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Kurdistan - La colère d'un peuple sans droits
Olivier Piot, Julien Goldstein avec une préface de Bernard Dorin
Les Petits Matins

Présentation de l’éditeur

Promise en 1920 par les Alliés, la création d’un État kurde indépendant n’a jamais vu le jour au Moyen-Orient. Partagés depuis presque un siècle entre la Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Irak, les Kurdes représentent aujourd’hui le plus grand peuple au monde sans État.

Entre 2007 et 2011, le photographe Julien Goldstein et le journaliste Olivier Piot ont ensemble parcouru à plusieurs reprises les territoires où vivent les Kurdes afin de mieux comprendre la réalité des régions de ce Kurdistan morcelé.

D’un pays à l’autre, ils se sont plongés dans le quotidien de ce peuple, témoignant de ses problèmes économiques et politiques, des multiples discriminations dont il est l’objet et du déni de son identité. À travers les nombreuses rencontres qu’ils ont faites et les témoignages qu’ils ont recueillis, les auteurs dressent un état géopolitique de la situation kurde aujourd’hui.

Le livre, bilingue français-kurde, contient aussi des cartes.

À propos des auteurs

• Olivier Piot est journaliste grand reporter. Il collabore notamment avec Le Monde diplomatique, "M" Le magazine du Monde, ou avec des magazines comme GEO, National Geographic. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont La Révolution tunisienne (Les petits matins, 2011).

• Julien Goldstein est photographe. Ses photos sont régulièrement publiées dans la presse française et internationale : GEO France, National Geographic France, Le Monde, "M" Le magazine du Monde, Courrier International, The New York Times, Newsweek.

 

l’Atlas du monde réel
Anna Barford, Danny Dorling, Mark Newman avec une préface de Robert Rochefort.
Éditions de la Martinière

366 cartes pour comprendre les évolutions et les transformations du monde.

Quel est le nombre d’analphabètes dans le monde ? Sur quels continents trouve-t-on le plus d’espèces en danger ? Quelle sera la répartition de la population mondiale en 2050 ? Les statistiques dont nous disposons aujourd’hui permettent de répondre à ces questions diverses.

À partir de ces données, l’Atlas du monde réel traduit visuellement en 366 cartes thématiques les études les plus poussées sur nos modes de vie. Une approche originale et ambitieuse pour mieux comprendre les enjeux sociaux, économiques et politiques de notre planète.

Anna Barford est chercheuse à l'université de Sheffield ; Danny Dorling est professeur de géographie humaine à l'université de Sheffield ; Mark Newman est maître assistant en physique et systèmes complexes à l'université du Michigan.

Robert Rochefort est directeur général du Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie (CREDOC). Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont « La Société des consommateurs », en 1996 (prix de l'Académie des sciences commerciales), « Le Consommateur entrepreneur » en 1998 (prix de l’excellence du Maxim’s Business Club, meilleur livre d’économie et d’entreprise, et Grand Prix du livre sur la mutation du travail) et « Le bon consommateur et le mauvais citoyen en 2007 ».

Les guerres de l’eau
Frédéric Lasserre
Éditions Delavilla collection Guerres d’aujourd’hui

Changements climatiques, pollution, surpopulation, la rareté de l’eau et sa mauvaise répartition sur la terre est une source croissante de tensions. Aujourd’hui 1,7 milliards de personnes manquent d’eau douce et sont au dessous du seuil de rareté établi par l’ONU. En 2025, elles seront 2,4 milliards. Que se passera-t-il lorsque l’eau s’épuisera à certains points du globe ?

Déjà des conflits éclatent pour le contrôle de l’eau. En Israël, la volonté de s’approprier les eaux du Jourdain a été l’une des causes de la guerre des 6 jours. A qui appartient le Nil ? Le Tigre et l’Euphrate, sont source de tensions entre la Turquie, la Syrie et l’Irak. L’Hindus est l’objet d’un bras de fer entre les frères ennemis pakistanais et indiens. Les Etats-Unis doivent faire face à une pénurie d’eau croissante à l’ouest et lorgnent sur l’eau du Canada…

L’eau sera-t-elle au cœur des conflits du XXIe siècle ? Est analysé ici chaque cas de ces conflits de l’eau et l'auteur propose des solutions pour éviter qu’ils dégénèrent.

Un livre clair, illustré par des cartes et des encadrés rédigés par des personnalités (Michel Rocard, diplomates, géographes, responsables d'ONG et physiciens). Changements climatiques, pollution, surpopulation, problèmes d’irrigation, conflits liés à l’eau. Ce livre aborde tous les aspects écologiques et géopolitiques de l’eau.

Frédéric Lasserre est professeur au département de géographie de l’Université Laval (Québec), chercheur à l’Institut québécois des hautes études internationales où il dirige l’Observatoire de recherches internationales sur l’eau. Il conduit des recherches sur la géopolitique de l’eau, il est considéré comme l’un des meilleurs experts de ces problématiques.

Eau : allons-nous en manquer?

