L’EMPREINTE ÉCOLOGIQUE Cette émission a été diffusée la première fois en février 2011

Lectures

Ecological Footprint Atlas
Foot Print Network
2010

L'Atlas 2010 présente les résultats complets des calculs d'empreintes écologiques les plus complets à ce jour de plus de 100 nations.

Il donne aussi une explication de ce que propose le concept d'empreinte écologique, les méthodes et les moyens mis en oeuvre.

Le rapport 2010 est téléchargeable sur le site qui propose d'autres outils et d'autres lectures de ces données : www.footprintnetwork.org/en/index.php/GFN/page/ecological_footprint_atlas_2010

Rapport Planète Vivante 2010
WWF International
2010

Dans ce dossier, deux points principaux : la biodiversité et l’empreinte écologique.

La biodiversité est toujours en déclin, en particulier dans les zones tropicales et les habitats d'eau douce, soit une baisse générale de 30% depuis 1970.

L’empreinte écologique la plus élevée se trouve dans les pays à haut revenus, elle est en moyenne 5 fois supérieure à celle des pays à faibles revenus.

Selon Jim Leape, Directeur Général du WWF International, « Le rythme de perte de la biodiversité est le plus alarmant dans les pays à bas revenus et souvent situés en zone tropicale alors que les pays développés vivent dans un paradis factice, alimenté par une consommation excessive et des émissions de carbones élevées. » `

Ainsi, les dix pays à la plus forte Empreinte Ecologique par individu sont : les Emirats Arabes Unis, le Qatar, le Danemark, la Belgique, les Etats-Unis, l'Estonie, le Canada, l'Australie, le Koweit et l'Irlande. Triste injustice, l'impact de la dégradation environnementale s’abat sur les peuples les plus pauvres.

Sur la base des données de 2007 analysées dans le rapport 2010, l'Empreinte Ecologique de la Terre a dépassé sa biocapacité de 50%, dérèglement causé, entre autres, par la surpêche et la sur-pollution qui entraîne le changement climatique.

Eau et développement : Le LPR annonce aussi que 71 pays font actuellement face à une situation de stress hydrique sur les ressources en eau dîtes « bleue ». En 2025, on estime qu’environ les deux-tiers de la population mondiale, 5,5 milliards de personnes, vivront dans des régions soumises à des stress hydriques modérés à sévères et par conséquent, sans cet accès indispensable à l’eau potable, la terre, la nourriture adéquate, l’énergie et les matériaux, les individus les plus vulnérables ne pourront sortir du piège de la pauvreté et prospérer.

Pour faire face aux défis les plus urgents, le WWF demande à ce que les actions suivantes soient mises en oeuvre :

- Augmenter la proportion d’Aires Protégées à 15 % de l’ensemble des régions écologiques.

- Aider à la gestion durable des forêts.

- Arrêter la sur-consommation d’eau et la fragmentation des écosystèmes d’eau douce.

- Eliminer la sur-pêche et les pratiques de pêche destructives.

- Investir dans la biocapacité.

- Valoriser la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes.

- Résoudre les dilemmes entre l’alimentation et l’énergie, créés notamment par les agrocarburants.

- Prêter attention aux problèmes soulevés par l’allocation des terres et la planification de l’usage de terres.

- Partager les ressources naturelles limitées.

Le Rapport, qui a été produit en collaboration avec la Société Zoologique de Londres et le Réseau Empreinte Ecologique Globale (Global Footprint), relie l’Indice Planète Vivante à l’Empreinte écologique et à l’Empreinte Eau.

Le Rapport Planète Vivante (Living Planet Report – LPR) est le bilan de santé le plus complet de notre planète, téléchargeable sur : www.wwf.fr/.../rapport-planete-vivante-2010-comment-va-la-planete

Rapport quinquennal 2010 - AAE
Agence européenne pour l’environnement
12/2010

« Il n’existe pas de solution miracle. Les responsables de la réglementation, les entreprises et les citoyens doivent coopérer pour trouver des moyens innovants pour une utilisation plus efficace des ressources. Les prémices pour de futures actions existent : il convient de les faire fructifier. » Le professeur Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l’AEE

L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a publié son quatrième rapport quinquennal sur l’état et les perspectives de l’environnement européen. Ce rapport 2010 conclut qu’une approche véritablement intégrée pour la transformation de l’Europe en une économie verte utilisant efficacement les ressources se traduira non seulement par un environnement sain mais également par une croissance des richesses et de la cohésion sociale. La nouvelle étude de l’AEE montre que l’augmentation de la demande mondiale en ressources naturelles pour nourrir, vêtir, loger et transporter les populations s’accélère. Cette demande croissante qui pèse sur le capital naturel exerce une pression accrue sur les écosystèmes, les économies et la cohésion sociale en Europe et dans d’autres parties du monde. Le rapport confirme cependant que des politiques environnementales bien conçues continuent d’améliorer l’environnement de l’Europe sans pour autant entamer son potentiel de croissance. Il met également en évidence notre meilleure compréhension des relations entre le changement climatique, la biodiversité, l’utilisation des ressources et la santé publique, et insiste sur la manière dont des instruments tels que : l’aménagement du territoire, les réformes fiscales écologiques, la prévention de la pollution, le principe de précaution et la comptabilité des ressources peuvent renforcer une approche de la gestion de tous ces facteurs, fondée sur le capital naturel.

