MONDIALISATION CULTURELLE DANS LE GOLFE PERSIQUE Cette émission a été diffusée la première fois en décembre 2008

Lectures

Architecture in the Emirates
Philip Jodidio
Éditions Taschen
2007

Les petits États et émirats du Golfe Arabe en bordure orientale de la Péninsule arabique édifient à une vitesse étonnante de nouvelles villes dans le désert, de Bahreïn à Doha et plus au sud dans les Émirats Arabes Unis. Composés d'Abou Dhabi, d'Ajman, Dubaï, Fujaïrah, Ras al-Khaïmah, Charjah et Oumm al-Quaïwaïn, ceux-ci, riches de leur gaz et de leur pétrole, connaissent depuis quelques années une explosion architecturale sans précédent. Il n'est pas étonnant que le surgissement de cette fascinante armada de tours ultramodernes ait attiré certains des architectes les plus célèbres du monde comme Tadao Ando, Frank Gehry, Zaha Hadid ou Jean Nouvel. Tous conçoivent en ce moment des projets révolutionnaires pour l'ambitieux district culturel de l'île de Saadiyat, face à Abou Dhabi. À travers ces réalisations et beaucoup d'autres encore, toutes aussi remarquables et à échelle gigantesque, achevées ou en cours de chantier, les émirats du Golfe sont peut-être devenus un des hauts lieux de l'architecture d'aujourd'hui. (trilingue : Anglais, Allemand, Français.)

Architectes : AEDAS, Tadao Ando, Asymptote, Atkins, Behnisch Architects, Frank O. Gehry, Gensler, Zaha Hadid, HOK Sport, Kazuhiro Kojima+Kazuko Akamatsu/C+A, KPF, Greg Lynn Form, Jean Nouvel, OMA/Rem Kohlhaas, ONL, Carlos Ott, I.M. Pei, RNL, Hadi Simaan, Skidmore Owings & Merrill, Studio Pei Zhu.

L'auteur : Philip Jodidio a étudié l'histoire de l'art et l'économie à la Harvard University, puis il a été rédacteur en chef de la principale revue d'art française, Connaissance des Arts, pendant plus de vingt ans. Il a publié de nombreux articles et livres dont, chez TASCHEN, la collection Architecture Now!, Building a New Millennium et des monographies sur Norman Foster, Richard Meier, Alvaro Siza, Tadao Ando, Renan Piano et Santiago Calatrava.

Mondialisation et société de la connaissance aux Émirats arabes unis Revue Maghreb-Machrek n°195
Rédacteur en chef : Jean-François Daguzan, FRS Paris Secrétaire de rédaction : Jean-Pierre Milelli, IEP Paris
Printemps 2009

L’une des plus grandes et plus renommées des revues internationales dédiées au monde arabe.

Au sommaire :

Société de la connaissance et politiques de développement aux Émirats arabes unis/Philippe CADENE

Abou Dhabi ou le désir d’une ville mondiale / Mustafa Hasan FALAH

Les Émirats arabes unis : pétrole et société de la connaissance / Brigitte DUMORTIER

Les processus d’adaptation à la mondialisation aux Émirats arabes unis : des zones franches aux zones économiques spéciales / Nermine EL SHIMY

La contribution des ONG à la société de la connaissance : le cas de l'Emirates Natural History Group / Brien HOLMES

L’implantation et l’évolution d’un système éducatif national aux Émirats arabes unis / Nadia SABRI

La politique éducative de Doubaï : effet ou moteur de la croissance ? / Lise COMMANDEUR

Considérations sur la question de l’éducation aux Émirats arabes unis / Frauke HEARD-BEY

