LES CARTES DE LA GUERRE ET DE LA PAIX
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Lectures

- Le Guide Risque Pays
- 01/2010
Cet ouvrage, référence pour l'analyse des risques pays dans le monde, permet de consulter 155 fiches pays particulièrement utiles dans un environnement économique complexe et mouvant. Elles sont fondées sur une analyse mondiale du comportement des entreprises et des pratiques des affaires pays par pays.
Le guide donne les appréciations et notations de la Coface, les perspectives 2010 par zone géographique et par secteur d'activité, les indicateurs économiques pour chaque pays ainsi que les moyens de paiement et techniques de recouvrement.

- L’économie du "risque pays"
- avril 2006
La notion de risque a envahi l’actualité. L’analyse économique du risque repose essentiellement sur un outil, le calcul des probabilités. La prégnance des mathématiques n’est pas en cette matière une nouveauté, puisque les mathématiques du hasard se sont développées pour résoudre des questions économiques. C’est d’abord cette histoire qu’il faut restituer pour comprendre l’élargissement de la notion de risque, de l’assurance vers la démographie, la finance, la statistique mathématique et enfin la constitution d’une théorie de la décision économique. L’abstraction d’une telle théorie, si elle frappe par son élégance, ne laisse pas d’interroger : cet élargissement est-il légitime ? Autrement dit, tous les aspects de la vie humaine sont-ils susceptibles de se plier à un tel calcul ? Il apparaît au fil des applications que la réponse n’est pas univoque : il faut donc distinguer les champs selon la nature des théories qu’on leur applique et surtout selon leur statut épistémologique. Ce panorama des champs d’application : assurance, finance, gestion – invite à prendre une distance critique. C’est la raison d’être de cet ouvrage.
Pierre-Charles Pradier est maître de conférences à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre d’économie de la Sorbonne (Samos-Matisse).
Ailleurs sur le web
- Vues sur l’humanité
- www.visionofhumanity.org/
Le Global Peace Index est un classement des pays qui permet de quantifier le degré de paix selon 24 critères qualitatifs et quantitatifs : crimes et violences intérieures, relations internationales, dépenses militaires, etc....
Cet index est mis en place sous la direction avisée d' experts d'instituts ou de "boîtes à idées" ( En 2009, par exemple,le directeur du SIPRI y participait ). Y participent également le Centre for Peace and Conflict Studies ( : www.arts.usyd.edu.au/peace_conflict/ ) ou encore le Sydney Peace Foundation (Sydney Peace Foundation ). Le tout est supervisé par des personnalités comme Desmond Tutu ou Olara Otunnu. C'est à l'initiative d'un entrepreneur australien, Steve Killelea, que fut mis en place cet index qui permet de rendre compte de la solvabilité d'un pays. Paix, développement économiques et affaires sont ainsi entrelacées. Ce sont d'ailleurs les données de la société de service "Economist Intelligence Unit" de l' Economist Group qui sont ici analysées. Ces multiples mises en réseaux permettent de croiser institutions et structures privées, comme ici sur le site, les "news" du Rotary Peace Fellows ou l'accès à l' Institute for Economics and Peace.
- Paix durable
- www.un.org/fr/peacekeeping/
Les Nations Unies produisent aussi des cartes concernant les Nations et les États en situation de conflits.
Le maintien de la paix des Nations Unies est un instrument conçu par l’Organisation bien que l'expression «maintien de la paix» ( peace keeping) ne figure pas dans la Charte des Nations Unies. Non sans humour, Dag Hammarskjöld, le deuxième Secrétaire général des Nations Unies, a fait référence au maintien de la paix comme s’inscrivant sous le Chapitre « six et demi » de la Charte, entre les méthodes traditionnelles de résolution pacifique des différends, telles que la négociation et la médiation placées sous le Chapitre VI, et les actions plus coercitives autorisées sous le Chapitre VII.
La première mission de maintien de la paix de l’ONU date de 1948, lorsque le Conseil de sécurité autorisa le déploiement d’observateurs militaires désarmés pour superviser la mise en œuvre de l’accord d’armistice signé entre Israël et ses voisins arabes. La première intervention armée eut lieu en 1956, lors la crise du canal de Suez. Le but des opérations des "Casques bleus" : la paix durable.
- Le baromètre de Heidelberg
- hiik.de/en/index.html
Le baromètre 2009 des conflits mondiaux est établi par l'Heidelberger Institut für Internationale Konfliktforschung, initié par le Professuer Frank R. Pfetsch comme observatoire des conflits depuis 1945. Cet Institut privé financé par la Deutsche Forschungsgemeinschaf, fait partie du département de Sciences politiques de l'Université de Heidelberg. De ses analyses résultent le constat, en 2009, de 365 conflits, dont 31 de "haute intensité" et dont 7 peuvent être qualifiés de guerre. Un mieux, depuis 2008 où 39 conflits violents avaient été comptabilisés ? Le conflit israélo-palestinien est, pour certains commentateurs, "surexposé" dans les médias mais il ne peut dissimuler la situation de violence dans laquelle se trouvent de nombreuses populations dans le monde. Le conflit israélo-palestinien garde cependant la particularité d'être le plus ancien non abouti (malgré les nombreuses résolutions de l'ONU) avec celui du Cachemire (requête indienne auprès de l’ONU de 1947).
- La guerre vue d’Uppsala
- www.pcr.uu.se/research/UCDP/index.htm
Le Programme de Données sur les Conflits d'Uppsala de l'université suédoise (UCDP) compile l'ensemble des informations concernant les conflits armés depuis 1946.
Le Système de Gestion de ces Bases de Données, accessibles sur le site à tout public et gratuitement, comptabilise à ce jour 124 conflits armés dans la période 1989-2007 selon des critères rigoureusement définis sur le site.
Ces données sont par ailleurs publiées dans le SIPRI Yearbook (depuis 1988), le Journal of Peace Research (depuis 1993) ou le Human Security Reports (depuis 2005).
Ces chercheurs et experts mènent par ailleurs des recherches théoriques et synthétiques sur les conflits depuis la recherche de leurs causes aux possibles de leurs résolutions.
- Transferts d’armes 2010
- www.sipri.org/databases/armstransfers
Le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), créé en 1966 et financé par le gouvernement suédois, présente, propose FIRST, le Facts on International Relations and Security Trends, qui permet d'avoir une vue d'ensemble détaillée sur les situations de conflit, sur le commerce de l'armement et autres données géographiques et économiques intégrées. Ces données sont nourries aussi des bases produites par des partenaires comme le Carnegie Endowment for International Peace, l' International Crisis Group, Tranparency International ou encore la World Bank Group. Pour l'heure, à la mi-mars 2010, Le SIPRI présente son nouveau rapport sur les évolutions commerciales de l'armement. La période 2005/2009 a vu une augmentation de 22% pour les ventes d'armes par rapport à la période 2000/2004. Des niveaux d'importations spectaculaires pour la région asiatique et certains pays ( Malaisie : + 722%).
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