continent en pleine réinvention, affirment les journalistes sud-africains Richard Poplak et Kevin Bloom dans un livre à paraître prochainement et auquel nous avons emprunté le titre de ce hors-série. Dans cette nouvelle ère, les Africains revendiquent la parole haut et fort, une parole longtemps confisquée par des Occidentaux experts ou amoureux du continent. C’est pourquoi nous avons pris le parti de ne publier dans ces pages que des textes signés par des Africains, qu’ils soient journalistes, artistes, entrepreneurs ou simples citoyens, qu’ils soient nés en Afrique ou issus de la diaspora, qu’ils soient blancs, noirs ou métis, du Sénégal ou d’Ouganda, d’Ethiopie ou du Mozambique (nous nous en sommes tenus à l’Afrique subsaharienne). Ce qu’ils nous disent d’eux-mêmes et de leur continent tranche avec la vision excessivement sombre (pauvreté, famine, conflits…) ou excessivement radieuse (perspectives de croissance mirifiques, montée des classes moyennes…) que donnent, selon eux, les médias internationaux. A lire ces auteurs africains, ce que l’Afrique peut apporter au monde, ce qu’elle veut lui apporter, c’est moins des ressources naturelles et de nouveaux marchés qu’un rapport aux autres fait de créativité, de fraternité et de tolérance.

Le site du magazine Courrier International offre bien des compléments à sa version papier . Pour intéresser les jeunes à l'actualité, deux chanteurs sénégalais prennent le micro et rappent sur l'Union africaine, les détournements de fonds et la baisse des prix. En vidéo , le site du Courrier commente et reprend ce "journal télévisé" hors du commun qui nous vient du Sénégal.

Les guerres d'Afrique - Des origines à nos jours
Bernard Lugan
025/2013

Le long déroulé de l'histoire du continent africain est rythmé par une succession de guerres. Les plus anciennes sont figurées sur les parois peintes du Sahara et de l'Afrique australe. Les plus récentes font l'actualité, de la Libye au Kivu et de la Somalie au Mali. Dans l'Afrique “d'avant les Blancs", la guerre entraîna la mutation de nombre de sociétés et fut créatrice d'empires, dont ceux d'El Hadj Omar, de Samory, de Rabah, de Shaka Zulu...

Avec la conquête coloniale, à l'exception de l'échec italien en Ethiopie, les guerres tournèrent toutes à l'avantage des colonisateurs, même si, ici ou là, des batailles retardatrices dont le livre rend compte, furent occasionnellement remportées par les Africains. La parenthèse impériale fut ensuite refermée sans affrontements majeurs, les guérillas nationalistes n'y étant jamais en mesure de l'emporter sur le terrain.

Après les indépendances, l'Afrique fut ravagée par de multiples conflits qui firent des millions de morts et des dizaines de millions de déplacés. Au terme de la "guerre froide", l'Afrique redevint l'actrice de ses propres guerres, donc de sa propre histoire. Les placages idéologiques et politiques qui lui avaient été imposés depuis des décennies volèrent alors en éclats et le continent s'embrasa.

Durant la décennie 2000-2010, 70 % des décisions de l'ONU et 45 % des séances du Conseil de Sécurité furent consacrées aux conflits africains. Un livre très documenté, accompagné de nombreuses cartes en couleurs, qui retrace l'histoire des guerres d'Afrique, un outil qui permet au lecteur de comprendre les conflits actuels.

Bernard Lugan, universitaire, est professeur à l'Ecole de Guerre à Paris et il enseigne aux Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Il est conférencier à l'IHEDN, l' Institut des hautes études de défense nationale et expert auprès du TPIR (Tribunal Pénal International pour le Rwanda-ONU).

Voir aussi : http://www.trial-ch.org/fr/accueil.html

Une interview de l'auteur à propos du livre "Les guerres d'Afrique - Des origines à nos jours" sur le site Guerres-et-conflits, site membre de la communauté Theatrum Belli.

