SUD-SOUDAN : UN NOUVEL ÉTAT EN AFRIQUE (2/2)
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Lectures

- Le Soudan contemporain
- 1989
Ce livre est un travail collectif effectué sous la direction de Marc Lavergne. Il reste la référence en français sur ce pays méconnu. Il traite de l'histoire, de géographie, de climatologie, de l'organisation des clans, mais s'arrête avant le coup d'état de 1989. Il manque donc maintenant vingt ans d'histoire contemporaine...

- L'Afrique en face - le XXIe siècle en images - N° 3
- 03/2012
Avec ses deux parutions annuelles, ses 350 pages et ses centaines de photos, la revue 6 mois renoue le lien entre le journalisme et la photographie. Dans ce troisième numéro, sorti au printemps 2012, vous trouverez un dossier principal "L’Afrique en face" qui regroupe le travail de Christian Lutz sur le Nigeria ("Or noir, cols blanc"), de Martina Bacigalupo, photographe italienne installée au Burundi ("Je m’appelle Filda") et de Guillaume Bonn sur les personnels de maison qui veillent au confort des mieux lotis sur tout le continent africain ("Cuisines et dépendances").
www.6mois.fr/

- XXI - n° 18 (printemps 2012)
- 04/2012
Extrait de l'éditorial de Laurent Beccaria et de Patrick de Saint-Exupéry
« Pourquoi ce choix ? D’abord parce que XXI est une revue francophone, ouverte sur le monde et le coin de la rue. 99 % des lecteurs de XXI habitent en dehors de Neuilly et des quelques arrondissements de Paris où se brassent politiques, journalistes, hauts fonctionnaires, communicants et cadres dirigeants. Deux ou trois petits milliers de décideurs vivent dans les mêmes lieux, arpentent les mêmes rues, et leurs enfants fréquentent les mêmes écoles. Évidemment, ils lisent les mêmes médias et s’y retrouvent comme par magie, sans se rendre compte que, lus depuis Ploërmel ou Bergerac, Bruxelles ou Rio de Janeiro, les quotidiens, les sites d’info et les news français paraissent déconnectés du réel. Ils parlent aux politiques, dans un entre-soi dont les lecteurs sont des spectateurs désabusés. Or c’est justement ce réel qui intéresse XXI. »
Dans ce numéro, Jean-Christophe Victor s’entretient avec Jean-Claude Raspiengeas.
Signalons dans la livraison du printemps 2011, dans le n° 14, un article de Jonathan Littell, "Voyage dans un pays à venir". « Les voyageurs étrangers,comme Griaule et Leiris, ont dessiné le mythe du Soudan. La photographe préférée d’Hitler, Leni Riefenstahl, l’a incarné en images. Le Soudan est devenu le creuset des fantasmes: Fachoda, l’ethnologie coloniale, les monts Nouba… Retour sur la naissance d’un pays, porté par des rêves pétroliers... »

- Sud Soudan : Conquérir l’indépendance, négocier l’État
- 08/2011
9 juillet 2011 : le Sud-Soudan proclame son indépendance.
Épilogue d'une revendication née dans les années 1940, d'un conflit armé qui opposa pendant plus de vingt ans les rebelles sudistes aux autorités de Khartoum et d'un processus de paix initié en 2005. Cette indépendance témoigne aussi d'une configuration inédite en Afrique puisqu'elle constitue la première remise en cause des frontières coloniales du continent. Comment expliquer et rendre compte de la naissance du 54e État d'Afrique ? Ce projet sécessionniste menace-t-il la stabilité de la région, voire du continent ? Ce dossier entend revenir sur les différents jeux d'acteurs impliqués dans le parcours chaotique de ce projet d'indépendance et sur les arènes internationales, régionales ou locales dans lesquelles se négocie – au quotidien – l'État en passe de naître, et où s'entrechoquent différents ordres politiques difficilement conciliables.
Il interroge en particulier les attributs de souveraineté revendiqués par les nouvelles autorités sudistes, les projets de la future capitale et les enjeux du contrôle des frontières ; il explore le rôle inédit de l'Union africaine dans ce processus, les négociations et conflits en cours sur le partage de la rente pétrolière et les reconfigurations régionales induites par l'indépendance.

