LE BANC D'ARGUIN, EN MAURITANIE Cette émission a été diffusée la première fois en mars 2014

Lectures

Le banc d'Arguin en Mauritanie. Récits de paysages
Marion Broquère et Simon Nancy
Éditions Grandir et FIBA
2010

Présentation de l'ouvrage
Le Parc national du banc d’Arguin a été créé en 1976. Il est l’un des premiers espaces côtiers et marins protégés en Afrique. Il joue un rôle primordial pour la biodiversité et est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce territoire de douze mille kilomètres carrés est habité depuis plusieurs siècles par une population atypique, à la culture maritime et au mode de pêche unique, les Imraguen, dont on peut lire en ligne l’histoire sur le site de l’encylopédie berbère.
L’ouvrage emprunte la forme d’un atlas illustré et vivant. Les différents paysages prennent vie à travers le regard de ceux qui les parcourent, qu’ils soient pêcheurs, hommes ou femmes imraguen, responsables de projets, agents du parc, touristes, scientifiques, éleveurs... Il s’agit d’écouter parler le paysage à travers le récit des acteurs du territoire. Les illustrations de l’ouvrage offrent un point de vue unique grâce à la technique originale de la photographie aérienne par cerf-volant.
On peut commander le livre chez son éditeur Grandir ou sur le site de la libraire en ligne Soumbala.
Le co-éditeur, la Fondation internationale du banc d'Arguin (Fiba), fondation de droit suisse, a été créée en 1986 à l'initiative du Dr Luc Hoffmann, l’un des fondateurs du WWF, et de plusieurs organisations internationales dédiées à la recherche et à la conservation de la nature. Depuis vingt ans, la Fiba apporte son appui au Parc national du banc d'Arguin (PNBA), aujourd'hui modèle de gestion pour l'écorégion.

À propos des auteurs
Marion Broquère, (née en 1981, juriste de formation), Simon Nancy (né en 1978, géographe) se sont installés en Mauritanie en 2008. C’est en travaillant dans la gestion des aires protégées qu’ils ont commencé à utiliser la technique de la photographie aérienne par cerf-volant ("kite aerial photography"), qui s’avère particulièrement adaptée au littoral Ouest-Africain. En 2009, ils ont créé En Haut !, une petite structure basée à Nouakchott, qui intervient essentiellement sur les espaces protégés et forment par ailleurs des cerfs-volistes-photographes autochtones. Le numéro 3 (hiver 2014) du magazine papier de l’émission Thalassa a publié un portfolio des images d’En Haut.

Nour (CD)
Malouma
Éditions Marabi/Harmonia Mundi
03/2007

À propos de l'album
Dans l’album Nour, enregistré à l’occasion du dernier festival des Musiques métisses d’Angoulême par l’ingénieur du son Philippe Tessier du Cros,  Maalouma chante la tolérance, le soupirant éconduit, la douleur de l’exil…

À propos de l'auteure
Maalouma Mint Mokhtar Ould Meidah, ou Malouma, est une artiste (auteur, chanteuse, instrumentiste) mauritanienne. Aussi femme politique, elle a été élue sénatrice en 2007. Le site des Musiques du Monde Mondomix lui consacre un portrait.
En 2012, Malouma enregistrait pour le compte du PRCM (Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest) la chanson Tous responsables, un véritable cri de colère contre la dégradation de l’environnement, la destruction de la couche d’ozone, la déforestation, la désertification et la sécheresse. Le site du PRCM donne les principaux liens d’accès aux clips de la chanson selon la langue choisie.
Depuis 2011, l’artiste a créé la Fondation Malouma dédiée à la promotion et la sauvegarde de la culture et de la musique mauritanienne, fondation à laquelle Malouma consacre son temps, son énergie et sa passion. Le site officiel de la Fondation est à ce jour inaccessible.
On peut, à travers différentes aquarelles, découvrir quelques activités de la fondation sur le site d'Isabel Fiadeiro, et particulièrement la rencontre artistique de Malouma avec le compositeur, chef d’orchestre et pianiste de jazz allemand Mike Herting. Isabel Fiadeiro a aussi fait une chronique aquarellée de sa visite aux Imariguen du banc d’Arguin.

