LES ÉTATS DÉFAILLANTS Cette émission a été diffusée la première fois en septembre 2008

Lectures

Terrorisme

Editions Choiseul Collection : Sécurité Globale
Automne 2007

Revue de référence française consacrée aux questions de sécurité intérieure et aux enjeux sécuritaires internationaux, « Sécurité globale » offre une plate-forme de recherche et de débats sur des thématiques comme le terrorisme, la criminalité organisée, les crises sanitaires, la gestion des catastrophes naturelles et industrielles. Son approche se veut autant conceptuelle qu’opérationnelle, selon une logique qui vise à éclairer la globalité des enjeux de sécurité de ce XXIe siècle naissant.

Au sommaire de ce numéro :

-Une stratégie pour piloter la sécurité globale de Roujansky Jacques

-Qu’est-ce que le terrorisme ? Catégories et concepts de Daguzan Jean-François

-Al-Qaida en Irak : un bilan sanglant de Reinares Fernando - Arroyo Olga - Fontecha Raquel

-La menace terroriste globale vue depuis les Etats-Unis de Wermuth Mickael A.

-Message et terreur, acteurs et vecteurs de Huygue François-Bernard

-Relever le défi ! La stratégie des Nations unies contre le terrorisme de Laborde Jean-Paul

-Terrorisme NRBC : sommes-nous prêts ? de Sommade Christian

-Nouvelles technologies, lutte antiterroriste et libertés fondamentales en Europe de Bednik Anna

-L'application des principes de prévention et de précaution en matière de sécurité globale de Meerpoël Matthieu

-Résilience mafieuse : un siècle de domination des docks de la côte Est des États-Unis par la Mafia de Gayraud Jean-François.

Atlas de la mondialisation 2008 Comprendre l'espace mondial contemporain avec un dossier spécial sur la Chine
Philippe Copinschi, Marie-Françoise Durand, Benoît Martin, Delphine Placidi Préface de Bertrand Badie
Sciences-Po, Les Presses
2008

L'espace mondial : La mondialisation est un enchevêtrement de processus complexes dans lequel les individus, inondés d'informations en temps réel, ont du mal à se situer, qu’ils soient gagnants ou perdants. Comprendre ces processus nécessite d'inventer de nouvelles grilles de lecture.

Acteurs et réseaux : Face à des États trop petits pour un monde trop large, quels rôles reviennent aux régions, niveau intermédiaire mal défini, mal identifié et parfois mal-aimé ? Firmes globales, ONG, réseaux religieux, groupes terroristes, mafias : qui sont ces acteurs déployés dans l'espace mondial ? Comment agissent-ils ?

Identités et allégeances : La question des allégeances et des valeurs universellement partagées se pose à nouveau. La perte des repères collectifs et individuels entraîne des recompositions identitaires, parfois brutales, et rend la gestion de la diversité plus compliquée.

Gouverner et réguler : Plus fluide et plus interdépendant, ce monde est en même temps profondément fracturé. La diffusion de la violence et la globalisation des problèmes environnementaux obligent à réfléchir, au-delà du militaire et du géostratégique, à l'imbrication des facteurs économiques, sociaux et politiques.

La chine dans la mondialisation : L’émergence économique et politique de cette société en mouvement génère, modifie et amplifie des phénomènes globaux qui, en retour, l’influencent et la transforment. Composé de cartes, de graphiques et de textes inédits, ce cahier spécial Chine aide à décrypter les enjeux des bouleversements en cours.

Un projet exemplaire : Plus qu'un atlas, ce livre est une véritable boîte à outils : conçu par un cartographe, une géographe et deux politistes, il est le fruit d'un travail d'équipe autour du cours d’Espace mondial, l'un des enseignements phares de Sciences Po. La cartographie et les graphiques s’appuient sur les travaux réalisés par l'Atelier de cartographie de Sciences Po, devenu une référence dans ce domaine.

Balkans : le piège kosovar Diplomatie n°32
nombreuses contributions
Éditions Aerion
mai/juin 2008