- Sud Soudan, la longue route vers la paix
- 2003
Le Soudan est le plus grand pays d'Afrique avec plus de deux millions et demi de kilomètres carré, même s'il ne compte guère que trente millions d'habitants, dont cinq pour la seule capitale, Khartoum.
D'immenses parties du pays sont désolées. Le Nord consiste essentiellement en un désert coupé de quelques bandes fertiles le long du Nil. La population y est principalement arabe. Au sud, sur des terres dont certaines sont riches pour l'agriculture ou couvertes de forêts tropicales, vivent de nombreuses ethnies parmi lesquelles les Dinka, les Nuer et les Azandé. Les religions africaines traditionnelles et le christianisme, issu de l'activité des missionnaires catholiques ou protestants, y occupent une place importante.
Déchiré par la guerre, le Soudan n'a connu, en près de cinquante ans d'indépendance, que dix ans de paix. Les crimes de guerre et les violations des droits de l'homme perdurent. Plus des trois quarts de la population du Sud-Soudan àont été déplacés à l'intérieur de leur propre pays ou se trouve réfugiés dans les pays voisins. Les infrastructures ont été détruites. Il ne reste plus au sud une boutique, une station-service en état de marche, ni système éducatif, ni monnaie.
Le dénuement des populations dépasse toute imagination mais ces dernières survivent grâce à un sens très fort de la communauté. Ce livre fait de récits, de témoignages et de rappels précis de l'histoire du Soudan est pourtant porteur d'optimisme. Il nous apprend beaucoup de choses sur le pays et une guerre trop souvent oubliée. Au fil des portraits, des anecdotes, des épisodes tragiques de la guerre, le père Mathew Haumann nous met en présence de nombreux Sud-Soudanais, ces héros ordinaires qu'il a rencontrés pendant huit ans et qui ne désespèrent pas de la paix.
Né en 1938, le Père Mathew Haumann, missionnaire hollandais de la société de Mill Hill, fut ordonné prêtre en 1963.
Envoyé au Kenya occidental, il fut ensuite affecté en 1978 au service des bidonvilles de Nairobi. En 1988, il arriva au Sud-Soudan où il trouva un pays ruiné par la guerre et une population survivant dans des conditions extrêmes.

- Mon voyage en Afrique, 1907, Winston Churchill
- 2010
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir : aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable œuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.

