LE COMMERCE DES ESPÈCES MENACÉES 2/2 Cette émission a été diffusée la première fois en novembre 2013

Lectures

Manuel de l’ICCAT

Éditions de l'ICCAT

Présentation

La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) est responsable de la conservation des thonidés et des espèces apparentées dans l’océan Atlantique et ses mers adjacentes.

Le Manuel de l'ICCAT est en cours d'élaboration. Divers chapitres à caractère général permettront aux lecteurs de comprendre le fonctionnement de l'ICCAT ainsi que le rôle des statistiques et de la recherche au sein de ce système. D'autres chapitres comporteront des directives techniques aux fins de l'identification des espèces ou pour l'échantillonnage, ainsi que des appendices qui détermineront les formats de transmission des données au Secrétariat. La page du site consacré à ce nouveau manuel comporte les liens vers les sections qui ont déjà été développées.

Plus un poisson d'ici trente ans ? Surpêche et désertification des océans
Stéphane Beaucher
Éditions Les Petits matins
01/2013

Présentation de l'éditeur

Si rien ne change, les océans seront vidés de tous leurs poissons avant 2050. Quatre-vingts pourcents des stocks sont actuellement en limite d'exploitation, en cours d'effondrement ou déjà disparus. Quels mécanismes ont conduit à cette situation ? Pourquoi les États ne jouent-ils pas un rôle de régulateurs ? En quoi les subventions publiques encouragent-elles le pillage des ressources ? Pourquoi les fameux quotas sont-ils inefficaces ? Pourquoi l'aquaculture, loin d'être la panacée, constitue-t-elle une impasse ravageuse pour l'environnement ? Cet ouvrage brosse un panorama mondial de la surpêche ; il avance aussi des solutions pour sauver la ressource autant que l'emploi, notamment par l'inscription de l'activité dans des schémas de développement locaux et non plus dans des logiques industrielles. Pour un tiers de l'humanité, la mer constitue l'unique source de protéines animales. C'est donc bien d'un enjeu de survie qu'il s'agit.

À propos de l'auteur
Stéphane Beaucher est consultant indépendant en matière de gestion et de politique des pêches. Il a été responsable de la campagne « Océans » de Greenpeace France.

Les baleines ont-elles le mal de mer ? L'histoire surprenante des habitants de la mer
Caroline Lepage avec une préface de Yves Paccalet
Éditions de L'Opportun
04/2012

Présentation de l'éditeur

Mais que se passe-t-il donc au fond des océans ? La mer et ses habitants nous fascinent autant qu'ils nous interrogent. Le monde sous-marin compte quelques milliers d'espèces animales, et chacune renferme ses mystères. Experte aquatique reconnue, Caroline Lepage nous entraîne, en 150 questions (et autant de réponses !) dans ce "monde du silence" qui grouille d'anecdotes et de petites histoires animales surprenantes.

Avec humour et précision, elle lève le voile sur les secrets bien gardés des grandes profondeurs... Des coquillages aux pingouins, en passant par les algues et les méduses, l'auteur rétablit quelques vérités et revient sur nos idées reçues. Les baleines ont-elles le mal de mer ? L'oursin a-t-il des dents ? Quelle est l'odeur de la mer ? Le requin est-il un mangeur d'hommes ? Le corail peut-il se noyer ? Un poisson peut-il hiberner ?...

Des révélations biologiques qui surprendront et enchanteront les plus grands comme les plus petits, les passionnés comme les curieux.

Ce que savent les baleines
Pino Cacucci, traduction de Lise Chapuis
Éditions Christian Bourgois
03/2012

Présentation de l'ouvrage

Pino Cacucci est retourné dans "son" Mexique pour le parcourir et le raconter, du sud au nord, de La Paz à la frontière de Tijuana. Il en a tiré un ouvrage qui, entre road movie et carnet de voyage, mêle descriptions de paysages exceptionnels (criques marines ou étendues désertiques peuplées de cactus aux formes étranges), anecdotes géographiques et historiques improbables et plaidoyer écologique pour cette région qui le fascine. Son voyage est marqué par la rencontre avec le peuple des baleines qui viennent se reproduire dans ce qu'il appelle leur sanctuaire, et que Jean-Marie-Gustave Le Clezio évoquait dans le beau texte intitulé Pawana (Gallimard, 1992).

