XINJIANG : LE GRAND OUEST CHINOIS Cette émission a été diffusée la première fois en janvier 2015

Lectures

Atlas des minorités musulmanes en Asie méridionale et orientale
IRASEC Sous la direction de Michel Gilquin
CNRS Collection : Réseau Asie
01/01/2010

Présentation de l’ouvrage
Largement présenté par Michel Gilquin qui le dirigea sur le site du CNRS, l'ouvrage a été conçu au sein de l'Irasec dont la vocation est de développer la recherche française sur l’Asie du Sud-Est contemporaine. Plusieurs études portent sur la question suivante : « Quelle place peut être accordée à ces minorités dans la nation où elles évoluent, lorsque l’adhésion à l’islam est aussi un marqueur de différence ethnique et/ou linguistique ? Et lorsque leur territoire traditionnel d’enracinement subit l’implantation de “compatriotes” d’autres confessions bénéficiant de la sollicitude du pouvoir central (Xinjiang, Arakan, sud de la Thaïlande, Philippines méridionales) ? » Rémi Castets tente d'y répondre dans son article intitulé Les musulmans du Xinjiang.

L'enjeu mondial - Les migrations
Sous la direction de Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne
Les Presses de Sciences Po
01/09/2009

Présentation de l'ouvrage
Parmi les meilleurs spécialistes réunis ici, Rémi Castets a contribué à l'ouvrage avec son étude intitulée Migrations et colonisation dans le Grand Ouest chinois. L'Enjeu mondial propose ici une analyse en cinq volets thématiques : "L'évolution récente des migrations internationales", "Les migrations intérieures, qu'elles soient libres ou forcées", "Un Sud, terre de migrations", "Un Nord, entre rejet et intégration", et enfin "Les diasporas et leur utilité pour les pays d'origine". L'ouvrage, en partie gratuit, est consultable sur le site Cairn.info.

Les auteurs, Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne, ont dirigé le Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po (CERI). La collection "Ceriscopes" en est une publication scientifique en ligne réalisée en partenariat avec l’Atelier de cartographie de Sciences Po. “Cartes blanches” est par ailleurs une collection de cartes originales commentées par des chercheurs du CERI, en partenariat avec le magazine Carto.

On peu relire le texte introduisant le Hors-série d'Alternatives Internationales de janvier 2014, "Quel monde en 2014 ?", de Christian Lequesne intitulé "Un monde sans tête" et le mettre en perspective avec celui du nouveau directeur du Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po (CERI), Alain Dieckhoff, intitulé "Le bruit et la fureur" pour l'édition de janvier 2015.

Au nom du peuple ouïghour
Rebiya Kadeer avec la préface de Tenzin Gyatso et la traduction de Penny Lewis
Les éditions de l'Archipel - Collection "Témoignages & documents"
01/06/2010

Présentation de l'éditeur
Depuis des années, Rebiya Kadeer se bat pour son peuple, les Ouïghours : 9 millions de musulmans turcophones, qui vivent au nord-ouest de la Chine, dans la province du Xinjiang (autrefois Turkestan-Oriental), la plus grande des cinq régions autonomes du pays. Une minorité que Pékin entend, à l'instar des Tibétains, assimiler de gré ou de force (...). Rebiya Kadeer a déjà payé cher son combat : sept ans dans les geôles d'Urumqi. C'est sa vie hors du commun et ses combats qu'elle livre dans son autobiographie. Le témoignage d'une vie engagée.
Une présentation plus détaillée et un extrait sont disponibles sur le site des éditions de l'Archipel.

Voyage au pays des Ouïghours - Turkestan chinois, début du XXIe siècle
Sylvie Lasserre
Éditions Cartouche
01/05/2010

Présentation de l'éditeur
Au cours de l'été 2009, des heurts sanglants opposent la minorité ouïghoure à la majorité han à Urumqi, capitale du Turkestan oriental – ou Xinjiang selon la terminologie officielle. Étouffés par le rouleau compresseur de la propagande chinoise et par une répression policière tous azimuts, les motifs de ressentiment de cette population musulmane et turcophone de l'extrême ouest de la Chine sont soigneusement endigués par Pékin.

À propos de l’auteure
Journaliste clandestine dans l'une des zones les plus militarisées du pays, Sylvie Lasserre confronte ici les informations recueillies auprès de Rehiya Kadeer, leader en exil de l'opposition ouïghoure, avec ce qu'elle observe sur place de l'asphyxie méthodique d'une culture minoritaire. Sylvie Lasserre, reporter et photographe, membre de la Société asiatique et fondatrice des Éditions d'Asie centrale, tient ses Carnets de route en Asie centrale sur le site du Monde.