Géopolitiques de l’électricité au Machrek / Eric VERDEIL

Le Golfe, eldorado culturel Revue Qantara n°64

Institut du monde arabe
07/2007

Éditorial : Le carrefour du monde nouveau

Qui sont-ils donc, ces Arabes des confins, résidant entre désert et mer, à l’extrême bout d’un monde que ne suffit pas à définir le couple Machrek-Maghreb ? à la question posée sur leur identité, leurs intellectuels, on le lira dans le dossier ci-après, répondent avec quelque irritation. On les comprend : on ne les a que trop interpellés sur leur différence… Ce Golfe qu’on peine à nommer, Qassim Haddad écrit ici qu’on aurait tort de le prendre pour une île. Car si l’insularité implique d’accueillir tout ce qui échoue sur ses rives, elle signifie aussi l’isolement superbe et insolent. Faut-il croire alors ceux qui insistent sur l’enracinement indéfectible des habitants du Golfe dans une arabité dont le concept fut importé il y a plus de trois décennies par des expatriés syriens, libanais ou palestiniens ? Ou bien écouter ceux qui ne manquent pas de rappeler les mille et un liens familiaux tissés avec l’Iran, l’Inde et tant d’autres pays (James Onley) ? Dès lors, comment ne pas entendre l’affirmation cosmopolite de l’artiste peintre Hassan Sharif, fier des cent nationalités qu’il côtoie : son pays est résolument un carrefour du nouveau monde qui se crée.

Afin de cerner au plus près la singularité des états du Golfe, nous avons choisi l’angle culturel au sens large. Les musées, les universités, mais aussi les aménagements urbains et les architectures. À ceux qui expliquent tout par la manne pétrolière ou le caprice princier, il convient de rappeler que les projets entrepris, quelque extravagants qu’ils soient, expriment une vision du présent et de l’avenir. Il n’est donc pas indifférent, par exemple, d’avoir choisi de construire des tours, les plus hautes du monde, pour y accueillir aussi bien les entreprises que les hommes. Quant à l’engouement pour la tradition inventée (Anie Montigny), n’est-ce pas une manière de ramener l’ancien au musée pour mieux se projeter dans l’avenir ? Au passéisme arabe qui exalte les valeurs archaïques s’oppose le choix de l’avenir.

Dessiner le monde, histoires de géographie
Caroline et Martine Laffon
Éditions du Seuil
10/2008

Grâce à une iconographie riche et variée qui débute aux représentations des mondes premiers et nous mène jusqu'aux cartes satellites d'aujourd'hui, nous découvrons comment les représentations de la Terre se sont construites au cours de l'Histoire, comment elles ont évolué, se sont stabilisées et quels en furent les enjeux. Étudier les cartes géographiques, c'est retracer une sorte de fresque de l'aventure humaine, mais c'est aussi réfléchir à la place accordée à chaque peuple dans le monde et s'interroger sur la validité et la légitimité de nos propres représentations. Toutes les mythologies ont tenté de répondre à l'énigme des origines de la Terre, de sa forme et de sa matière. Puis les scientifiques, les géographes, les explorateurs, les commerçants et même les peintres ont voulu donner leur propre vision du monde à travers des globes, des mappemondes et des atlas en fonction des connaissances réelles ou imaginaires qu'ils pouvaient en avoir. L'observation des cartes géographiques qui nous est offerte ici nous montre à quel point cette représentation fut toujours partielle et particulière.

Agenda

Terre Natale Ailleurs commence ici
Fondation Cartier pour l’art contemporain Paris
Du 21 novembre 2008 au 15 mars 2009

Croisant les regards de Raymond Depardon, réalisateur et photographe, et Paul Virilio, philosophe et urbaniste, cette exposition propose une réflexion sur l’attachement de l’individu à la terre ainsi que sur

les migrations humaines et les trajectoires qu’elles génèrent. L’exposition Terre Natale, Ailleurs commence ici est organisée avec le soutien de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, placée sous l’égide de la Fondation de France, et avec le parrainage de la de la Société Cartier. Le commissaire général de l’exposition, Hervé Chandès, est directeur Général de la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

« Avec Raymond Depardon, on se retrouvait sur la même question : que reste-t-il du monde, de la terre natale, de l’histoire de la seule planète habitable aujourd’hui ? » Paul Virilio

L’exposition

Tandis que le monde est à un moment critique de son histoire, où l’environnement conditionne ce que l’homme fait et ce qu’il va devenir, l’exposition Terre Natale, Ailleurs commence ici propose une réflexion sur le rapport au natal, à l’enracinement et au déracinement, ainsi qu’aux questions identitaires qui leurs sont attachées.

Alors que Raymond Depardon donne la parole à ceux qui, menacés de devoir partir, veulent demeurer sur leur terre, Paul Virilio expose la remise en cause de la notion même de sédentarité face aux grands phénomènes de migrations.