Cacucci décrit avec émotion ces mammifères aussi gigantesques que fragiles, effrayants et pourtant si sociables envers les humains. En témoignent les criques dans lesquelles elles se rassemblent comme par enchantement pour jouer avec les bateaux des pêcheurs, un contact avec l'espèce humaine qui se retrouve peu dans le reste du monde. Les baleines se regroupent en effet par milliers dans ce qui apparaît comme leur dernier refuge.

Sans doute parce que le Mexique fut le premier pays, il y a plus de soixante ans, à instaurer des espaces pour protéger ces animaux à l'intelligence mystérieuse. Les baleines le savent, elles ont certainement compris que les hommes sont tous des assassins, mais que dans cette région du monde vit une humanité plus authentique et plus amicale.

À propos de l'auteur
Pino Cacucci, romancier, essayiste et traducteur, primé de nombreuses fois, est né en 1955. Depuis près de vingt-cinq ans, il vit entre l’Italie et le Mexique. En 2010, pour Les baleines le savent, il a obtenu le prix de littérature d’aventure Emilio Salgari et le prix de littérature de voyage de la ville de Palestrina.

Philosophie animale - Différence, responsabilité et communauté
Hicham-Stéphane Afeissa, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer
Éditions Vrin
05/2010

Présentation de l'éditeur
En quel sens pouvons-nous dire que les animaux nous regardent ? Sans doute n'ont-ils jamais manqué de retenir toute notre attention; sans doute n'ont-ils plus à se plaindre de nos jours, du moins pour certains d'entre eux, de ne pas être l'objet de nos soins. Mais il semble que leur regard n'ait pu longtemps se réfléchir dans le miroir que nous leur tendions, parce que nos manières de penser et de vivre les traitaient comme des êtres muets et aveugles, et que le miroir leur renvoyait la seule image de l'homme. Ce volume propose quelques-uns des travaux menés ces dernières années en philosophie et en éthique animale, qui ont le plus contribué à promouvoir de nouvelles manières d'interroger la différence supposée entre les êtres humains et les animaux, ainsi que la responsabilité morale qui nous incombe dans le cadre des communautés que nous formons avec eux.

À propos des auteurs
• Agrégé et docteur en philosophie, Hicham-Stéphane Afeissa s'est tourné vers la philosophie environnementale et animale après avoir longtemps étudié Kant et Husserl. Il est l'auteur notamment de Portraits de philosophes en écologistes (Dehors, 2012). L'éthique environnementale anglo-américaine, la philosophie environnementale de Arne Naess (décédé le 12 janvier 2009 à l’âge de 96 ans) et la philosophie animale sont ses principaux champs de recherche actuels.
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer est notament l'auteur de La Guerre au nom de l’humanité (PUF, 2012) et de Ethique animale (PUF, 2008).

La libération animale
Peter Singer, traduction de Louise Rousselle (Traducteur), Jean-Baptiste Jeangène Vilmer (Préfacier), David Olivier
Payot
10/2012

Présentation de l'éditeur

Les animaux souffrent. Comme nous. Ils doivent donc être considérés autrement. Ce livre a déclenché le débat contemporain en éthique animale et changé notre regard sur les animaux. Depuis sa parution en 1975, il est devenu un classique incontournable, traduit dans une vingtaine de langues et vendu à près d'un million d'exemplaires.

On peut lire sur le site des Cahiers Antispecistes la traduction des notes sur La libération animale par David DeGrazia, auteur de Animal Rights (son ouvrage intitulé A Very Short Introduction a été édité en 2002 par Oxford University Press). Le site propose également les "Réponses à DeGrazia" par Peter Singer, traduites de la revue "Between the Species", vol. 8 (1992).

Les animaux aussi ont des droits
Boris Cyrulnik, Elisabeth de Fontenay, Peter Singer, David Rosane - Entretiens menés par Karine-Lou Matignon
Éditions du Seuil
05/2013

Présentation de l'éditeur
Ils souffrent comme nous. Comme nous aussi, ils jouissent du bien-être. Mieux que nous parfois, ils s'imposent par la ruse et l'intelligence. Comment continuer à les traiter comme des "choses" dont on se contenterait de condamner l'abus ? Mais faut-il pour autant leur accorder des droits, et si oui lesquels ? Et qui veillera à leur application ? Pour répondre à ces questions et à tant d'autres, Boris Cyrulnik l'éthologue, Elisabeth de Fontenay la philosophe et Peter Singer le bioéthicien croisent leurs regards et confrontent leurs savoirs sur la question animale.
Trois sensibilités, trois parcours, trois formes d'engagement : la voie est tracée, au-delà des divergences et des contradictions et en partie grâce à elles, pour que le législateur s'attelle à la rédaction du contrat qu'il nous faut maintenant passer sans délai avec nos frères en animalité, au nom de la dignité humaine.