- Comment la France a perdu l'Afrique
- 05/2005
Cet ouvrage analyse les raisons qui expliquent le désamour croissant entre la France et l'ensemble des pays africains depuis 1945, ainsi que les causes de l'échec de la politique africaine de la France, qui hésite entre ingérence et refus de ses responsabilités historiques. De nouveaux problèmes apparaissent aujourd'hui, comme la lutte anti-terroriste, le sida, l'écologie et le réveil religieux.
Ailleurs sur le web
- Soudan : une longue histoire
- www.historyfiles.co.uk/KingListsAfrica/AfricaSudan.htm
Kessler Associates propose une entrée synthétique ou thématique sur l'histoire de l'Afrique basée sur des sites spécialisés en histoire et en science http://www.historyfiles.co.uk/MainFeaturesAfrica
En une longue page, les principales époques clés de l'histoire du Soudan, au sens large, sont répertoriées depuis le Royaume nubien de Nobatia, en 350, jusqu'à sa récente partition, en 2011, en passant par les étapes coloniales.
- Soudan : diversité des langues
- www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/soudan.htm
L'équipe du “Trésor de la langue française au Québec” de l'université de Laval recense sur son site les situations et politiques linguistiques particulières de 38 États ou territoires répartis dans les 195 pays (reconnus) du monde. La page du Soudan instruit sur les 160 langues dénombrées, qui sont une langue pour près de 230 000 habitants. Pour le Soudan du Sud, ce sont quelques 80 langues qui sont parlées. Elles se répartissent en trois grandes familles linguistiques: la famille nilo-saharienne, la famille nigéro-congolaise et la famille afro-asiatique (sémitique), auxquelles s'ajoute un créole avec l'arabe soudanais.
- Le Conflit au Darfour expliqué à l'Assemblée Nationale
- www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i2274.asp
« (…) Le conflit au Darfour est le symptôme d’une crise soudanaise générale, comme l’étaient les conflits du Sud-Soudan et du Soudan Oriental. Nous avons expliqué que cette crise soudanaise était une crise de longue date, qui s’étend de l’époque coloniale à l’époque postcoloniale. »
C'est la conclusion d'un long rapport d'information de la commission des Affaires étrangères sur la situation au Soudan et sur la question du Darfour.
- Le Conflit au Darfour : une enquête à contre-courant
- www.allthingspass.com/journalism.php?catid=24
Keith Harmon Snow est correspondant de guerre et enquêteur indépendant, préoccupé par les droits humains. Il a travaillé dans dix-sept pays en Afrique, et récemment en Afghanistan. Il a travaillé auprès de l'Organisation des Nations unies (en 2006) pour documenter et dénoncer le génocide et les crimes contre l'humanité au Soudan et en Ethiopie, ainsi qu'auprès d'autres organisations internationales (http://www.genocidewatch.org/sudan.html).
L'auteur rappelle en préambule de son texte, "The United States war in Darfur", que la région du Darfour au Soudan possède la troisième plus grande réserve du cuivre et le quatrième plus grand gisement d'uranium de la planète, en plus de sa situation stratégique et de ses importantes ressources pétrolières.
Keith Harmon Snow a récemment présenté son travail journalistique et photographique à l'université californienne de Santa-Barbara avec le Law & Society programm : "The Political Economy of Genocide - Conflicts in Contemporary Africa".
- Comprendre le Soudan
- understandingsudan.org/
Michael Kevane, de la Santa Clara University, et Martha Saavedra, du Centre d'études africaines à l'université californienne de Berkeley, animent et alimentent le site Understanding Sudan. Il vise – en plusieurs modules enrichis de nombreuses propositions de liens et de livres – un public de pédagogues, mais il est tout aussi utile pour les chercheurs, ceux qui élaborent les politiques et le public en général.
Michael Kevane propose un blog : sudancommentary.blogspot.fr/
- Désarmement : une analyse
- www.irinnews.org/printreport.aspx?reportid=94990
IRIN (Integrated Regional Information Networks), lauréat de plusieurs prix, est un service d'analyses et d'informations humanitaires, qui couvre des régions du monde souvent négligées, mal comprises ou ignorées par les médias.
Le siège d'IRIN se trouve à Nairobi, au Kenya, mais le service dispose de bureaux régionaux à Nairobi, à Johannesburg, à Dakar, à Dubaï et à Bangkok, ce qui lui permet de couvrir quelque 70 pays.
L'information est publiée en anglais, français et arabe.
Ici l'article rend compte des avis mitigés sur la campagne de désarmement de l’État du Jonglei.
Un article récent et parmi les plus lus : www.irinnews.org/fr/Report/95293/SOUDAN-SOUDAN-DU-SUD-Relents-de-guerre
- Esclavage et travail forcé au Soudan
- www.antislavery.org/english/resources/reports/download_antislavery_publications/sudan.aspx
Selon les rapports du site, plus de 14 000 hommes, femmes et enfants ont été soumis à l'esclavage entre 1986 et 2002. De nombreuses ethnies l'ont subi dont majoritairement les Dinkas.
Anti-Slavery International a été fondé en 1839 ce qui en fait la plus ancienne institution dédiée à la lutte contre l'esclavage.
- Reconstruire le Soudan
- rebuildsudan.org/
Ce sont plus de 27 000 garçons de l'ethnie Dinka qui ont été déplacés et/ou sont devenus orphelins au cours de la seconde guerre civile soudanaise (1983-2005). Environ deux millions de personnes ont été tuées au cours de cette guerre et quatre millions de personnes ont perdu leurs maisons et sont réfugiés.
Les experts disent que les "garçons perdus" sont parmi les enfants les plus gravement traumatisés par la guerre, jamais examinés.
Lorsque les villages ont été attaqués, les filles ont été violées, tuées, prises comme esclaves vers le nord. Par conséquent, il y avait relativement peu de filles dans les camps de réfugiés....
D'autres organisations caritatives orientent leurs objectifs vers l'éducation : http://www.h2oforlifeschools.org/2012/02/sudan/
Tandis que le FMI fait le constat de la contraction budgétaire du Soudan du Sud : paper.li/SudanSMM/1308119094
- The river war
- http://www.gutenberg.org/files/4943/4943-h/4943-h.htm
Gutemberg Project propose de relire, découvrir en ligne ou télécharger "The River War- An Account of the Reconquest of the Sudan" du lieutenant Winston S. Churchill, dans son édition de 1902. Le livre raconte l'histoire du Soudan depuis la rebellion du Mahdi jusqu'à la fin du Califat. Churchill y fut transféré comme lieutenant du 21e lanciers, sous les ordres de General Herbert Kitchener.
Pour compléter cette lecture, le site propose le livre illustré : "Khartoum Campaign 1898 or The Re-Conquest of the Soudan" de Bennet Burleigh : www.gutenberg.org/files/25504/25504-h/25504-h.htm
Agenda