Carnets ouïghours de Chine
Emmanuel Lincot, avec une préface de Thierry Zarcone
Koutoubia - Collection "Tulipan"
01/11/2009

Présentation de l'éditeur
Ces Carnets disent une expérience de la Chine dans son rapport à l'islam. Ils nous entraînent vers le Xinjiang. Gigantesque territoire d'un million de kilomètres carrés, constitué de treize minorités ethniques, le Xinjiang est un nom à programme. En langue chinoise, Xinjiang signifie "Nouvelle frontière". Le gouvernement central de Pékin lui a ajouté l'appellation "Weiwuer zizhiqu", littéralement "Région autonome ouïghoure du Xinjiang", désignant l'ethnie majoritaire non Han dont le nombre dépasse la dizaine de millions. Les Ouïghours, peuple turcophone acquis à l'islam des confréries, appellent ce pays autrement : le Turkestan.
Vue de Pékin, cette région constitue un front pionnier. Vue des oasis ou du désert du Taklamakan, il s'agit d'une mer intérieure. Il y a un siècle, cette partie du monde demeurait la seule à ne pas avoir été cartographiée. Les temps ont changé : des routes, des aéroports ont été aménagés. Des vagues de migrants Han s'y établissent comme au Tibet voisin, bouleversant les modes de vie traditionnels. Les tensions s'accroissent. Des attentats ont lieu. Des résistances s'organisent, passives dans la majorité des cas. Elles témoignent cependant d'une chose : le grand rêve national de l'Etat chinois rencontre ses limites. Les frustrations identitaires et religieuses des Ouïghours suffiront à nourrir pour longtemps des foyers de conflits.

À propos de l'auteur
Emmanuel Lincot est spécialiste d'histoire culturelle chinoise contemporaine. Il dirige la chaire des Études chinoises contemporaines de l'Institut catholique de Paris et se rend régulièrement en Chine et en Asie centrale. Il a notamment publié Regard sur la Chine aux éditions de la parisienne et célèbre librairie You-Feng dans laquelle on peut croiser le poète François Cheng devisant. Emmanuel Lincot a donné une conférence intitulée "La France et la Chine : une relation singulière" pour l' l'ANAJ-IHEDN.

La rumeur des steppes - De la Russie à l'Afghanistan, de la Caspienne au Xinjiang
René Cagnat
Payot
01/03/2012

Note de l’éditeur
Profondément attaché à cette région du monde, René Cagnat raconte ici les grands bouleversements du passé, les figures de Gengis Khan et de Tamerlan, le clivage entre nomades et sédentaires, le désastre écologique de la mer d'Aral, la dégradation des conditions de vie après les espoirs des indépendances, la montée de l'islamisme dans des pays où le développement majeur est aujourd'hui celui de la drogue et de l'instabilité, avec pour source l'Afghanistan. Il dresse à ce propos un bilan sévère de l'intervention américaine. Son témoignage, sensible aux paysages et aux hommes, donne à voir aussi des réalités sociales et écologiques dont les conséquences sont loin d'être épuisées.

À propos de l’auteur
Ancien officier et diplomate, René Cagnat s'est retiré dans cette zone de fracture qu'est l'Asie centrale pour mieux la comprendre et l'expliquer.

Xinjiang - China's Central Asia
Jeremy Tredinnick, Christop Baumer et Judy Bonavia
Odyssey Publications,Hong Kong
2012

Une présentation du livre, des co-auteurs et des commentaires de lecteurs est proposée sur le site Babelio.

Jeremy Tredinnick est un écrivain, photographe et éditeur, notamment du magasine et site Action Asia, qui vit à Hong Kong depuis plus de vingt ans.

 

La Chine et la ville au XXIe siecle - La sinisation urbaine de Xinjiang ouïgour et en Mongolie
Jean-Paul Loubes
Éditions du Sextant
01/03/2015

Le livre La Chine et la ville au XXIe siecle, dont la sortie est prévue en mars 2015, est présenté sur le site des éditions du Sextant.

À propos de l’auteur
Architecte, anthropologue et poète, Jean-Paul Loubes a publié notamment, aux éditions du Sextant, La Route de Samarcande et Traité d'architecture sauvage. Ce dernier est préfacé par le géopoète Kenneth White qui publiera, en février 2015, un essai intitulé Au large de l'histoire pour l'éditeur Le mot et le Reste.

 

Agenda

Routes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan

Depuis 2014
Patrimoine mondial de l’humanité/Unesco

Le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan est le dernier site culturel transfrontalier (Chine / Kazakhstan / Kirghizstan) élevé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Une section de routes et paysages qui s’étalelevlong de 5 000 km, de Chang’an/Luoyang, capitale centrale de la Chine sous les dynasties Han et Tang, jusqu’à la région de Jetyssou, en Asie centrale.

Pour rappel les trois premiers sites classés en 1978 sont les Îles Galapagos, la ville ancienne de Quito et la Cathédrale de Aachen en Allemagne.

Au-delà de ce classement, l’Unesco a développé avec des pays partenaires (Kazakhstan, Allemagne, Oman, Azerbaijan) une plateforme en ligne intitulée "Silk Road". C’est un site dédié au dialogue, la diversité et au développement de ces routes, terrestres et maritimes, qui traversent plus de 50 pays, routes anciennes et renouvelées. Un programme qui a démarré à la fin des années 80 et qui s’est largement étoffé et diversifié depuis et dont rend compte, grâce à de nombreux documents textuels et multimedias, le site "Silk Road".

Tout comme les chercheurs de l’International Association for Assyriology ou ceux de l’ American Schools of Oriental Research, l’Unesco s’inquiète depuis 2012 de l’usage militaire, de la destruction et du pillage des sites et musées archéologiques en Syrie, exactions qui suivent celles perpétrées en Afghanistan, en Irak….Trésors patrimoniaux contre armements.

Rappelons que la Convention de La Haye de 1954, signée à ce jour par 126 parties, est le traité international qui définit la protection des biens culturels en cas de conflit armé.

L’Unesco, fête en 2015 son 70ème anniversaire.