À propos des auteurs
• Boris Cyrulnik est éthologue et neuropsychiatre. On peut écouter l'écouter échanger avec Jean-Marie Pelt sur l'intelligence animale et végétale, sur Youtube.
• Elisabeth de Fontenay est philosophe. Benoît Goetz commente son livre Le Silence des bêtes. La philosophie à l’épreuve de l’animalité (Fayard, 1999).
Peter Singer, fondateur du Mouvement de libération animale, enseigne la bioéthique.

Le site français Code animal se fait le relais de ce mouvement intellectuel et éthique.

Agenda

Sebastião Salgado : Genesis
La Maison européenne de la photographie (MEP), Paris, France
du 25 septembre 2013 au 5 janvier 2014

L'exposition

Genesis est un travail photographique de longue haleine, dans la lignée des précédents projets à long terme faits par Sebastião Salgado (" La main de l’homme", " Exodes").
Sur le thème de la grande beauté de la planète et de la nature, de ce qu’il en reste encore, à côté des nombreuses destructions causées par les activités humaines, le photographe tente d’en faire le portrait, de montrer la beauté et la grandeur encore intouchées : les paysages, la vie animale et les communautés humaines qui continuent à vivre selon de très anciennes cultures et traditions.
"Il s’agit de voir, de s’émerveiller et de comprendre la nécessité de préserver tout cela et enfin, d’inspirer à l’action pour cette préservation."
La série des reportages a commencé en 2004 et s'est terminée en 2012.
Signalons que le projet Genesis fut réalisé avec le soutien de Christensen Fund, de Susan et Mark Buell aux États-Unis  et plus spécialement de la Companhia Vale do Rio Doce au Brésil.
Stephen Corry, directeur de Survival International, déclarait à propos de cette exposition : "Dans son inventaire des territoires encore préservés par le monde moderne, Salgado célèbre la foisonnante diversité de l’humanité à travers ses clichés des peuples indigènes contemporains. Malheureusement, la plupart d’entre eux sont victimes de telles persécutions que leur existence-même est menacée. Il est à espérer que cette exposition incitera le grand public qui la visitera à prendre conscience de leur situation critique et à s’impliquer pour la reconnaissance de leurs droits."
Genesis est l'occasion pour Survival International de mettre en lumière dans une page dédiée la situation de certains des peuples qui y sont représentés dont les voix n'ont que peu d'écho dans les politiques nationales et dont le silence est étouffé dans la cacophonie mondiale.

À propos des auteurs

• Sebastião Salgado est né le 8 février 1944 à Aimorés, État du Minas Gerais, Brésil. Il commence sa carrière de photographe à Paris en 1973, et travaille successivement avec les agences Sygma, Gamma et Magnum Photos jusqu’en 1994. Il voyage dans plus de cent pays pour ses projets photographiques qui, au-delà de nombreuses publications dans la presse, furent ensuite pour la plupart présentés dans les livres tels que Autres Amériques (1986), Sahel, l’homme en détresse (1986), La main de l’homme (1993), Terra (1997), Exodes et Les enfants de l’exode (2000) et Africa (2007). Des expositions itinérantes de ces travaux ont été et continuent d’être présentées à travers le monde.
Sebastião Salgado a reçu de nombreux prix, il est Ambassadeur de bonne volonté pour l’UNICEF et membre honoraire de l'Académie des arts et des sciences des États-Unis.
La Bibliothèque nationale de France lui consacre un dossier et une exposition virtuelle intitulée "Territoires et vies".

• Lélia Deluiz Wanick et Sebastião Ribeiro Salgado fondent en 1994 l'agence photographique Amazonas Images qui permet de retrouver l'ensemble des travaux et des publications du photographe. Ensemble, Sebastião et Lélia travaillent depuis les années 1990 à la récupération de l'environnement d'une petite partie de la forêt Atlantique au Brésil. Ils ont rendu à la nature une parcelle de terre qu’ils possédaient et en 1998 ont transformé cette terre en une réserve naturelle et ont créé Instituto Terra qui a pour mission la reforestation et l’éducation environnementale.

