SINGAPOUR : LA MONDIALISATION, À QUEL PRIX ? Cette émission a été diffusée la première fois en octobre 2014

Lectures

Monde chinois n° 30. Singapour, mirage ou miracle ?
Nombreuses contributions, sous la responsabilité éditoriale de P. Lorot, B. Courmont et E. Lincot.
Éditions Choiseul/ ESKA
09/2012

Présentation de l’éditeur
Si importante et décisive est l’influence du fait chinois dans la formation humaine des habitants de Singapour que l’on pourrait tenir la cité-État comme le prolongement naturel d’une culture continentale hégémonique et fière. Or Singapour appartient à ce réseau d’archipels que l'historien Denys Lombard intégrait davantage à une rhétorique du rhizome, des espaces mixtes et intermédiaires, riches et ouverts tant sur le monde indo-malais qu’européen dans sa période coloniale. Qu’en est-il aujourd’hui ? Monde chinois, nouvelle Asie propose un numéro exceptionnel sur l’un des enjeux les plus importants de ce siècle.

La revue Monde chinois se veut la revue de référence pour l'analyse des évolutions économiques, stratégiques, politiques et culturelles de l'ensemble formé par la République populaire de Chine, Taïwan, Hong Kong et Singapour. Elle fut créée en 2004 par Jacques Baudouin, nommé en 2011 directeur général de CNRS Éditions. La revue est dirigée par Pascal Lorot, président de l'Institut Choiseul, et ce sont les Éditions ESKA qui l'éditent depuis le n°32 paru en janvier 2013.

À défaut de retrouver ce numéro de la revue en librairie, on peut la télécharger, toute ou parties, sur le site Cairn.info. L'éditorial y est en lecture gratuite.

Singapour. La cité-Etat ambitieuse
Rodolphe De Koninck
Éditions Belin
03/2006

Présentation de l’éditeur
La cité-Etat de Singapour cherche, depuis son indépendance en 1965, à paraître comme le modèle des États asiatiques modernes. JP Raud Dugal propose un compte-rendu du livre et des liens pour le site Café pédagogique.

À propos de l’auteur
Rodolphe De Koninck est professeur titulaire au département de géographie de l'université de Montréal et titulaire depuis 2002 de la chaire de recherche du Canada en études asiatiques à l’université de Montréal.

La Méditerranée asiatique. Villes portuaires et réseaux marchands en Chine, au Japon et en Asie du Sud-Est, XVIe-XXIe siècle
François Gipouloux
CNRS. Série : Réseau Asie
01/2009

Présentation de l’éditeur
La Méditerranée au XIVe siècle : un modèle pour comprendre l'Asie de l'Est du XXIe siècle ? C'est la thèse de François Gipouloux dans cette somme ambitieuse qui bouscule les représentations dominantes... Une étude dans la tradition des grands travaux de Fernand Braudel.

À propos de l’auteur
François Gipouloux enseigne à l'EHESS (Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine) et dirige le programme Sustainable Urbanisation in China, un projet coopératif européen géré par un consortium de onze prestigieuses institutions de recherche chinoises et européennes. La coordination scientique en est assurée par le CNRS, sous sa direction. Il est aussi le responsable éditorial du blog UrbaChina.

 

Les Français à Singapour
Danièle Weiler, Maxime Pilon
Éditions du Pacifique
12/2011

Présentation de l’éditeur
Au croisement des continents et des océans, Singapour se développe au début du XIXe siècle sous l’impulsion de Stamford Raffles. Nation multiculturelle, l’île accueille, dès le commencement de son histoire, des étrangers venus de tous horizons. De nombreux Européens, dont des Français, jouent un rôle important dans la création de la cité-État. Très tôt, la communauté française marque de son empreinte la Singapour coloniale.

Une présentation détaillée est faite des auteurs et du livre sur le site d'Asia, le journal des lycées français en Asie-Pacifique.

 

Nouvelles de Singapour
Catherine Lim, Wena Poon, Tan Mei Ching, Alfian Bin Sa'at
Éditions Magellan et Cie
03/2013

Présentation de l’éditeur
En Occident, Singapour évoque d'abord les riches heures de l'époque coloniale, puis l'insolent succès, depuis les années 1960, d'une place financière et commerciale devenue incontournable. En deux générations, l'indépendance acquise en 1965 sous l'impulsion de Lee Kuan Yew a profondément transformé l'identité du "Gibraltar d'Extrême-Orient". Le melting pot singapourien (Européens, Chinois, Malais et Indiens), ayant en partage la langue anglaise et sa culture, ne pouvait pas ne pas en venir au "storytelling".

Publié avec le soutien du National Arts Council de Singapour.

Agenda

Seediq Bale, les guerriers de l'arc-en-ciel


C'est en 1990 que le dessinateur taiwanais Row-Long Chiu publie Seediq Bale (賽德克·巴萊). En 2011, Yuan-Liou Publishing réédite l'intégrale de la bande-dessinée, après le succès de l'adaptation cinématographique écrite et réalisée par Wei Te-Sheng. Ce film, dont le co-producteur est John Woo, a éé nominé en 2012 pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

 

Présentation de l’éditeur
En 1895, à l’issue d’une longue guerre, la Chine cède au Japon l’île de Taïwan. Les terres dont vivaient les aborigènes furent alors déclarées « exploitations forestières », et il leur fut interdit d’y chasser ou d’y cultiver quoi que ce soit. Les aborigènes perdirent aussi la liberté de circuler librement, de porter des armes et même de vivre et d'exprimer leurs traditions. Ceux qui refusaient de coopérer étaient immédiatement massacrés. Row-Long Chiu raconte la longue et douloureuse résistance du peuple seediq, menée par Rudo Mouna dans les années 1930.

Le roman graphique et le film ont fait l'objet d'une exposition récente au Musée national de science naturelle de Taiwan intitulée Men hunt, women weave: the aboriginal tribe Seediq, dans le cadre d'une thématique, The Intersection of History and Film.

En 2012, Row-Long Chiu est présent au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.

C'est finalement en septembre 2013 qu'est publiée la version française de Seediq Bale, aux éditions Akata, en partenariat exclusif avec la section française de l'association Survival internationale. Patrick Menget président de Survival France et ethnologue, en signe d'ailleurs la préface. Survival International est une association qui défend les 370 millions d’êtres humains qui forment les multiples peuples indigènes, pour beaucoup repoussés, méprisés ou parqués, chassés, dépouillés ou tués.

Le monde de la péninsule malaise nomme ses populations aborigènes les "Orang Asli"» (les "hommes des origines"), qui trouvent leurs origines sur la longue route des migrations humaines d'il y a 50 000 ans.