« Les Balkans constituent traditionnellement un facteur de discorde, et donc d’affaiblissement géopolitique, entre puissances européennes. Depuis une vingtaine d’années, cette zone géographique ethniquement si complexe apparaît comme le triste révélateur de l’incapacité d’une Union européenne qui peine à agir en véritable puissance internationale, indépendante et unie. La déclaration d’indépendance de la Slovénie, le 23 décembre 1990, dévoila en effet de profondes divergences entre gouvernements allemands et français quant à l’avenir de la fédération yougoslave. De même, l’accession à l’indépendance du Kosovo, le 17 février 2008, provoqua de nouvelles divisions au sein de l’Union européenne (1). Cet événement géopolitique majeur, dont la portée stratégique fut quelque peu sous-estimée dans les principaux médias européens, pose en réalité plus de problèmes qu’il n’en résout. Il marque un alignement géostratégique d’une grande partie de l’Europe sur la politique étrangère américaine dans cette région du monde. Il est également porteur d’un message aux contours mal taillés. « L’Occident », jadis si prompt à fonder (dans les discours) sa puissance sur le droit international, se retrouve désormais en situation d’affaiblir l’ONU en passant outre la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies (2) ainsi que les accords de 1990 sur la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Et même si le droit international demeure souvent bien plus flou qu’on ne l’imagine en la matière, la position des Américains et des Européens aboutit de fait au dépeçage d’un État (la Serbie) aux frontières internationalement reconnues, lui-même membre des Nations unies. Certes, le souvenir des exactions serbes durant les années 1990 marque encore, à juste titre, l’esprit de nombreux dirigeants occidentaux. Plus encore, la volonté par les Américains de contrôler cet espace stratégique, tout en affaiblissant l’influence russe dans la région, semble constituer le fil conducteur d’une accession à l’indépendance qui n’a de réelle que le nom. Ne pouvant bénéficier de la reconnaissance de l’ONU, restant dans l’incapacité de garantir seul l’intégrité de ses frontières, et disposant d’une économie anémiée et gangrenée par la corruption, le Kosovo demeurera pendant de longues années encore un État artificiel, sous protectorat américain (3), sans autres ressources financières que celles issues de l’aide étrangère et des mafias locales. Au-delà, il marque l’échec de l’Union européenne, incapable d’envisager indépendamment des États-Unis et de la Russie, par la voie diplomatique et économique, une solution à long terme assurant la coexistence pacifique des Serbes et des Kosovars, dans la perspective d’une intégration à moyen terme au sein de l’UE. De fait, les Européens se trouvent désormais aux premières loges pour assister à ce qui pourrait être l’une des plus importantes vagues de recomposition ethnique dans la région, avec son lot de combats, de massacres et d’épurations ethniques. Comment refuser, en effet, aux Serbes et aux Croates de Bosnie ce qui fut accordé aux Albanais du Kosovo? Sans parler des revendications des Albanais de Macédoine, des Hongrois de Voïvodine, des Bulgares et des Grecs de Macédoine… »

Alexis Bautzmann - Rédacteur en chef

(1) L’Espagne, la Roumanie ou encore Chypre refusant de reconnaître ce nouvel État. (2) Cette résolution rappelle l’intégrité du territoire serbe et déclare que le Kosovo est une province serbe provisoirement administrée par la communauté internationale. (3) Les États-Unis sont le principal employeur du pays, via la base américaine de Camp Bondsteel. Quartier général de la Multinational Task Force East (MNTF-E) de l’OTAN, elle abrite en permanence 7 000 militaires de la KFOR. Elle constitue par ailleurs la plus grande base américaine en dehors du territoire américain, s’étendant sur plus de 3 800 km2 à proximité de la capitale kosovare. (éditorial d'Alexis Bautzmann)

Agenda

Parcours des mondes
Saint-Germain-des-Prés - Paris
Du 10 au 14 septembre 2008

Cette semaine, et sous la présidence d’honneur de M. Jean-Paul Barbier-Mueller, l’art tribal sera au coeur de Saint-Germain-des-Prés. Pour sa septième édition, un Parcours des mondes nouvelle formule, porté par de nouvelles ambitions et animé par une nouvelle équipe réunira 63 des plus grandes galeries spécialisées à travers le monde, en provenance de 10 pays (France, Belgique, États-Unis, Italie, Suisse, Canada, Espagne, Grande-Bretagne, Australie et Pays-Bas). Une quarantaine de galeries internationales se mêleront ainsi à leurs homologues parisiens au long des rues des Beaux-arts, de Seine, Jacques Callot, Visconti, Jacob, Guénégaud et Mazarine.

C’est dans ce périmètre de 25 000 m2 que seront présentées durant ces 5 jours les plus belles pièces d’art d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et des Amériques à un public de collectionneurs et d’amateurs d’art tribal venu du monde entier. Les croisements entre art tribal et art contemporain seront également à l’honneur, à travers diverses expositions et accrochages.

Parcours des Mondes est désormais organisé par Tribal Art Management, éditeur de Tribal Art magazine, la plus importante revue internationale entièrement dédiée aux arts premiers, créée en 1994.

Le musée de La Monnaie accueillera en accès libre une exposition exceptionnelle des grands collectionneurs Liliane et Michel Durand-Dessert. Intitulée Fragments du Vivant : sculptures africaines dans la collection Liliane et Michel Durand-Dessert. Liliane et Michel Durand-Dessert portent sur l’art contemporain un regard unique et profondément original qu’ils ont donné à partager à travers leur galerie et les expositions montées depuis des décennies. A travers cette exposition de leur collection d’art africain, c’est cette même exigeante passion pour l’art tribal, qu’ils collectionnent depuis les années 80, que le public pourra découvrir.

Passionnés par le traitement sculptural du corps humain, ces grands amoureux de l’Art ont un goût marqué pour l’esthétique forte et les oeuvres façonnées en partie par leur environnement naturel ou humain.

Les quelque 150 pièces exposées dans le cadre de Parcours des mondes témoignent de ces choix forts qui toucheront aussi bien les amateurs d’art africain que les férus d’art contemporain.