QUI S’INTÉRESSE À LA BIRMANIE ? (2/2) Cette émission a été diffusée la première fois en décembre 2012

Lectures

Birmanie - Rêves sous surveillance
Gérard Cohen et Manon Ott
Autrement
05/2008

Présentation de l'éditeur

« La société civile birmane connaît l'oppression de la dictature militaire depuis quarante ans. Dans un univers répressif ubuesque, la survie et la résistance des esprits sont devenues une culture intime et nationale au fil des générations. Manon Ott et Grégory Cohen ont rencontré des Birmans. Intellectuels, commerçants, moines ou travailleurs migrants qui racontent leurs rêves sous surveillance ».

À propos des auteurs : Manon et Grégory sont tous deux photographes et cinéastes documentaristes. En parallèle de recherches en sciences sociales, ils ont suivi des formations en photographie et en cinéma documentaire. Leur double formation les a menés vers une démarche documentaire, en photographie comme en cinéma, avec ce désir de réfléchir au travers des images sur des enjeux contemporains de nos sociétés, de s’interroger sur le rôle des images et sur la question du regard, sur la place de celui qui « regarde » et sur son rapport à l’Autre.

En 2003, ils ont fondé avec d’autres photographes et cinéastes documentaristes le collectif : Les yeux dans le monde.

Birmanie 2020 - De l'état des lieux aux perspectives
Olivier Guillard - Collectif
Dalloz-Sirey
11/2009

Quatrième de couverture

« À la jonction des mondes indien, chinois et sud-est asiatique, la Birmanie du bouddhisme-roi et de la démocratie contrariée, des généraux omnipotents et du peuple outragé, demeure pour l'Occident une mystérieuse inconnue, une soixantenaire au destin tourmenté.

En 2012, les 50 millions de Birmans observeront le 50e "anniversaire" de l'arrivée au pouvoir d'une junte militaire, inoxydable caste de généraux qui, depuis lors et en dépit de diverses tentatives de soulèvement intérieur et d'une foultitude de sanctions internationales, applique sans état d'âme son joug à la population, une des plus démunies d'Asie.

Alors que la diplomatie américaine annonce - sous condition - son intention de reprendre langue avec le gouvernement, Aung San Suu Kyi, l'icône démocratique nationale, consent à un " dialogue conditionnel " avec la junte, un chapitre inédit de l'histoire birmane est sur le point de s'écrire.

En promettant un scrutin au printemps 2010 – le premier depuis 1990 – le régime a jeté les bases d'une évolution possible... dont on discerne mal les contours et moins encore, les répercussions à venir, les ondes de choc, plus ou moins bienvenues. D'ici une dizaine d'années, quelles auront été ses principales conséquences sur le cours de l'impétueux fleuve birman ? Cet ouvrage esquisse en premier lieu un panorama général de la Birmanie d'aujourd'hui avant d'imaginer dans un second temps, à travers divers scénarios, ce que pourraient être ses contours à horizon 2020. Un exercice prospectif dont certaines intuitions pourraient redonner foi à l'attachant peuple birman... »

À propos de l’auteur : directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), docteur en droit international, Olivier Guillard est associé chez Crisis Consulting, cabinet de conseil et d'ingénierie spécialisé dans l'analyse et la gestion des risques internationaux. Il a auparavant travaillé plusieurs années au ministère de la Défense et est l'auteur de divers ouvrages sur le sous-continent indien.

Birmanie contemporaine
Sous la direction de Gabriel Defert
Éditions les Indes savantes/ IRASEC - Collection : Asie XXI
2008

Présentation de l’éditeur

« Quelques milliers de bonzes défilant dans les rues de Rangoun, en septembre 2007, ont suffi à mobiliser les médias internationaux qui ont sans doute un peu vite qualifié ce grand mouvement de "Révolution Safran". Une nouvelle fois, l‘Occident a révélé son incapacité à lire l’actualité mondiale sans se référer à ses propres paradigmes culturels et politiques. Le traitement des événements s’est traduit par une vision manichéenne de l’histoire, opposant Aung San Suu Kyi d’une part, idéalisée et consacrée par un prix Nobel de la paix en 1991, à une junte militaire sanglante et tyrannique destinée à occuper la place qu’on lui prête dans un imaginaire axe du mal.