Genre et équité dans les aires protégées en Afrique de l’Ouest
Julienne Ngoundoung Anoko
Éditions IUCN/ Fondation internationale du Banc d'Arguin (FIBA)
2004

Présentation de l'ouvrage
La mise en place d'aires protégées apporte de nombreux bénéfices au sein des communautés et promeut la gestion durable des ressources naturelles. Cependant, en Afrique de l'Ouest, les aires protégées sont rarement gérées selon des principes de l'équité entre hommes et femmes. Dans les processus de décision, on remarque que la participation des différentes tranches de la population n'est pas respectée. Les actions sont essentiellement basées sur des modèles traditionnels de répartition sexuelle des tâches. Le principe d'équité, qui garantie l'accès équitable des hommes et des femmes au développement de leurs capacités, s'avère toutefois fondamental dans la perspective actuelle du développement durable.
À la lumière de l'étude des aires protégées de la Guinée, de la Mauritanie et du Sénégal, cet ouvrage décrit les multiples dimensions de l'équité : équité entre les sexes, entre les jeunes et les vieillards, les riches et les pauvres.
Genre et équité dans les aires protégées en Afrique de l'Ouest est publié par la Fiba (Fondation internationale du banc d'Arguin), en collaboration avec l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). L'ouvrage a été écrit par Julienne Ngoundoung Anoko, docteur en anthropologie de la Sorbonne, dont on peut lire en ligne la thèse, Du sang et de l'argent. Itinéraires du chasseur et de la venaison chez les Tikar du Cameroun Central.

À propos de l’auteure
Spécialiste en genre, culture et développement, elle collabore au Bureau mondial de l'UICN ainsi qu’aux missions commanditées pour l’Organisaiton mondiale de la santé.
Le blog La planète sur le site du Monde propose un portrait de l’anthropologue, de son parcours et de ses méthodes sous la plume de Jean-Philippe Rémy.
L’étude est à lire ou à télécharger sur le site du projet PARCC (Protected Areas Resilient to Climate Change) / West Africa, ou encore sur le site de l'UICN.

Méharées
Théodore Monod
Éditions Actes Sud
02/2012

À propos de l'ouvrage et de son auteur
Théodore Monod a parcouru le désert pendant plus de soixante-dix ans. Il nous entraîne ici dans ses premiers raids à dos de chameau, qui le conduisirent à travers la Mauritanie et le sud marocain. Plus que la soif de performance, c'est le paysage et la végétation qui l'intéressent. Falaises, sables, pierres, scorpions : il décrit avec précision cette vie si rare et pourtant si précieuse, tout comme il raconte l'histoire de ces régions où, dans les années trente, il entendit parler d'une mystérieuse météorite qu'il ne cesserait de chercher durant un demi-siècle...
L’éditeur propose de nombreux ouvrages et republications de et sur Théodore Monod dont Le fer de Dieu - Histoire de la météorite de Chinguetti, Majâbat al-Koubrâ (le désert des déserts), ou encore Le siècle de Théodore Monod, l’ouvrage, dirigé par Jean-Claude Hureau, qui accompagna l’exposition qui lui fut consacré en 2002 au Muséum national d’histoire naturelle de Paris (MNHN). Une autre exposition intitulée Théodore Monod et la biodiversité lui fut consacré en 2010/2011, dont le dossier documentaire est encore en ligne sur le site du MNHN.
L’éditeur des voyageurs d’Orient et d’Occident Moncelon consacre quelques belles pages en hommage à Théodore Monod qui a « appareillé » pour un ultime voyage à l’orée du XXIe siècle.