L’enracinement, la relation qu’entretient une population avec sa terre, sa langue, son histoire s’incarnent dans la monumentale projection d’un film de Raymond Depardon spécialement réalisé pour cette exposition. Avec Claudine Nougaret, qui a accompli la prise de son, ils ont voyagé au Chili, en Éthiopie, en Bolivie, en France et au Brésil à la rencontre de nomades, de paysans, d’îliens, d’Indiens tous menacés de disparaître ou vivant en marge de la mondialisation. Ils prennent la parole dans leur langue maternelle, langue ancrée dans la terre – « je suis née dans ma langue » dit une femme – et déclarent leur colère et leur douleur face aux menaces et aux craintes qui pèsent sur leur existence.

« Venant de parcourir le monde pour ‹ donner la parole › aux […] minorités menacées […], j’ai éprouvé le besoin d’affronter le monde qui est le mien, celui de ‹ la maladie de la vitesse › que dénonce Paul Virilio. » Raymond Depardon

Après avoir « donné la parole » et célébré ceux qui veulent demeurer, Raymond Depardon fait ainsi l’expérience de la globalisation et du rétrécissement des distances, qu’il raconte sous la forme d’un journal filmé sans parole.

En 14 jours, d’est en ouest, seul avec sa caméra, il a fait le tour du monde en passant par Washington, Los Angeles, Honolulu, Tokyo, Hô Chi Minh-Ville, Singapour et Le Cap. Ailleurs commence ici

Le journal de voyage de Raymond Depardon – dialogue à distance avec Paul Virilio – nous conduit vers la seconde partie de l’exposition, « Ailleurs commence ici », réalisée sous la direction de Paul Virilio et scénographiée par les artistes et architectes américains Diller Scofidio + Renfro, Mark Hansen, Laura Kurgan et Ben Rubin.

Paul Virilio expose la remise en cause du pouvoir de demeurer. L’accélération des mouvements, « la grande mobilisation migratoire », remet en cause la notion même de sédentarité, puisqu’on estime que plus de 200 millions de personnes seront forcées de se déplacer d’ici 2050. Cet exode, sans précédent dans l’histoire humaine, intimement lié à la mondialisation et au changement climatique, rencontre la finitude de l’espace géographique, « la disparition de la grandeur du monde » avec la révolution des transports et des télécommunications.

L’exode urbain succédant à l’exode rural, la réurbanisation du monde, ainsi que la nomme Paul Virilio, annonce l’apparition de « l’outre-ville », la ville de l’exil urbain, la ville du départ, à l’instar des gares, des aéroports et des futurs spatioports.

Ainsi, c’est l’avenir même de la notion de terre natale qui est questionnée par Paul Virilio. Cet « ailleurs commence ici », qui préfigure la mobilisation globale, est donné à voir dans l’exposition sous la forme d’un ouragan visuel d’images d’actualité, littéralement chorégraphiées sur une cinquantaine d’écrans.

L’ultime salle de l’exposition est entièrement consacrée à une cartographie inédite, qui offre une visualisation dynamique des migrations de population et de leurs causes à travers une projection circulaire créant un environnement immersif.

Le visiteur se voit entouré par la projection d’une sphère tournant autour de la salle et qui, à chaque orbite, traduit et retraduit les différentes données migratoires sous forme de cartes, de textes et de trajectoires.

L’exposition bénéficie de la collaboration de François Gemenne, chercheur et enseignant à Sciences Po (Centre d’études et de recherches internationales) et à l’Université de Liège (Centre d’études de l’ethnicité et des migrations), sur les mouvements migratoires liés aux changements de l’environnement.

Prolongations de l’exposition

Conversations

Dans le cadre de l’exposition Terre Natale, Ailleurs commence ici, la Fondation Cartier pour l’art contemporain organise en collaboration avec Sciences Po cinq conversations sous la direction de Paul Virilio et François Gemenne. Elles réunissent des scientifiques, économistes, philosophes, architectes et spécialistes internationaux de renom. Une conversation inaugurale entre Raymond Depardon et Paul Virilio intitulée “Au détour du monde” se déroulera le 1er décembre 2008 et sera suivie de quatre conversations :

“Après Poznan, l’état du climat”,

“Migrations ou repeuplement ?”,

“Géodiversité, biodiversité et mutation culturelle”

et “L’outre-ville”

Les « Soirées Nomades » de la Fondation Cartier pour l’art contemporain

Dans le cadre de l’exposition Terre Natale, Ailleurs commence ici, Les Soirées Nomades proposent un programme exceptionnel de spectacles et de concerts.