- 16e Festival de l’Imaginaire - rituels, spectacles et musiques du monde
"C'est ensemble que nous pourrons défendre la diversité culturelle de l'humanité, nous enrichir en reconnaissant l'Autre, cet Autre qui est constitutif de nous-mêmes." (Arwad Esber)
Dédiée à l’accueil des manifestations étrangères selon tous leurs modes d’expression et quel que soit leur milieu d’origine – profane ou sacré, savant ou populaire, professionnel ou non professionnel, lettré ou oral, traditionnel ou contemporain... –, la Maison des cultures du monde œuvre à la promotion et à la défense du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Le Festival de l'imaginaire y apporte chaque année une réponse en partageant avec le public une programmation qui explore l'imaginaire de l'humanité, levant le voile sur des arts parfois méprisés, souvent marginalisés.
Ce programme exigeant essaimera sur la scène parisienne, par exemple, les marionnettes Yakshagana du Karnataka, le Hat Chéo, (théâtre populaire dansé et masqué) du Vietnam, les Qhapaq Negro péruviens, mais aussi les Rifaï, une confrérie soufie qui s'est étendue depuis Bagdad jusqu'aux Balkans, ou encore l'orchestre arabo-andalou de Fès.
Le festival s'achève en juin sur une programmation dédiée au Cap-Vert.
La Maison des cultures du monde a été fondée en 1982 par Chérif Khaznadar afin de répondre à la nécessité d’appliquer le principe de réciprocité dans les relations culturelles françaises avec le monde. Elle est internationalement reconnue pour son expertise en matière de prospection sur le terrain, d’ingénierie culturelle et de programmation (spectacles, concerts, rituels, performances, rencontres, expositions...) notamment dans le cadre du Festival de l’imaginaire.
La Maison des cultures du Monde, dirigée actuellement par Arwad Esber, est également l’opérateur délégué du ministère de la Culture et de la Communication pour la conception et la réalisation de programmes d’accueil et de formation (programmes “courants”) destinés à des responsables culturels de tous les pays du monde.
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