Bernard Lugan diffuse aussi par internet la revue l'Afrique Réelle.

L'Afrique Réelle N°42 de Juin 2013 se concentre sur deux dossiers : "Côte d’Ivoire, tous les problèmes demeurent " et "le Sahelistan du Nigeria"

Il est l'auteur notamment de Histoire du Maroc - Des origines à nos jours, avec une nouvelle édition comportant des cartes assurée par en ELLIPSES MARKETING en février 2011, de "Décoloniser l'Afrique !" en novembre 2011 et de l'ouvrage, non réédité, intitulé "Cette Afrique qui était allemande" publié en 1990 par Picollec.

Le rhinocéros d'or - Histoires du Moyen Age africain
François-Xavier Fauvelle-Aymar
ALMA
02/2013

Voici l'Afrique des "siècles d'or". En Europe, c'était le Moyen Age. Scrutant les traces que laissèrent des civilisations brillantes (VIIIe-XVe siècles), François-Xavier Fauvelle-Aymar nous fait découvrir de manière captivante la riche histoire de ce continent méconnu. Conduit par les négociants, les aventuriers, les géographes et les diplomates d'un lointain passé, mais aussi par les archéologues du temps présent, son récit nous mène du Sahara jusqu'aux rives du fleuve Niger ; de l'empire du Mali jusqu'aux royaumes chrétiens de Nubie ou d'Ethiopie ; des principautés de la côte d'Afrique de l'Est jusqu'aux énigmatiques pouvoirs qui ont laissé les ruines majestueuses de Grand Zimbabwe.

On découvre les cours de souverains opulents ; les villes très peuplées où les commerçants du monde islamique rencontraient les négociants africains ; les marchés où s'échangeaient ambre de cachalot, esclaves et or, contre vaisselle de luxe, lingots de métal et de sel, coquillages et perles importés d'Asie. Une carte, une fresque, une lettre, les ruines d'une ville de sel, une pièce de monnaie ou une inscription gravée permettent à l'auteur de reconstituer l'histoire.

Rares, fragiles, ces traces constituent le temps retrouvé d'une Afrique mobile, marchande et interlope.

François-Xavier Fauvelle-Aymar est historien spécialiste de l'Afrique, internationalement reconnu. Il est directeur de recherches au CNRS au sein du laboratoire "Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés" (TRACES, Université de Toulouse), co-responsable et animateur du séminaire « Histoire et archéologie de l’Afrique » du Master "Arts et cultures de la Préhistoire et de la Proto-histoire : Europe, Afrique" Il a notamment publié une Histoire de l'Afrique du Sud (2006) et La Mémoire aux enchères (2009).

Les Présentations bibliographiques et des articles à télécharger sont disponibles sur le site d’Academia

Atlas du monde contemporain - 150 cartes pour comprendre le présent et anticiper l'avenir
Dan Smith
ARMAND COLIN Hors collection
04/2013

Remarquable outil de décryptage des événements actuels et des tendances mondiales, l’Atlas du monde contemporain est un ouvrage unique, en phase avec l’évolution rapide de la planète. Il propose un grand nombre de cartes qui aident à appréhender les changements multiples, politiques, économiques et sociaux auxquels le monde doit faire face. L’atlas s’organise autour de six grandes thématiques.

Dan Smith est secrétaire général d’ "International Alert", organisation londonienne spécialisée dans le maintien de la paix, et ancien directeur de l’International Peace Research Institute à Oslo. Il fut, pendant dix ans, président de l’Institute for War and Peace Reporting. Il fut enfin membre puis président de l' "UN Peacebuilding Fund‘s Advisory Group".

Dan Smith a son propre blog dans lequel il commente et analyse les enjeux mondiaux.

Les classes moyennes en Afrique
Coordonné par Pierre Jacquemot
Agence Française de Développement Afrique contemporaine n°244
02/2012

L’éclosion des « classes moyennes » en Afrique subsaharienne est-elle une réalité ? Le point de vue est en tout cas partagé dans de nombreuses publications spécialisées et par nombre d’analystes d’institutions financières publiques et privées.