Across the ravaged Land


Présentation de l'exposition

Les photos panoramiques d'animaux et de paysages de Nick Brandt constituent une vision épique de l'Afrique sans précédent. La majesté de ses portraits iconiques d'animaux témoigne d'une attention habituellement réservée aux êtres humains… Brandt dresse le portrait d'une Afrique mythique qui se bat tragiquement contre des forces implacables. Dans quelques années, en regardant ces clichés impressionnants, nous nous demanderons pourquoi l'humanité n'a pas fait davantage pour préserver ce coin de paradis terrestre.

Les photographies de l'artiste, assemblées sous l'intitulé "Across the ravaged Land" sont exposées par différentes galeries en Europe jusqu'au début de l'hiver.
- À Paris : A Galerie, du 15 octobre au 7 décembre 2013.
- À Berlin : Camerawork Gallery, du 18 octobre au 07 janvier 2014.
- À Londres : Atlas Gallery, du 21 octobre au 10 novembre 2013.
- À Bruxelles : Young Gallery, du 23 octobre au 8 janvier 2014.

Lors de la parution de son premier ouvrage, "On This Earth", les critiques ont acclamé les talents de photographe de Nick Brandt. Le philosophe Peter Singer explique en quoi les photographies de Brandt font écho, chez les êtres humains, à une conscience morale de plus en plus aiguë concernant la façon de traiter les animaux. L'éminente critique Vicki Goldberg donne à l'œuvre de Brandt la place qui lui revient dans l'histoire de la photographie. Brandt lui-même nous offre un récit captivant des expériences qu'il a vécues sur le continent africain en photographiant les animaux.

"L'Afrique au crépuscule" (Éditions La Martinière, 2009) montre en cinquante-huit planches géantes en trichromie l'ambitieux projet de l'auteur d'immortaliser la grandeur naturelle de l'Afrique orientale et les marques de sa disparition. Les textes de Peter Singer et Vicki Golberg y sont repris et traduits. La même maison d'édition propose, en octobre 2013, le livre des photos qui font l'objet des expositions actuelles : "Chronique d'une terre dévastée" .

Le site de Nick Brandt

Ashes and Snow
Musée nomade

Présentation de l'exposition

« Quand je me suis lancé dans Ashes and Snow en 1992, je voulais explorer les relations entre les hommes et les bêtes de l’intérieur vers l’extérieur. En découvrant un langage partagé et des sensibilités poétiques communes à toutes les espèces animales, je travaille à restaurer le lien qui existait quand l’homme vivait en harmonie avec les animauxToutes les cultures, des Égyptiens aux Mayas en passant par les Indiens d’Amérique et les Bédouins ont créé des bestiaires qui leur permettaient d’exprimer leur rapport à la nature. Ashes and Snow est un bestiaire du XXIe siècle, composé d’animaux du monde entier. L’orchestre de la nature ne compte pas que l’Homo sapiens mais l’éléphant, la baleine, le lamantin, l’aigle, le guépard, l’orang-outan, et bien d’autres. » Grégory Colbert

Ashes and Snow, de l'artiste canadien Gregory Colbert, explore les sensibilités poétiques communes des hommes et des bêtes. Ce travail, qui demanda quarante expéditions sur seize années, se présente comme une installation d’œuvres photographiques, cinématographiques et d'un récit épistolaire qui voyage dans le Nomadic Museum, une structure temporaire construite spécialement pour l'exposition. L'exposition Ashes and Snow, "la plus grande de l'histoire de l'Europe", a commencé à Venise, le 9 avril 2002, puis a migré à New York en 2005, à Santa Monica en 2006, Tokyo en 2007 et à Mexico en 2008. En juillet 2009, Ashes and Snow avait été vue par plus de dix millions de personnes, devenant ainsi l'exposition d'un artiste vivant la plus visitée de l'histoire de l'art.

Si le site de Gregory Colbert est d'une rare qualité technique, généreuse et poétique, Il a pu créé avec le Rolex Institute un site interactif (qui fonctionne sur le téphone portable) qui fait découvrir délicatement son codex.