Programmation détaillée sur fondation.cartier.com (LIEN)

Publications

Le catalogue Terre Natale, Ailleurs commence ici permet d’explorer les problématiques soulevées dans l’exposition. Il donne à voir l’approche affective et identitaire de Raymond Depardon, explorant les continents à la rencontre des hommes attachés à leur terre et à leur langue. De l’Afrique à l’Amérique du Nord et du Sud, de l’Asie à l’Europe, à travers une centaine de photographies, Raymond Depardon montre combien le fait d’être en mouvement lui permet de mieux voir ceux qui sont immobiles.

La réflexion de Paul Virilio sur les trajectoires et les mouvements humains dans le monde actuel est développée à travers un texte inédit intitulé Stop Eject et étayée par une sélection d’images marquantes agissant comme un véritable flot visuel. Photos d’actualité, cartes, articles de presse s’entrechoquent et interrogent les différentes formes de migrations : trajectoires incontournables ou volontaires, aléatoires ou programmées, circulaires ou linéaires.

Le catalogue réunit également la contribution inédite de Peter Sloterdijk, Diller Scofidio + Renfro, Mark Hansen, Laura Kurgan ainsi que celles des anthropologues Michel Agier, Marc Augé et Bruce Albert qui, prenant l’exposition comme point de départ, explorent les multiples enjeux liés à la notion de terre natale.

Conversation entre Paul Virilio et Raymond Depardon

Avec les photographies de Raymond Depardon

Raymond Depardon, Donner la parole

Sous la forme d’un cahier de voyage réunissant une centaine de polaroïds couleur, Raymond Depardon donne la parole à des populations attachées à leur langue et à leur terre.

Une coédition Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris / Steidl, Göttingen.

Raymond Depardon, Le tour du monde en 14 jours, 7 escales, 1 visa

Une série de photographies noir et blanc prises à Washington, Los Angeles, Honolulu, Tokyo, Hô Chi Minh-Ville, Singapour et Le Cap. En 14 jours et 7 escales, Raymond Depardon cherche à comprendre sa terre natale en la confrontant à celle des autres.

Aux éditions du Seuil, collection Points.

Les acteurs de l’exposition

Raymond Depardon

Né en 1942 à Villefranche- sur-Saône, il a renouvelé la photographie et le film de reportage. Cofondateur de l’agence Gamma en 1967, il entre chez Magnum en 1978. Raymond Depardon prolonge à travers son œuvre filmée – qu’elle soit documentaire ou de fiction – la volonté, sensible dans sa photographie, de se confronter au réel. Son film La Vie moderne, dernier volet de sa trilogie consacrée au monde paysan, est sorti en France en octobre 2008.

Paul Virilio

Né en 1932 à Paris, Paul Virilio est professeur à l’École spéciale d’architecture à Paris, et a été directeur et président de cette institution entre 1968 et 1998. Urbaniste et essayiste, spécialiste des questions stratégiques concernant les nouvelles technologies, Paul Virilio, outre ses principaux ouvrages, a participé à de très nombreuses publications tant en France qu’à l’étranger. En 2003, il a dirigé l’exposition Ce qui arrive à la Fondation Cartier.

Peter Sloterdijk

Philosophe et essayiste allemand, il est professeur de philosophie et d'esthétique à la Hochschule für Gestaltung de Karlsruhe dont il est également recteur (Rektor) depuis 2001. Il enseigne aussi aux Beaux-Arts de Vienne. Son premier essai philosophique Critique de la raison cynique (Kritik der zynischen Vernunft), publié en 1983, sera traduit en trente-deux langues. L'ouvrage est salué par Jürgen Habermas qu'il considère comme l'« événement le plus important depuis 1945 ». À partir de 1998, Sloterdijk commence sa trilogie Sphères.

bibliographie récente :

Le Palais de Cristal. À l'intérieur du capitalisme planétaire, Éditions Maren Sell, 2006.