Et si la Birmanie n’était pas réductible à ce schéma duel ? Suite à l’échec du mouvement et à la répression qui s’est abattue sur le pays, les médias se sont détournés vers d’autres points chauds de la planète, laissant la Birmanie, aussi appelée Myanmar, retrouver les cadres et le cours de son existence si particulière, en marge des valeurs prônées par l’Occident.

Ce livre a pour ambition de combler un silence et de mettre en lumière une réalité birmane méconnue. Il s’agit d’analyser la vie d’un pays, le quotidien d’un peuple divers et singulier et d’approcher sans a priori ceux qui le composent et le caractérisent. En offrant une vision panoptique de la Birmanie, cet ouvrage conduit à une meilleure connaissance de l’un des pays les plus fermés de la planète. »

Géopolitique de l’océan Indien

Hérodote N°145
04/ 2012

Présentation de l’éditeur

« Au centre de l’océan Indien, la base américaine de Diego Garcia.

À l’est, la VIIe flotte de l’US Navy, qui croise jusqu’au Pacifique. À l’ouest, la Ve flotte qui surveille le Golfe et ses abords, et la VIe flotte qui croise aussi dans l’Atlantique. Au nord, la route maritime du pétrole, essentielle aux approvisionnements énergétiques de la Chine et du Japon, et celle du canal de Suez aujourd’hui perturbée par les pirates au large d’Aden. Et partout, la Chine avance ses pions, construisant des ports que doublent des investissements économiques dans les États riverains. Enfin, dans cet océan qui porte son nom, l’Inde dispose d’une marine de guerre qui monte rapidement en puissance.

L’océan Indien est ainsi devenu une zone stratégique de première importance à l’échelle mondiale. La France y est présente de longue date, l’Union européenne depuis 2009, via la force de lutte antipiraterie Atalante.

Ce numéro d’Hérodote éclaire les enjeux d’un océan qui joua jadis un rôle essentiel lors de la première mondialisation et qui retrouve aujourd’hui, avec la poussée des grands États émergents, une place considérable dans l’économie mondiale, entre le cap de Bonne-Espérance et le détroit de Malacca. »

En kiosque ou sur le site : http://www.herodote.org/spip.php?rubrique60

Nay Pyi Taw - Une résidence royale pour l'armée birmane
Guy Lubeigt
Éditions Les Indes savantes
16/02/2012

Présentation de l’éditeur

« En 2005, la junte birmane a entamé la construction de Nay Pyi Taw, sa nouvelle capitale. Pourquoi les militaires birmans ont-ils choisi une zone désertique et à l'écologie fragile pour cette délocalisation ? Quel est le message international qu'entend faire partager l'armée en édifiant une nouvelle "cité royale" ? Quels sont les soubassements géopolitique, stratégique, religieux, administratif et économique d'une telle entreprise ? Nay Pyi Taw.

Le livre s'attache à décrire les lieux et leurs enjeux, levant le voile sur le mystère qui entoure la nouvelle capitale de l'Union et ses retombées sur un peuple, quasiment muselé depuis bientôt cinquante ans. L'ouvrage met en évidence les raisons de tout ordre qui ont poussé les dirigeants birmans à délocaliser leur pouvoir dans cette zone à la croisée des voies de circulation et d'échanges millénaires entre la Chine et les pays du Sud-Est asiatique. »

À propos de l’auteur : homme de terrain et témoin des événements de 1988 en Birmanie, c'est avec un regard de géographe et d'historien que Guy Lubeigt, ancien chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et partenaire de l'Irasec, a découvert la Birmanie en 1968. Il y a vécu 28 ans et n'a jamais cessé d'y voyager. Plus de cent vingt publications scientifiques et grand public témoignent de son attachement à la Birmanie et à son décryptage.