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La France noire - Trois siècles de présence des Afriques, des Caraïbes, de l'Océan indien & d'Océanie
Pascal Blanchard
La Découverte

La France noire est une longue histoire, qui commence au XVIIe siècle au moment du Code noir et traverse trois siècles d'histoire de France, trois siècles de présences caribéennes, africaines, issues des États-Unis ou de l'océan Indien dans l'hexagone.

Ces présences ont contribué à bâtir l'histoire politique, culturelle, militaire, artistique et économique de ce pays et de la République. Cette anthologie en raconte l'histoire (oubliée), en montre les traces et les images (nombreuses) et en souligne toutes les contradictions du temps des "sauvages" à celui de la citoyenneté. Être noir en France, quel que soit le pays, la colonie ou le département d'où l'on vient, c'est s'inscrire dans un récit peuplé de héros, de lieux de mémoire, de mythes, de combats, de rêves et d'échecs, mais c'est aussi s'inscrire aujourd'hui dans ces identités multiples qui sont partie intégrante de la France du XXIe siècle.

Pascal Blanchard est historien, chercheur associé au CNRS, spécialiste du "fait colonial" et des immigrations.

Il a co-dirigé les huit ouvrages du coffret Un siècle d'immigration des Suds en France et les ouvrages Ruptures postcoloniales - Les nouveaux visages de la société française (La Découverte, 2010), Corps et Couleurs (CNRS Éditions, 2008) et Human Zoos : Science and spectacle in the Age of colonial Empires (Liverpool,2008). Documentariste, il a proposé Les Noirs en couleur (Canal+, 2007) et Noirs de France (France 5, 2011).

La Méditerranée du Nouveau Monde - La mer des Caraïbes
Sous la direction de Guillaume Fourmont
Areion Group Carto N°30

Présentation de l'ouvrage :

Le magazine confrère Carto, que nous présenterons plus amplement la semaine prochaine, consacre son numéro 30 à un dossier intitulé "Caraïbe - Une Méditerranée des Amériques". La rubrique "L’actualité vue par les cartes" propose un article et une carte : "Finlande : montée de l’euroscepticisme".

La Méditerranée du Nouveau Monde - La mer des Caraïbes
Sous la direction de Guillaume Fourmont
Areion Group Carto N°30

Présentation de l'ouvrage :

Carto a publié dans ce numéro, présenté ici par Guillaume Fourmont, un dossier cartographique sur la Caraïbe Une Méditerranée des Amériques mené par le politologue Pascal Buléon, Chercheur au CNRS, à l'UMR Espaces et Sociétés et directeur de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Caen.

Caraïbes Volume Ii - Haïti Saint-Domingue Puerto-Rico Trinidad & Tobago Guyane
Sous la direction de Simon Njami et Jean-Claude Charles
Revue Noire

Présentation de l'ouvrage :

Portfolios, Photographies et littératures ouvrent sur un vaste panorama de la vie artistique de la Caraïbe. En français, anglais et portugais, cette superbe édition est à découvrir et commander sur le site de la Revue Noire.

Pour aller plus loin :

Plus récemment, en 2012, la Revue Noire a consacré une monographie à Mario Benjamin, artiste haïtien de Port-au-Prince. En avril 2016 Mario Benjamin a été invité par le Centre des monuments nationaux à concevoir, réaliser et fabriquer des œuvres pour le Petit Parc du domaine national de Saint-Cloud, œuvres rassemblées sous le titre Présences.

Le basculement du monde De la chute du Mur à l'essor de la Chine
Coordonné par Alain Gresh
Éditions du Monde Diplomatique Collection : Manière de voir n°107

I. Fin de la guerre froide

Sans que soit tiré un seul coup de feu, sous le poids de ses propres contradictions, le « camp socialiste » s’écroule avec l’ouverture du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, et l’échec des tentatives de réforme menées par le président Mikhaïl Gorbatchev en Union soviétique.

La fin de l’utopie communiste, qui avait mobilisé des dizaines de millions d’hommes et de femmes à travers le monde – et suscité aussi une littérature anticommuniste dont les enfants avaient été abreuvés – ne signifie toutefois pas l’avènement d’un ordre international plus juste, d’autant que les États-Unis veulent, par tous les moyens, affirmer leur supériorité militaire.

Les pays du Sud sont les premières victimes de ce réalignement du monde, incapables de combler leurs handicaps économiques et sociaux, et désormais privés de la possibilité de jouer sur les rivalités entre les Deux Grands. Quant à l’Europe de l’Est, libérée d’un système dictatorial, elle passe sous le joug du « consensus de Washington » et engage des réformes économiques libérales que la grande majorité de la population doit payer d’un prix élevé.

Les efforts pour penser un monde nouveau placé sous le signe de la coopération et sous l’égide d’une Organisation des Nations unies rénovée, réformes souhaitées par nombre de penseurs et d’intellectuels, ne débouchent sur rien. Les incertitudes demeurent, les conflits aussi…

II. Le moment américain

Le XXIe siècle sera américain. Sous différentes formes, cette prophétie fait consensus chez la plupart des analystes après la chute du mur de Berlin et la victoire écrasante des États-Unis contre l’Irak en 1990-1991, victoire qui confirme l’effacement de l’Union soviétique, une supériorité militaire américaine écrasante et la capacité de Washington à entraîner, sous sa bannière, une large coalition internationale.

Ce moment américain n’est synonyme ni de paix, ni de nouvel ordre du monde. Avec la caution des Nations unies, comme en Somalie, ou sans elle, comme au Kosovo, les États-Unis multiplient les interventions militaires, parfois au nom du droit d’ingérence humanitaire. Dans le même temps émerge un nouvel ennemi global, l’islam radical, considéré comme aussi dangereux que le nazisme ou le communisme.

Quant à la mondialisation économique, la « mondialisation heureuse », elle commence à donner les premiers signes de craquement, ainsi qu’en témoignent les crises asiatique et russe de la seconde moitié des années 1990.

L’avènement de M. George W. Bush à la présidence des États-Unis et les attentats contre New York et Washington du 11 septembre 2001 favorisent l’avènement d’une politique impériale américaine, politique qui, paradoxalement, va accélérer un déclin des États-Unis.

III. Géopolitique multipolaire

Il est toujours périlleux de prophétiser. En 1983, deux ans avant l’accession de M. Mikhaïl Gorbatchev au Kremlin, Jean-François Revel prédit la fin des démocraties, incapables de lutter contre « le plus redoutable de ses ennemis extérieurs, le communisme, variante actuelle et modèle achevé du totalitarisme ».

Quelques années plus tard, le politologue Francis Fukuyama proclame la « fin de l’histoire » avec le triomphe sans partage du modèle américano-occidental... Après la première guerre du Golfe (1990-1991), nombre d’analystes annoncent l’aube d’un XXIe siècle américain.

Toutes ces illusions étant tombées, les observateurs s’interrogent sur l’avenir, un avenir dont il est difficile de dessiner les contours. Si le déclin de l’Empire britannique et son rapide efficacement offrent quelques leçons, il ne permet pas de dire ce que sera le monde post-américain.

La crise économique accélère une redistribution des centres de pouvoir, avec la confirmation de la place prise par l’Asie, notamment par l’Inde et par la Chine. L’Europe, quant à elle, hésite sur la voie à suivre, prise entre quelques velléités d’autonomie et son tropisme atlantique.

Une chose est sûre, le monde de demain sera multipolaire et aussi plus incertain, avec l’émergence de nouvelles menaces, de la prolifération nucléaire aux pirates...