Colère et Temps. Essai politico-psychologique, Éditions Maren Sell, 2007.

Théorie des après-guerres, remarque sur les relations franco-allemandes depuis 1945, Éditions Maren Sell, 2008.

La folie de Dieu. Du combat des trois monothéismes, Libella-Maren Sell, 2008.

Bruce Albert

Il est directeur de Recherche à l’IRD, en Anthropologie sociale. Affecté au Musée National d’Histoire Naturelle (Paris, France). Il est aussi Vice-Président des ONG : CCPY (Comissão Pró-Yanomami, Brasília, Brésil) http://www.proyanomami.org.br/ et de Survival International - France http://www.survivalfrance.org/ . Il a notamment écrit avec D. Kopenawa : « Yanomami. L’esprit de la forêt. Une co-édition: Actes Sud-Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Michel Agier

Anthropologue, directeur de recherches à l’Institut de Recherche pour le Développement et membre du Centre d’Etudes Africaines de l’EHESS (Paris). Il à réalisé des enquêtes sur les espaces urbains périphériques, les milieux sociaux précaires ou marginaux (L’invention de la ville : Banlieues, townships, invasions et favelas, Editions des Archives Contemporaines, 1999). Anthropologie du carnaval : La ville, la fête et l’Afrique à Bahia (Editions Parenthèses, 2000) Il mène actuellement une recherche sur les peuples en exode dans les guerres. Dernier ouvrage paru : Aux bords du monde, les réfugiés, Flammarion, 2002.

Marc Augé

Ethnologue français (né en 1935 à Poitiers), il est directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) à Paris. Directeur de recherches à l'ORSTOM (actuel IRD) jusqu'en 1970, puis, directeur d'études à l'EHESS, il a effectué de nombreuses missions en Afrique, principalement en Côte d'Ivoire et au Togo. Depuis le milieu des années 1980, il a diversifié ses champs d'observation, effectuant notamment plusieurs séjours en Amérique latine et essayant d'observer les réalités du monde contemporain dans son environnement le plus immédiat (Paris, la France).Parmi les livres récents, i est l’auteur de : Le temps en ruines, Galilée, 2003 ; Pour quoi vivons-nous ?, Fayard, 2003 ; Eloge de la bicyclette, Payot Rivages, 2008

François Gemenne

Aspirant FNRS et doctorant en co-tutelle au CEDEM (Centre d'Etudes de l'Ethnicité et des Migration) et au CERI (Centre d’Etudes et de Recherches Internationales) , ainsi qu'à Sciences-Po Paris, il travaille sur les migrations environnementales et leurs implications pour le droit des réfugiés et le régime international de protection de ceux-ci, sous la direction conjointe du Dr Marco Martiniello (Université de Liège) et du Dr Catherine Wihtol de Wenden (à Paris). Il est également chercheur et enseignant à temps partiel à la London School of Economics. Il est Membre du projet européen EACH-FOR (Environmental Change and Forced Migration Scenarios).

Diller Scofidio + Renfro est un studio interdisciplinaire basé à New York qui associe l’architecture aux arts visuels et aux arts du spectacle.

Elizabeth Diller est professeur à l’École d’architecture de l’Université de Princeton. Ricardo Scofidio est professeur au Cooper Union.

Richard Renfro, « Cullinan Visiting Professor » à l’Université Rice de Houston, a rejoint l’agence en 2004.

Mark Hansen est statisticien et maître de conférences à l’Université de Californie, Los Angeles.

Artiste plasticien et designer sonore, Ben Rubin a fondé EAR Studio en 1993 et enseigne à l’École d’art de l’Université de Yale.

Laura Kurgan est architecte et artiste. Elle dirige le laboratoire de design d’information spatiale et du programme d’études visuelles à l’Université de Columbia (GSAPP).

Hervé Chandès

Il est Directeur Général de la Fondation Cartier pour l’art contemporain. Depuis 1994, il dirige toutes les activités de la Fondation, la programmation parisienne et internationale, la collection ainsi que les commandes aux artistes. Il a assuré à ce jour de nombreuses expositions dont celles de Raymond Depardon, Takashi Murakami, William Eggleston, Marc Newson, David Lynch et Patti Smith.