National Geographic France Numéro 127

Sommaire :

Eau douce : La quantité d’eau sur la Terre n’a pas changé. Celle que les dinosaures buvaient il y a des millions d’années est la même qui tombe du ciel aujourd’hui. Mais y en aura-t-il assez pour un monde plus peuplé? L’eau est la vie. Elle est le bouillon de culture de nos origines, l’appareil circulatoire du monde. Nous avons établi nos civilisations sur les côtes et les rives des grands fleuves. Notre peur la plus viscérale est de manquer d’eau – ou d’être noyés.

Menaces sur les glaciers : en Asie, deux milliards d’êtres humains dépendent des grands fleuves. Mais les glaciers de l’Himalaya qui alimentent leurs cours fondent à toute vitesse. Les pics enneigés de l’Himalaya participent d’une gigantesque réserve d’eau. De vastes populations en dépendent, pour qui le réchauffement climatique et la fonte rapide des glaciers pourraient entraîner des conséquences tragiques.

Les esclaves de la soif : des millions de femmes partent chercher l’eau très loin de chez elles. Leur donner accès à un robinet pourrait transformer des sociétés entières. Dans les pays riches, il suffit de tourner un robinet. Mais près de 900 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable, et 2,5 milliards ne disposent pas de système d’évacuation des eaux usées approprié.

La pêche à la vie : Les animaux d’eau douce disparaissent plus vite que ceux qui vivent dans les océans ou sur la terre ferme. Industries et agriculture se concentrent le long des cours d’eau. Et, tôt ou tard, les résidus de presque tout ce que nous faisons se déversent dans la rivière la plus proche – si nous ne l’avons pas asséchée avant.

Le partage des eaux : sécheresse, pollution, surconsommation de ses eaux : le Jourdain, source de conflit entre Israël et ses voisins, s’épuise. La lutte pour le sauvetage du fleuve peut-elle tracer la voie de la paix? Depuis ses sources tumultueuses, sur les pentes meurtries par la guerre du mont Hermon, jusqu’à la vase écumante et brunâtre qui se déverse dans la mer Morte, plus de 300 km en aval, le Jourdain lutte pour survivre dans un environnement houleux.

Jusqu'à la dernière goutte : Nous ne disposons peut-être pas d’autant d’eau que nous le souhaiterions, mais assez pour satisfaire nos besoins. Mais, en apprenant à gérer ses ressources, le monde développé pourrait réduire sa demande et, dans les pays pauvres, une volonté politique sans faille pourrait permettre à des solutions de voir le jour.

Vision de la terre : Laos.

À Kouang Si, un sanctuaire arrosé par une cascade, à 30km environ de la ville de Luang Prabang, un garçon se balance au-dessus d’un bassin d’eau turquoise. Cette cascade est réputée pour ses formations calcaires.

La grande idée : Supprimer le sel

Aujourd’hui, 300 millions de personnes utilisent de l’eau de mer ou issue de sources souterraines saumâtres, et trop salée pour être bue. C’est deux fois plus qu’il y a dix ans. Le principe du dessalement a décollé dans les années 1970, au Moyen-Orient, avant de se propager à 150 pays.

Focus : Qui gère l'eau en France ?

Dans l’Hexagone, la règle est simple : l’eau paie l’eau. Les recettes, provenant exclusivement du règlement des factures, doivent couvrir les sommes investies dans la maintenance du réseau d’eau : à suivre...

Atlas mondial de l’eau
David Blanchon cartographie de Aurélie Boissière
Autrement Atlas Monde

Si on appelle la Terre la planète bleue, seuls 2,5% de l’eau qu’elle contient sont constitués d’eau douce et sur ces 2,5%, seuls 31% sont accessibles : l’or bleu est une denrée précieuse et rare (un milliard de personnes dans le monde n’ont pas d’accès facile à l’eau potable) et le XXIe siècle semble être celui de la prise de conscience de cette réalité. En 80 pages, cet ouvrage permet d’avoir une synthèse sur les ressources en eau, leur utilisation et les défis auxquels sont confrontés nos sociétés. Cet atlas est construit autour de trois idées de forces :

- Au niveau mondial, les problèmes ne sont pas tant liés à la quantité d’eau, mais à la dégradation de la qualité des eaux, à causes des pollutions et dégradations de la ressource d’origine agricoles, industrielles et urbaines.

- Il existe certes des régions où l’eau est rare, mais il existe aujourd’hui des méthodes (transferts d’eau à grande distance, dessalement, techniques performantes d’économie d’eau en agriculture) qui permettraient de pallier techniquement les pénuries locales. Les problèmes proviennent alors davantage du manque de moyens financiers ou encore de choix de gestion inadaptés. Dans tous les cas, l’eau apparaît bien plus comme un révélateur de problèmes sociaux que comme la cause de ces derniers.

- En conséquence, si les « guerres de l’eau » entre États ne se sont pas manifestées, on assiste actuellement à la multiplication de conflits sociaux et politiques portant sur les politiques de gestion de l’eau, dans les périmètres irrigués (question de la répartition des eaux entre usagers, rentabilisation de nouvelles techniques coûteuses) comme dans les villes (débats autour de la « privatisation » ou délégation de service public des systèmes de distribution d’eau).