En réunissant les analyses d’éminents spécialistes et les résultats issus d’enquêtes de terrain dans des pays aussi variés que le Togo, le Cameroun, le Mozambique, le Gabon, le Kenya, le Niger et l’Afrique du Sud, Afrique contemporaine part « à la recherche des classes moyennes » en Afrique.

La notion de « classe moyenne » est difficile à saisir et recouvre des réalités très variées. L’importance du secteur informel, le cumul systématique des activités par un même individu, la non-fiabilité des répertoires professionnels établis par les États et le poids écrasant de la pauvreté ne cessent d’en diluer l’existence.

 Derrière la question délicate mais cruciale du repérage se pose celle de savoir dans quelle mesure la vitalité économique et le dynamisme démographique modifient la donne sociale et politique. Le processus conduit-il à la formation d’une demande solvable de biens de consommation et de services publics de meilleure qualité ?

Créée en 1962 au sein de la Documentation française, la revue trimestrielle Afrique contemporaine est éditée par l’AFD depuis 2003. Chaque numéro s’articule autour de l’actualité de l’Afrique et d’un dossier thématique, dont la présentation fait l’objet d’une conférence débat. Le site de l’Agence Française de Développement permet de retrouver les titres de la collection.

L'AFD a aussi son blog dédié. Y est raconté l'histoire des 70 ans de "l'aide au développement" qui commence avec Brazzaville qui devient la capitale de la "France libre".  Y est présenté les grandes étapes de l'exposition Objectif Développement, organisée en partenariat avec Magnum Photos.

Jeune Afrique - 50 ans, une histoire de l'Afrique
sous la responsabilité éditoriale de Jean-Louis Gouraud et Dominique Mataillet avec la préface de Béchir Ben Yahmed
La MARTINIÈRE / Jeune Afrique
05/2013

C'est un cas unique. Jeune Afrique est le seul magazine de langue française dont le principal marché n'est pas la France : la plupart de ses lecteurs sont éparpillés dans une vingtaine de pays situés à des milliers de kilomètres de Paris, son lieu de production. Ce n'est pas sa seule singularité. Fondé en octobre 1960 par Béchir Ben Yahmed, aujourd'hui encore à la tête du Groupe qui l'édite, Jeune Afrique conserve, un demi-siècle plus tard, une place et une influence intactes en Afrique francophone, au nord comme au sud du Sahara.

Et ailleurs dans le monde, où il est considéré à la fois comme la seule source crédible sur les affaires africaines, et comme le seul porte-voix sérieux du continent. Couvertures emblématiques, textes historiques, inédits, témoignages d'anciens collaborateurs, portfolios des photographes et illustrateurs de renom qui ont participé à l'aventure... à travers l'histoire de Jeune Afrique, cet ouvrage dresse un panorama riche et complet de l'histoire africaine depuis cinq décennies.

Béchir Ben Yahmed, toujours à la tête du groupe Jeune Afrique, fut le plus jeune ministre du premier gouvernement de Habib Bourguiba, au lendemain de l'indépendance de la Tunisie.

Le site propose l'ensemble de ces publications : Jeune Afrique Économie, The Africa Report, La revue et Les éditions du Jaguar, fondées en 1967, qui publient, notamment " L'Atlas de l'Afrique", déjà présenté dans l'émission, est qui est pour cette récente mouture sous la direction scientifique de Jean-Robert Pitte. 

Le site Jeune Afrique, c'est aussi sur le net une télévision : http://www.jeuneafrique.com/videos/

Par exemple , on peut écouter l'écrivaine et ancienne-boxeuse Aya Cissoko à propos des récents " Y'a Bon Awards"

ou encore le reportage "Droits de l'homme : l'Afrique entre zones d'ombre et bonnes nouvelles"

à propos du rapport annuel d’Amnesty international paru ce mois de mai 2013.