La tentation de l'île de Pâques
Jean Aubin
Editions LME Collection : Connaissances de causes
09/2010

Les habitants de l'île de Pâques ont ravagé leur milieu. L'épuisement des ressources a débouché sur les famines, les rivalités suicidaires, l'effondrement de la population. De leur civilisation ne restent plus que de gigantesques statues de pierre renversées. Aujourd'hui, notre île, c'est notre planète. La tentation de l'exploiter sans retenue ruinerait l'avenir humain. Aussi, nous sommes d'accords pour quelques petits gestes, baisser un peu le chauffage, éteindre la lumière en sortant, trier les déchets… Mais pour le reste, rien à faire : il est hors de question de changer de manière de se déplacer, de se nourrir, d'acheter, de jeter… Pour que tout continue, on trouvera des solutions, la voiture propre, quelques éoliennes. Avec quelques riens, le développement sera durable… Forcément durable… On peut rêver… Ce livre présente, d'une manière abordable par tous, les technologies actuelles et en projet. Il établit le compte des ressources disponibles sur ce siècle, énergie, eau, nourriture… Celles-ci ne pourront satisfaire tous les excès et toutes les folies, mais, pour peu que soit fait le choix de la mesure et de la solidarité, elles seront suffisantes pour assurer les besoins de l'humanité. Rien n'oblige à céder à la tentation de l'île de Pâques.

Un livre référencé par la Librairie Environnement

L'éducation au développement durable De l'école au campus
Marie-Christine Zélem, Olivier Blanchard, Didier Lecomte, Lucie Sauvé (Préface)
L'Harmattan
06/2010

Cet ouvrage a repris un certain nombre de contributions significatives des échanges suscités au cours du colloque international " L'éducation au développement durable, de l'école au campus " qui s'est tenu au centre universitaire Jean-François Champollion et à l'Ecole des Mines d'Albi, les 25-27 juin 2008. En phase avec la Décennie des Nations unies pour l'éducation en vue du développement durable (2005-2014), l'objectif principal du colloque visait à partager les pratiques et les expériences éducatives, à promouvoir les projets, développer les outils d'une culture du développement durable, tisser des liens et créer un réseau de ressources.

Cet ouvrage a été publié avec le soutien du FEDER.

Notre empreinte écologique - Comment réduire les conséquences de l'activité humaine sur la Terre
Mathis Wackernagel, William Rees
Ecosociété
10/2009

Créer une conscience populaire, tel est le but ultime de ce livre qui nous offre un outil de planification pour mesurer le poids réel sur la Terre de l'entreprise humaine, poids auquel les auteurs ont donné le nom d' « empreinte écologique ».

Cet outil permet de relever l'enjeu le plus important de notre époque : trouver le moyen de faire vivre tous les êtres humains adéquatement et équitablement, quel que soit le lieu sur Terre où ils vivent. Des notions bien définies, des méthodes de calcul clairement expliquées, une foule d'applications pratiques, voilà ce que chacun trouvera dans cet ouvrage pour éclairer ses choix et apprendre à bien vivre tout en réduisant sa propre empreinte.

" Pour que l'action politique soit efficace, il lui faut un solide appui de la population [...] À une époque où la "direction" politique semble tourner au vent de l'opinion publique, il est d'autant plus important de bâtir une solide compréhension des questions de durabilité ", nous rappellent les auteurs.

L'empreinte écologique
Aurélien Boutaud, Natacha Gondran
La Découverte Collection : Repères
02/2009

Depuis plusieurs décennies, la multiplication et l'aggravation des atteintes à l'environnement ont amené l'humanité à s'interroger.

Ne sommes-nous pas tout simplement en train de solliciter la nature au-delà de ses capacités de régénération ? Ne sommes-nous pas sur le point de dégrader irrémédiablement le capital naturel qui sert de support à toutes nos activités ? C'est pour apporter une réponse argumentée et chiffrée à ces questions que le concept d'empreinte écologique est apparu au cours des années 1990. En démontrant que l'économie mondiale mobilise chaque année davantage de ressources que la biosphère est capable d'en régénérer, cet indicateur a permis de populariser l'idée de " déficit écologique ".

Pour mieux comprendre et interpréter ces résultats, les auteurs nous invitent à plonger au cœur du système comptable de l'empreinte écologique. Détaillant ses fondements, sa finalité exacte, ses limites, mais aussi ses avantages indéniables, ils apportent un éclairage inédit sur un outil qui occupe désormais une place centrale dans les débats sur le développement soutenable.

Nauru, l'île dévastée - Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde
Luc Folliet
La Découverte - Collection : cahiers libres
06/2009

Connaissez-vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République de la planète, apparemment semblable à des dizaines d'autres.

Elle fut même, dans les années 1970-1980, l'un des pays les plus riches du monde. Aujourd'hui, Nauru est un État en ruine, une île littéralement dévastée. C'est le récit de cet incroyable effondrement qu'a entrepris Luc Folliet. Car tout commence à Nauru avec le phosphate, ce "cadeau de Dieu", dont l'exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel État et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter.

Au début des années 1990, le phosphate s'épuise. Alors, l'île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques offshore choisissent de s'installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n'y fait, Nauru devient l'un des États les plus pauvres au monde et loue sa terre à l'Australie voisine qui peut y "exporter" ses camps d'internement de réfugiés. On envisage même alors l'abandon de l'île et l'exil de ses habitants...

Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l'histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar.